DES SEXES
106. La différence des sexes motive encore des différences dans les indications que détermine la maladie. L'homme, d'une constitution plus forte, traverse dans son existence un moins grand nombre de ces états, que l'on a nommés avec raison, des états d'imminence morbide. Son tempérament est moins nerveux et plus sanguin; il est plus personnel et plus autonome. Aussi, la femme a-l-elle nonseulement un bien plus grand nombre de maladies gi'nitales, mais elle est encore beaucoup plus disposée aux affections dégénératives,bien que ses occupations l'exposent en général moins que l'homme, aux intempéries et aux excès. Enfin, la vie nutritive, chez elle, paraît moins puissante, relativement i la vie de relation ; aussi, est-elle plus souvent et plus facilement anémique, en raison de ses aptitudes physiologiques spéciales, indépendamment des pertes sanguines qu'elle peut éprouver. Elle est enfin plus impressionnable, plus exposée aux perturbations vasculaires, et moins peut-être auxintlammations proprement dites. Les indications qui lui sont spéciales ressortent de ces remarques.