TREIZIÈME PARTIE
DES AGENTS PHYSIQUES ET DE LEURS INDICATrOXS.
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1732. Les progrès de la thérapeutique nous conduisent à rendre l'indication déplus en plus précise, et à choisir, parmi Les moyens d'y satisfaire, ceux dont l'cfl'et plus simple et plus
élementaire,peut étreplusnettemenl apprécié, etplus exactement mesuré. De là, l'extension considérable qu'a prise dans ces derniers temps, l'application des agents physiques au traitement des malades.
Il m'a p;tru bon de résumer, dans un appendice à ce livre, les données que nous possédons sur ce sujet. 11 est utile, en ciïet, de montrer comment les principaux agents physiques, selon les procédés qu'ils mettent en œuvre, peuvent appartenir à telle ou telle médication; comment ils peuvent convenir à telle ou telle indication déterminée. — C'est un résumé d'ensemble, que motive d'ailleurs l'importance justement attribuée aujourd'hui à ces agents, les plus puissants instruments de l'indication.
1733. La division adoptée à leur égard, par l'ancienne médecine, et basée sur la séparation des quatre éléments de la nature, ne saurait ÔIre conservée. L'eau sans doute n'a pas été détrônée; l'hydrothérapie, d'empirique qu'elle fut jadis, est devenue rationnelle, et elle est aujourd'hui plus florissante que jamais ; les indications auxquelles elle répond sont bien posées, et, en mulliplianl ses procédés, elle a pu multiplier ses applications, avec la plus heureuse fécondité. L'aérothérapie renaît de même, sous l'influence d'une saine ebservalion scientifique. Le feu, de fout temps employé, n'a pas cessé de l'être.
1734. Aujourd'hui, toutefois, ce n'est pas seulement aux
CINÉSIÏUÉUAPIE.
éléments matériels que l'on s'adresse. C'est avec les forces de la nature morte que l'on cherche à agir sarcelles de l'économie vivante; et, sans vouloir aucunement identifier les unes et les autres, on doit se rendre compte que, dans la pratique, elles sont susceptibles de s'influencer réciproquement, de s'échanger même entre elles. Et ceci, je le répi>le, ne préjuge nullement la question de doctrine, relative à l'unité ou à la diversité du principe qui les engendre. En un mot, il existe une thérapie physique, de même qu'il existe une thérapie biologique et fonctionnelle (Daily).
Libre à quelques théoriciens aventureux d'entrevoir le jour où toute influence thérapeutique pourra se résoudre en une quantité de mouvements imprimée, sous telle ou telle forme, à tel ou tel élément anatomique. Les nécessités de la profession nous ramènent heureusement à des réalités plus concrètes et dès maintenant applicables.
1735. Les agents les plus féconds en applications thérapeutiques sont les suivants : il y a d'abord, le mouvement,, sous sa forme mécanique et sous sa forme électrique ; la lumière et la chaleur, bien moins fréquemment appliquées ont été notées à propos de chacune des indications auxquelles elles peuvent répondre. — Je ne traiterai spécialement ici que de la miésithérapie, autrement dit de la çiymnaslique et de Vélectrot/iérapie ; ie terminerai par un chapitre relatif à V hydrothérapie, dans laquelle on trouve réunies les influences de la plupart des formes du mouvement.