LANGUE
Les condijJomos sypliilUiqucs seront touchés au nitrate d'argent, au nitrate acide de mercure, en même temps que le traitement général sera conduit activement. La glossite gommeuse, scléreuse ou scléro- (jommeuse, pourra être modifiée par l'iodure de potassium à l'intérieur ; mais le traitement local sera à peu près inutile.
5** Desquamation épithéliale de la langue (Langue géographique). — Cette affection, qui revient périodiquement chez certains enfants, généralement affectés de troubles digestifs, suit une marche régulière, sur laquelle le traitement est sans influence; d'ailleurs elle est à peu près indolente. Il est démontré qu'elle n'a aucun rapport avec la syphilis, malgré l'opinion de Parrot.
6" Kystes. — Les kystes que l'on peut rencontrer dans la langue chez l'enfant, sont de plusieurs espèces :
a) Des hysios dermoïdes ou mucoïdes, d'origine congénitale, occupant soit la pointe, soit la base de la langue. Ceux de la pointe sont dermoïdes et souvent un pédicule les relie aux apophyses geni; ceux de la base (kystes du canal de Bochdalek) sont mucoïdes. Ils ne guérissent que par l'extirpation totale de la poche.
h) Des kystes séreux, qui sont d'ordinaire un épiphénomène des kystes du cou et qui doivent être extirpés.
c) Des kystes salifaires, fort analogues aux grenouillettes et occupant soit la face inférieure, soit la partie postérieure des bords. On les traitera soit par l'extirpation totale, soit par l'excision de la partie saillante avec cautérisation du reste de la paroi au nitrate d'argent.
7° Angiomes. — Les angiomes circonscrits de la langue seront extirpés. Si l'ablation totale est impossible, on peut faire des pointes de feu profondes au thermocautère ou au galvanocautère. Quelquefois langiome cause une hypertrophie considérable de la langue : on pratiquera la résection en avant d'une série de sutures en chaîne, à la soie plate.
8'^ Macroglossie. — La macroglossie ou hypertrophie de la langue, est liée à des processus pathologiques variables, et en particulier elle est tantôt congénitale et due à un angiome ou à un lymphangiome, tantôt acquise et résultant d'une glossite chronique (lièvres éruptives) ; maison pratique, la thérapeutique ne diffère guère d'un cas à l'autre.
Tant ([ue l'enfant n'a pas de dents, la macroglossie reste presque toujours de volume médiocre. L'enfant sera élevé au biberon, ou on choisira une nourrice à mamelon long; entre les tétées, la langue sera réduite dans la bouche maintenue fermée par une fronde.
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Lorsque les dents commencent à pousser, elles provoquent des ulcérations, puis des poussées de lymphangite, et en général c'est alors seulement que survient le prolapsus. Dans ces conditions, on a tenté, sans grand succès, la compression. Assez récemment, on a obtenu de bons résultats par la ligature des artères linguales, par l'ignipuncture. Mais la méthode de choix semble être l'amputation transversale de la partie prolabée ; le meilleur procédé consiste à faire cette amputation au bistouri, avec sutures à la soie au far et à mesure; à l'aide de lavages au chloral à 1 p. 100, on assurera dans la limite du possible l'antisepsie buccale.
Une fois la langue ainsi ramenée à son volume normal, il faut s'occuper des déviations des mâchoires et des dents, que son prolapsus avait provoquées. On y parviendra peu à peu, à l'aide d'appareils compresseurs. Si la lèvre inférieure reste hypertrophiée, on en fera la résection partielle (voyez Lkvres, MacrocJieUic.)
d° Tumeurs. — Les tumeurs observées chez l'enfant sont des /u7/(C(';-.s iitixies, quelquefois congénitales, dans lesquelles prédomine parfois un tissu particulier, et on les appelle alors lipomes, fibromes, enchondromcs, etc. Leur siège de prédilection est la base. On les traitera par l'extirpation. Citons encore certains adénomes kystiques de la base, qu'on traitera de même.
Les papillomos sont très faciles à enlever d'un coup de ciseaux courbes ; puis on suture les lèvres de la petite plaie.
Comme tumeurs malignes, exigeant de larges ablations, on a observé des sarcomes.
LARYNX. — Corps étrangers, voyez ce mot. Brûlures. voyez Ai;nii:.NNEs (voies).
V Lésions traumatiques. — Maigre les prévisions Ihéori- (|ues et lu llexibiiitr des cartilages non ossiliés, on peut observer chez l'enfant des fractures du larynx. A la moindre alerte de dyspnée, on pratiquera la trachéotomie, pour ainsi dire préventive ; puis on essaiera de réduire et de redresser les fragments, au besoin après ihyrolomie.
2" Laryngites. — a) LanpKjitoc.itarrJiale aiguë. On appliquera au-devant du larynx des e;ilaj)la.'^nies sina|)ises i»u delà teinture diode. Faire évajioicr pur ébullitiun dans lu ehundire de l'euu uddilionnée de teinture de benjoin. Fuire des pulvérisations dans la gorge avec une décoction do guimauve et de tètes de j>av(»l ou une infusion do feuilles de coca {2ô gr. pour 1000). A l'intérieur, on prescrira le