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L'aneslhésie qui se lie à l'impression du froid par

(1) Racle, Traité de diagnostic médical, 5" éditou, pai- Fcnict et Srauss. Paris, 1873.

nyrOSTUÉNIE du pouvoir SENSITIVO-MOTILUR, 167

exemple, ou à quelques maladies de la peau, à certaines intoxications, aux névroses et surtout à l'hystérie, lorsqu'elle est purement périphérique, a rarement assez d'importance pour motiver une intervention. Toutefois, lorsqu'elle porte sur un appareil sensoriel particulier, elle peut avoir de fclcheuses conséquences, et réclamer une thérapeutique, dont les excitants péripliériques, spéciaux ou non, feront le plus souvent tous les frais.

§ 2. — Paralysies musculaires.

331. Quand la paralysie est périphérique et musculaire, elle motive, par cela même, une série d'indications bien déterminées. 11 faut d'abord, par le mouvement artificiellement provoqué, ne fût-ce même que par le mouvement passif, prévenir les troubles nutritifs et l'atrophie, qui suivent souvent la paralysie, et peuvent être le simple effet de l'immobilité prolongée.'

La gymnastique, le massage, les excitations musculaires locales, la faradisation localisée (Voy. ces mots) seront les moyens les plus utilement employés à cet effet.

Parmi les agents médicamenteux, on a surtout usé de la strychnine. Les injections sous-culanées ont permis de la porter au contact de l'élément musculaire lui-mûme, bien qu'elle n'ait pas sur lui d'effet physiologique direct. On a fait avec succès des injections de strychnine sous la muqueuse, dans les cas de clmte du rectum.

Tels sont les meilleurs moyens de combattre la paralysie musculaire simple, qu'elle soit rhumatismale, à frigore, ou par intoxication.

§ 3. — Paralysie saturnine.

332. Les bains sulfureux, les vésicaioires, la slrychmne, etc., sont généralement peu efticaces contre la paralysie saturnine. Sans doute, les modificateurs de la nutrition pouriont a^.r, e,i favorisant l'élimination du plomb hors de 1 économie (lodure de potassium et éliminateurs) ou sa neutralisation dans l'intimité des tissus (sulfureux) ; mais ml un m 1 autre de ces effets, fussent-ils parfaitement

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réalisés, ne suffirait à rendre à la libre musculaire l'excitabilité motrice qu'elle a perdue; c'est une faculté qu'il faut réveiller, par l'usage de ses excitants les plus puissants. L'électricité, la faradisalion musculaire ou les courants continus, y seront employés avec efficacité.

§ 4. Paralysies des cordons nerveux.

333. Mixtes en général, les paralysies des cordons nerveux indiquent l'usage des excitants de la sensibilité et de la motricité. Liées le plus souvent à une lésion traumalique des nerfs (blessure, commotion, compression) ou à l'impression d'un froid vif, elles réclament qu'on entretienne l'aptitude fonctionnelle des éléments périphériques, nerveux et musculaires, jusqu'à ce que l'on ait fait disparaître la condition traumatique et réparé ses efl'els.

Après la division dusciatiquepar exemple, il convient, par une excitation spéciale et nutritive (gymnastique, naassage, frictions simples ou médicamenlées, électrisations diverses), d'entretenir l'aptitude mutrice et fonctionnelle des filets nerveux qui en émanent, des muscles et des surfaces sensibles auxquelsces filets se distribuent, afinque, la cicatrisation opérée et la continuité du nerf rétaljlie, ces organes périphériques ne soient pas devenus impuissants et altérés parla dégénération qui peut suivre une telle division. C'est dire encore quelle sera l'utilité des excitants communs du mouvement nutritif (mouvements passifs, massage, caléfaction, etc.), pour combattre le processus dégénéralif.

§ 5. — Paralysie faciale.

334. Application des données qui précèdent doit être faite à la paralysie du nerf facial, aussi bien qu'à la paralysie du trijumeau, les deux nerfs qui donnent à la face la sensibilité et le mouvement.

Les frictions irritantes y ont été employées (linimenls alcoolique, ammoniacal ou térébentbiné). Le vésicatoire, la cautérisation, lemoxa, sont des moyens dont la violence est mieux justifiée par l inlensité des phénomènes d'excitation^

UYl'OSTUENIE DU l'OUYOIh SENSÎTIVO -MOTEUR. 1(39

douleur et spasme, que par ceux de la paralysie. La strychnine est peu efficace. L'éleclricité triompliera souvent au contraire.

§ 6. — Paralysies centrales.

335. Les paralysies centrales sont celles qui appartiennent aux affections de l'axe cérébro-spinal, aux principales névroses, et à la plupart des intoxications générales; paraplégies, hémiplégies, comprenant une plus ou moins grande étendue du système, et mixtes le plus souvent. L'indication, au début, et tant qu'un processus actif occupe les centres, consiste dans l'usage des modérateurs fonctionnels, des tempérants de la circulation, des clécongestifs et des révulsifs divers. (Voy. Congestion et Inflammation des méninges, de la moelle, et du cerveau). Plus tard, c'est aux altérants qu'il faut recourir, et aux dérivatifs les plus puissants.

Dans les paraplégies, en général, quand le centre médullaire est détruit, ce qui se reconnaît à la suppression des mouvements réflexes, on se préoccupera d'entretenir la persistance du mouvement nutritif dans la périphérie, si l'on se rappelle avec quelle rapidité se produit, dans ce cas, la dcgénération des cordons nerveux et celle des fibres musculaires correspondantes.

C'est surtout contre ces affections que la strychnine pourra 'Ôlre utilement mise en œuvre; c'est contre elles aussi que le phosphore peut être efficace. La spécialisation d'action que possèdent ces deux agents, en fait des médicaments nervins sans doute, mais médullaires avant tout. Le plus utile de tous sera encore l'électricité.

336. La paralysie essentielle des enfants, qui semble devoir se rattacher à ce groupe, ne comporte guère d'autres indications; et, une ibis passée la période aiguë qui révèle un processus actif, peut-être inflammatoire, c'est à ces mêmes moyens qu'il faudra s'adresser.

§ 7. — Paralysies de cause cérébrale.

337. Les paralysies de cause cérébrale nous offrent à cet égard des indications moins pressantes. Moins que tou e autre, elles sont susceptibles d^entrainer la dégénération et

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l'atrophie consécutive des parties paralysées. Il semble que les centres nutritifs, plus distincts de la masse encéphalique, soient moins facilement compris dans les altérations qui causent la paralysie de la sensibilité ou du mouvement. Avec les stimulants généraux peu efficaces, et les excitants spéciaux des facultés excito-molrices, qui le sont davantage, c'est à l'électricité qu'on aura encore recours, avec le plus d'utilité, pour provoquer le retour de la sensibilité et du. mouvement, dans les parties paralysées.

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