INDICATIONS TIRÉES DES PERTURBATIONS DU POUVOIR SENSITIVO-MOTEUR
233 De même que le cerveau a pour fonction essentielle les faits de conscience, la moelle a pour allribut spécial le pouvou- refiexe, c'est-à-dire la possibilité de recevoir de la périphérie des impressions sensitives qu'elle Irans-
forme en mouvement. L'appareil de celle fonclion comporte des surfaces périphériques, capables d'ùlre alfeclées parles agents extérieurs, des cordons nerveux, qui conduisent l'impression sensible vers les centres, des centres, où l'impression recueillie se transforme et se réfléchit par les conducteurs centrifuges, entîn les appareils périphériques du mouvement, auxquels ces conducteurs aboutissent.
Sans doute le mouvement ne vient pas toujours d'une impression sensitive périphérique ; il peut venir d'une opération cérébrale et d'une détermination de la volonté ; il peut encore prendre sa source dans une modificalion de l'innervation sympathique et nutritive ; il peut enfin naître d'une excitation primitive des centres moteurs, ou d'une stimulation directe des éléments moteurs périphériques; mais lorsqu'il répond à une impression venue de dehors, c'est toujours dans le système nerveux médullaire et ses prolongements, que se fait la réception de cette impression; quelle qu'en suit la source, c'est là qu'elle s'élabore pour se réfléchir, soit en mouvement simple, soit en mouvements associés. Ce mouvement réfléchi peut d'ailleurs s'étendre à un nombre plus ou moins grand d'éléments nerveux moteurs ; il peut sortir de son cercle pour aboutir à quelqu'un des éléments encéphaliques, ou à ceux de la vie nutritive.
234. Quand l'impression est transmise à certains centres médullaires, les eflets moteurs qui en résultent sont complexes et en rapport avec les aptitudes fonctionnelles de ces centres : tels sont l'éternumenl, la toux, le vomissement, les battements du cœur, la marche, etc. Il y aurait ainsi des centres fonctionnels pour l'exercice de l'expression mimique, de la parolej de la respiration, de la mastication, de la déglutition, de la marche.
235. C'est sur ces données physiologiques que je dois asseoir les indications quirelè'vent du pouvoir sensilivo-moteur. — Qu'on ne s'étonne pas de me voir réunir dans la détermination de ces indications les troubles moteurs aux troubles sensilifs. Ce sont là comme deux anneaux qui se tiennent, dans la chaîne réflexe, et qui se tiennent si bien, que leuis altérations marchent presque toujours ensemble, qu'elles sont souvent corrélatives l'une de l'autre, et enfin,
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que les agents qui modifient la premid-re ne sont pas sans agir sur la seconde.
11 est plus délicat' sans doute de grouper ensemble les indications nées des perturbations périphériques, celles qui tiennent aux lésions des conducteurs, et celles qui siègent dans les centres de perception. Cette union est trop physiologique cependant pour n'être pas possible ; et, malgré les difficultés qu'elle présente, j'espère échapper à la confusion dont elle offre le danger.