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LARYNX

bcnzoate de soude associé à l'aconit (voir page i74j. On enveloppera les pieds et les jambes de bottes d'ouate, si l'enfant est très jeune; s'il est plus âgé, on lui fera prendre des pédiluves sinapisés.

b) Laryngite siriduleuse (faux croup). — Au traitement précédent, qui vise le catarrhe, on adjoindra celui du spasme glottique surajouté : applications réitérées au-devant du cou d'une éponge imbibée d'eau très chaude. Au besoin, un vomitif aidera à mettre fin au laryngospasmc par la détente nerveuse qui suit le vomissement.

A l'aconit on adjoindra comme^médicaments internes les bromures et le chloral.

Il est des cas exceptionnels où le laryngo-spasme a été si durable et si intense que la trachéotomie a dû être pratiquée pour éviter l'asphyxie, malgré la certitude acquise que la diphthérie n'était pas en cause. Je conseillerais plutôt d'imiter M. C.Paul, qui, en pareil cas, a pratiqué la dilatation de la glotte avec une pince courbe agissant comme dilatateur, ou de faire l'intubation (voir ce mot) avec l'appareil d'O'Dwyer.

On a remarqué que le faux-croup se montrait plus particulièrement chez les enfants porteurs de végétations adénoïdes du naso-pharynx. Si on en constate, on les enlèvera (voyez Pharynx).

c) Laryngite diphtJiérique. — Voyez Croup.

cl) Laryngite tuberculeuse. — Pulvérisation deux fois par jour avec une solution phéniquée faible (1 p. 500) ou une solution d'eau et de glycérine cocainée.Révulsifssurles côtés du larynx (mouchedeMilan). On peut encore faire respirer des vapeurs de créosote, celle-ci étant placée dans le récipient supérieur d'une veilleuse.

La médication topique ne peut être appliquée que chez les enfants déjà assez âgés pour se prêter docilement à lexamen laryngoscopique et aux manœuvres d'attouchement. Dans ce cas l'acide lactique, le chlorure de zinc, le sulforicinate de phénol, les solutions iodo-iodurées seront utilisés.

Traitement hygiénique et médicamenteux de toute tuberculose.

3" Tumeurs. — Ces tumeurs sont rares, mais non exceptionnelles. Le plus souvent ce sont, dans l'enfance, des papillomes diffus dont on ne saurait venir à bout que par la thyrotomie suivie de l'excision des masses morbides, avec rugination et cautérisation de leurs surfaces d'implantation ; quelquefois même il faut une deuxième intervention.

Lorsqu'il existe un polype bien limité, on ne le diagnostiquera que si l'enfant est sullisammcnt docile pour se soumettre à l'exameli laryngoscopique, ce qui est possible même pour certains enfants âgés de moins de 4 ans; cas auquel on pourra agir avec succès par la méthode endolaryngée.

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La plupart du temps, d'ailleurs, la question se pose en pratique d'une fa(,'on diflérente : on fait la trachéotomie d'urgence pour un accès de suffocation et, lorsque tout semble rentré dans l'ordre, on ne peut retirer la canule sans voir récidiver les accidents ; il est alors indiqué d'examiner le larynx au laryngoscope, si l'enfant s'y prête, et si cela est impossible, on aura recours à la thyrotomie exploratrice.

4" Rétrécissements. — Ils sont rares : il y en a quelques exemples où la lésion était congénitale; plus souvent ils sont le résultat de la syphilis héréditaire et on leur opposera le traitement iodo-mercurique. On parera à la dyspnée par la trachéotomie, puis à l'aide de bougies dilatatrices (après section des brides au besoin) on cherchera à rétablir le calibre du larynx.

5'' Œdème du larynx, dit œdème de la glotte. — Si la cause est un phlegmon sus-hyoïdiou ou pharyngien, et que le pus soit collecté, inciser chirurgicalement. En attendant faire déglutir de la glace et appliquer autour du cou des compresses glacées; pédiluves sinapisés. Si la cause est une dyscrasiehydropigène, donner des purgatifs hydragogues, faire des injections sous-cutanées de pilocarpine. En cas d'asphyxie menaçante, intubation du larynx ou plutôt trachéotomie sans trop tarder.

6" Spasme de la glotte. — Voyez Si'.vsme.

LEUCÉMIE ( LeucocytJiémie) . — Voyez Ané.mie i.EucÉ.MigLE.

LEUCORRHÉE. (Voyez Vuevo-vacimte.) — On combattra le lymplialisMu; par l'iode, le fer et le tannin (sp. iodo-tannique, sp. d'iodurc de fer). Bains salés et sulfureux. Huile de foie de morue.

Localement on pourra injecter par l'orifice hyménal de la décoction de feuilles de noyer l)(tri<)uée, ou introduire dans le vagin un tout pelit crayon fait avec de l'iodoformo, du laiinin et de la gomme.

LÈVRES. — 1" "Vices de conformation congénitaux. —

(Jutre les fissures (voyez Bi-c-dk-i.iéviu; ), on observe ({uelipicfois des fistules situées sur le bord libre de la lèvre inférieure de chaf|ue côté du frein : on ïcvn la résection en \ de la partie correspondante de la le V 1-e.

L'e.Y.s/ rop/u'e des U-rros, caractérisée par un bourrelcl Iransvi'rsal quebpiefuis très disgracieux formé par la mucjueusc, est aisée à guérir par l'excision longitudinale de ce bourreb't, ce cpii diminue la longueur de la muciueusc exubérante.

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