CHAPITRE II
INDICATION TIRÉE DE L'hïPOSTHÉNIB CÉRÉBRALE.
j^j^^^ ,cr. DESCRIPTION DE l' INDICATION.
g jcr^ — Type élémentaire.
169. L'hyposthénie du cerveau comporte une série d'étals psychiques, qui, depuis le simple repos et le som-
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meil physiologique, va jusqu'à la syncope nerveuse et au coma le plus profond. Tantôt simple suspension de l'action cérébrale, l'astliénie du cerveau semble ûlre une simple r(isolulion des fonctions de l'intelligence consciente; tantôt, au contraire, suppression plus ou moins persistante de ces mômes fonctions, l'asthénie semble avoir des racines plus profondes et une plus grande gravité. Il y a là une différence analogue à celle qui sépare la paralysie et la résolution musculaire. Quoiqu'il en soit, un fait se constate dans l'un et l'autre état, c'est la débilité fonctionnelle, et une débilité qui peut atteindre jusqu'à l'impuissance absolue.
. Dans l'analyse qui a été faite du sommeil en général et du sommeil anesthésique en particulier, les physiologistes ont constaté que la scène débute par une décomposition et une dissociation remarquable des actes complexes, en leur éléments normaux; ceux-ci se présentent isolément, ou se suppriment de môme, simulant ainsi une sorte d'ataxie. Les fonctions cérébrales sont les premières atteintes dans l'ordre des facultés nerveuses, les propriétés excitomotrices et médullaires le sont en second lieu; puis viennent les attributions de la moelle allongée, et enfin les actes qui tiennent à un trouble de l'innervation organique.
170. Cette gradation dans la suppression des fonctions nerveuses n'est pas tellement constante qu'elle ne comporte de nombreuses exceptions; néanmoins souvent elle se présente avec la succession que je viens d'indiquer, et ce sont les cas où l'analyse en a été le mieux poursuivie, dans l'ad ministration des anesihésiques par exemple, ou dans certames intoxications lentes et prolongées. Les exceptions s expliquent d'ailleurs par la spécificité que possèdent cerlams agents thérapeutiques, qui, par le fait de leurs propriétés, ou par le procédé employé dans leur usage, agissent, non plus seulement sur l'ensemble du système nerveux mais sur tel on tel élément plus spécial de ce système.
Le bromure de potassium, par exemple, agissant sur la cellule nerveuse centrale, est l'agent modéraleur par exce.lence des actes réflexes; il peut les modifier successivement dans les trois ordres de centres que nous avons reconnus; le centre cérébral, le centre médullaire et le cen-
Ire sympathique; mais administré en lavement contre le ténesme rectal, il agira d'abord localement sur le cercle réflexe de cet organe, bien avant d'avoir modifié les propriétés des centres encéphaliques.
171. Quant aux aptitudes cérébrales, en elles-mêmes, elles subissent, dans l'hyposthénie, cette dissociation que l'on remarque enire elles, et les autres propriétés nerveuses. Le jugement et surtout l'appréciation raisonnée des rapports des idées entre elles, disparaissent en premier lieu, avec la conscience, qui donne le rapport de ces idées avec le moi personnel; l'imagination est bientôt après atteinte et anéantie ; la mémoire, la mémoire mécanique du moins, persiste un peu plus, mais s'éleint à son tour. La perception des sensations extérieures résiste davantage et en dernier lieu se perd l'incitation motrice volontaire.
On voit encore se produire dans ces conjonctures, un phénomène morbide peu étudié; je veux parler duretard qui est apporté à la perception des sensations, aussi bien que du ralentissement que subit l'exécution de l'incitation motrice. Joignez à cela l'expression du visage, qu!i peut revêtir la physionomie de l'hébétude, de la stupeur, parfois aussi peut présenter un simple épanouissement des traits, dû à la résolution musculaire; enfin, il y a du bégaiement et du tremblement de la langue.
172. Quand l'activité cérébrale vient à se suspendre et nuele malade s'endort, on peut observer autant de modes de sommeils dilTérents, qu'il y a de modifications possibles de ces divers éléments fonctionnels ; on peut ainsi voir l'une des aptitudes élémentaires du cerveau persister aux dépens de^ autres. C'est ce que l'on rencontre dans les divers états de réve, de cauchemar, de somnambulisme et môme d'hypnotisme et de catalepsie.
Outre les variétés qui constituent dans le sommeil des différences qualitatives, il y a encore celles qui tiennent aux variations de quantité. Depuis l'asthénie simple jusqu'à l'asphyxie, tous les degrés ont été observés : la prostration, la somnolence, le coma vigil, le sopor ou calaphora, le carus et le stcrlor, enfin la résolution et l'asphyxie. La svncope elle-même doit être rapprochée de ce tableau, auquel elle se rattache par ce double fait, qu'elle comporte
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un aflaiblissement (lipothymie) ou une suppression totale des fonctions de l'intelligence. A la syncope appartiennent tout naturellement un grand nombre d'états morbides médiatement rattachés à l'état du cœur, qui commencent par la smiple suspension de l'innervation et finissent par 1 asphyxie. '
173. L'hyposihénie cérébrale se rencontre quelquefois dans les maladies, liée à des phénomènes convulsifs, mais plutôt encore à la résolution musculaire généralisée. Plus rarement isolée que l'hyperslhénie cérébrale, elle se trouve souvent en rapport avec les phénomènes ataxiques de la perversion jouant un rôle important dans la scène des accidents ataxo-adynamiques. L'état clinique qui manifeste le plus souvent cet élément morbide est l'éta? ady am iqu ou b.en I état asthénique, caractérisés, comme on le sait, pa • une grande débilité dans les fonctions extérieures de ^elalon etqu. parfois s étend jusqu'aux fonctions intimes de