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174. L'hyposfhénie cérébrale peut être purement nerveuse; c'est ainsi qu'il arrive dans certaines syncopes a syncope par émotion morale par exemple. Il semble qu'il
n so. de même dans la commotion cérébrale, dans œ famés léthargies. Le fait est bien plus évident encore dans s grandes névroses, hystérie, épilepsie, dans lesquelles cet é lé men cérébral se retrouve soit au' moment%es al aqu s
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lion, celui des fîevres graves, des formes typhoïdes des fièvres, celui des cachexies viscérî^les. ^i'""'^^^
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ment à l'anoxémie et à une sorte d'asphyxie locale du cerveau. 11 n'est pas impossible que l'acide carbonique joue un tel rôle vis-à-vis des cellules nerveuses cérébrales, mais encore faudrait-il bien distinguer à quelle dose il agit ainsi ; car, dans son conflit avec les éléments, il joue parfois le rôle d'un véritable excitant et parfois celui d'un paralysant. , 1 t 175. En résumé, le sommeil et l'asthenie cérébrale sont liés essentiellement à la suspension fonctionnelle de l'élément nerveux; mais celui-ci peut cesser d'agir sous l'influence des causes les plus diverses et môme les plus opposées. ,
Souvent, par exemple, le sommeil et la résolution cérébrale se lient à l'épuisement nerveux. C'est le fait du sommeil des convalescents, des gens afl'aiblis ou extenues par une stimulation excessive; c'est le fait du coma qui suit une émotion morale violente, ou la commotion cérébrale. 11 semble que, dans ces cas, l'excitabilité nerveuse ayant été épuisée par la violence de l'impression ressentie, le système nerveux entre forcément dans un état de résolution qui lui permettra de réparer ses perles ; cet épuisement sennble bien avoir été constaté par Chossat sur les sujets inanities, et reproduit expérimentalement par Brown-Sequard. Les vieillards et les enfants y sont particulièrement exposes, l.a suspension d'action ainsi produite ressemble de tous points à celle qui suit l'administration des substances stimulantes données d'emblée à une dose excessive : elles épuisent l'excitabilité des éléments avant que celle-ci ait pu se manifester par un effet d'excitement.
176 Tout en reconnaissant ce mécanisme intime, le coma peut être réflexe, c'est-à-dire qu'une impression transmise aux centres de perception serait réfléchie par eux en une impuissance fonctionnelle, fait analogue a "^^^ ^^^^ cri s sous le nom d'influence réflexe paralysante, et daa le quels la paralysie produite d'emblée peut tenir encore a ce que la stimubUion est, malgré le trajet qu'elle parcourt,
d'une puissance excessive. -r^Mor
177 Les maladies du cerveau'capables de se man.fe.lei
par les signes de l'hyposlhénie, y donnent li^',;.^;^" J^e ' de en provoquant, à un moment donné, un ellet notable de
HYPOSTUÉNIE CÉH KliHALK. 99
compression do la substance cérébrale; lu coiigcslion et l'hémorrhagie y sont aptes surtout; l'hydropisie et les tumeurs intra-crâniennes n'agissent pas autrement. Or il y a, anatomiquement parlant, entre cet état de compression et la destruction du tissu nerveux, la môme distance qui, au point de vue physiologique, sépare la résolution de la paralysie.
Je n'ajouterai rien ici, relativement aux sujets chez lesquels une hyposlhénie cérébrale chronique tient à un état d'infériorité inlellecluelle congénitale ou acquise, et qui relève de l'idiotie, de la démence, des maladies mentales.
178. Les agents pathogénétiques ne manquent pas, qui soient susceptibles de provoquer une ou plusieurs des diverses variétés que l'on rencontre dans l'échelle de l'hyposthénie cérébrale; on les trouve réunis au chapitre précédent (médication de l'hypersthénie, narcotiques hypnotiques, etc.). Nous y avons vu notamment un grand nombre de substances, qui, stimulantes à dose thérapeutique, devenaient, par épuisement, paralysantes à dose toxique; d'autres encore qui, stimulantes à dose hygiénique, sont au contraire paralysantes à dose thérapeutique; l'activité cérébrale est une de celles sur lesquelles ces faits sont des plus faciles à vérifier. La plupart des intoxications peuvent avoir ce résultat; sans parler des narcotiques proprement dits, l'alcool, l'ergot de seigle, le plomb, l'intoxication palustre, etc., nous le moulrent avec la plus grande évidence.
179. D'après Cl. Bernard (1), ce n'est ni par la congestion* ni par l'anémie, ni même par l'asphyxie, que le sommeil se produit, sous l'innuence de ces agents et du chloroforme en particulier, mais il y a là une action directe et spéciale de l'agent somnifère sur la cellule nerveuse elle-même De sorte que si Monro, Magendie, Ségalas et Fodéré ont bien établi que le rôle de la circulation consiste à transporter 1 opium jusqu'au cerveau, il n'en reste que mieux établi, que c ostsur le cerveau qu'il agit directement, sans modification intermédiaire nécessaire ni constante de l'élément vasculaire encéphalique.
ART. II. — INDICATIONS THERAPEUTIQUES
180. L'hyposlhénie cérébrale appelle souvent l'intervention du médecin; plus souvent peut-être que l'hypersthénie. Je ne rappelle que pour ordre, qu'il en faut enlever ou tout au moins atténuer la cause, lorsque celle-ci est connue et qu'on peut l'atteindre; dans le cas contraire, il faut s'attaquer au fait lui-môme par les moyens suivants.
§ 1". — Moyens hygiéniques.
181. L'hygiène nous en offre quelques-uns : un certain degré de chaleur et de lumière n'y sont pas inutiles. Ce sont là des agents excitants au premier chef. G. Pouchet a montré dans ses expériences sur les poissons, le rôle que joue la lumière sur le fonctionnement régulier du système nerveux. C'est uii fait d'observation qu'elle chasse l'hypochondi ie et combat les passions tristes.
La chaleur produit un effet semblable. Cl. Bernard a observé, en élevant la température de l'eau dans laquelle sont plongées des grenouilles, des pliénomènes d'excitation, suivis bientôt d'anesthésie pour peu qu'on dépasse la température de 35». S'il est vrai qu'une chaleur élevée assoupit, un air frais et doux nous réveille ; on sait qu'au contraire le froid engourdit et endort d'emblée.
Toute excitation de la sensibilité périphérique retentit en excitation sur le cerveau ; de là vient la pratique qui consiste à combattre la syncope en frappant dans les mams, en aspergeant le visage, en fouettant les parties découvertes avec un linge mouillé, ou encore à faire inhaler des vapeurs aromatiques et excitantes (ammoniaque, etc.), (voy. Hydrothérapie).
Le régime ne sera pas à négliger chez les sujets prédisposés à l'hyposthénie; la faiblesse nerveuse, qui se trahit par 'l'épuisement fonctionnel, réclame le plus souveni l'usage des toniques, et en particulier, de ceux qu'on a nommés les toniques névrosthéniques ; et le régime alimentaire le plus reconstituant devra faire la base de celte médication.
HYPOSTUÉNIIi CKHliBRALK.
§ 2. — Médication tonique.
182. Nous avons vu que le travail ce'rébfal excessif, lequel est souvent la cause d'une hyposthénie consécutive, s'accompagne d'une élimination considérable de phosphates et d'urée. C'est probablement aux dépens de la substance cérébrale que se produit cette excrétion ; aussi importe-t-il dépendre au cerveau, dans une alimentation bien entendue, les éléments qu'il dépense ainsi. On a recommandé dans celle vue des aliments réputés pour contenir du phosphore, certains poissons et crustacés en particulier. On a donné encore ce prbduil comme médicament, mais il demande à être employé avec délicatesse (à la dose de 1 à 2 q?illigrammes seulement). Ces réserves faites, il faut avouer que c'est là une médication rationnelle; elle a été employée avec succès, en particulier par notre maître Delpech, et par Fabre de Marseille.
183. lincore faut-il bien voir que, comme le fer dans la chlorose, ce médicament agit alors par ses propriétés stimulantes, ijien plus qu'en venant s'incorporer k nos tissus et y combler comme un déficit. Il y a d'autres agents, le quinquina et le fer, par exemple, qui, moins dangereux à manier, et presque aussi sûrs, bien que moins rapides dans leurs effets, pour ces diverses qualités, sont le plus souvent employés, à titre de médication préventive et hydéniquement pour ainsi dire?
§ 3. — Médication excitante.
184 La médication evcitanle est bien celle bui convient spécialement à l'hyposlbénie céi-ëbrale, dans la plupart des cas où cet élément se présente; rien dé plus ralionnel, en Présence de la débilité des fondions, que de mettre en œuvre les agents susceptibles d'en févBlller l'activité.
Tous les excitants généraux ont- uhe influence sur les fonctions du cerveau, et c'est celle qui se traduit la pre niière dans eurs effets physiologiqucs'c'est le plus souî nt en suivant la voie rétlexe que cet olfet se produit. La plupai t s attaquent a une surface sensible de l'économie, sdt A
102 INDICATIONS DKS TROUBLES NEHVEUX.
leur entrée dans l'organisme, soit à leur sortie, et y provoquent une sensation qui, transmise aux centres, sollicite leur irapressionnabilité et réveille leurs aptitudes de perception et de réflexion motrice. On comprend que dans le cas qui nous occupe, où l'excitation doit, pour Ctre efficace, comprendre dans son influence les éléments cérébraux, il faudra exciter de préférence les appareils sensoriels qui se lient plus immédiatement au centre encéphalique.
185. Les substances sapides et aromatiques ne seront donc pas inutiles. C'est à ce titre déj;'! qu'on peut recommander l'usage des ombellifères aromatiques (l'angélique, l'anis),des labiées (la menthe, la sauge et surtout la mélisse), et de quelques crucifères, sans compter la cannelle, etc. Outre leur influence sur l'appareil sensitif, il semble d'ailleurs que les essences contenues dans la plupart de ces espèces végétales aient une puissance excitante, capable d'iigir directement sur les éléments nerveux. Toutefois, Trousseau et Pidoux signalent que l'agitation produite par une forte infusion de sauge leur a paru peu propice au travail intellectuel. I.a mélisse et la menthe sont signalées par les mômes auteurs comme des agents céphaliques, capables de modifier avantageusement l'état cérébral et de chasser a céphalée, ce. qu'ils attribuent surlout à leur action sur le sens de l'odorat. Ils en rapprochent sous ce rapport les poudres dites céphaliques (marjolaine, bétoioe), qui jouiraient d'une action analogue.
Peut-être en doit-on dire autant de l'ammoniaque que Wihmer considérait comme un excitant spécifique de l'encéphale, action que des expériences récentes ont confirmée.
186. Les agents les plus puissants de cette médication sont sans contredit le café, le thé et les alcooliques.
L'alcool agit sur les céntres nerveux à la façon des anesthésiques (Lallemand, Perrin et Duroy, CL Bernard). H semble envahir successivement les divers étages de 1 axe cérébro-spinal, et manifeste son action, au moins au début, et dans certaines conditions de dosage, par une excitation très-prononcée, laquelle porte d'abord sur l'intelhgeuce et les fondions du cerveau. Toutefois, il faut bien savoir que ces effets, sur les sujets atteints de maladies fébriles, ne sunl pas identiques; qu'il y a dans ces cas une tolérance
UVrOSTllKNIE CÉRÉBHALn:,
remarquable, de telle sorte, que des doses considérables ont pu être données, sans qu'elles produisissent aucun des signes de Tivres^e (Aran, Debout, Cazin, Béhier, I.egras, Trasiour, Gingcol, ctc.)>
187. L'agent par excellence de la sliniulation cérébrale, c'est le café. 11 paraît bien en elTet porter son action directement sur l'élément nerveux, sans l'intermédiaire d'aucun trouble de la circulation encéphalique (Trousseau). Quoi qu'il en soit, on sait que, chez l'homme sain, il stimule agréablement l'inleiligence et cause l'insomnie; sans amener de divagation, ni do manifestations expaasivcs, il provoque la rapidité des conceptions, la netteté des pensées, excite quelque peu la sensibilité, et respecte à peu près les déterminations volontaires : d'où l'on a pu dire avec raison que c'était vraiment la boisson intellectuelle. Aussi, est-il fort employé et fort efficace contre la somnolence, la torpeur, le coma ; on l'a considéré comme agent préventif de l'apoplexie (Fonssagrives, H. Petit)? Il est des plus utiles pour combattre l'état adynamique, l'algidité et toute sorte d'asthénie cérébrale.
188. Le thé se rapproche beaucoup du café dans son action sur les centres nerveux ; il y produit peut-être un état de stimulation encore plus agréable; comme un épanouissement des facultés de l'esprit (Marvaud) qui peut être suivi d'un état d'énervenient et d'agacement désagréable. Aussi, a-t-il été employé, et avec succès, contre la stupeur et le coma des fièvres graves (Martin-Solon), et dans toute adynaraie.
Le maté, moins eflicace que le thé et le café, s'en rapprocherait cependant (Marvaud) dans son action sur le système nerveux, et la coca n'aurait plus avec eux qu'une analogie éloignée, quant à ces mêmes ellels.
Giacomini range les opiacés parmi les hypersthénisants céphuliques. On sait qu'ils jouent rarement ce rôle, et à quels mécomptes on s'expose en leur demandant de tels ellets. 11 est cependant une préparation d'opium dont à doses légères et fractionnées, on peut obtenir ce résultatc'est le laudanum ; la thébaïne, un des principes actifs de l'opium semble jouir aussi de cette propriété.