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HYPOSTUÉNIE DE L'INNERVATION ORGANIQUE

Irition, dont le trouble suffit à déterminer la débilité fonctionnelle dans les organes dont elle est le siège.

ART, IV. — APPLICATIONS

^ 432. Nous avons vu, parmi les états qui caractérisent l'exagération des fondions nerveuses sympathiques, des affections viscérales spasmodiques et d'autres, douloureuses. Parmi celles que caractérise l'abaissement des mômes fonctions, on ne trouve guère que des paralysies motrices ; la sensibilité viscérale étant toute spéciale et non transmise au sensoriun conscient à l'état normal, on peut bien ressentir les effets de son excitation et de sa perversion, mais on ne saurait distinguer son anesthésie ; tout au plus la peut-on pn^suraer d'après les troubles de molilité et de sécrétion qui l'accompagnent.

§ I". — D3fspliagie paralytique.

433. Si la dysphagie peut tenir au spasme ou à Thypéresthésie du pharynx, elle peut aussi tenir à la paralysie ou ;l l'anesthésie de cet organe. C'est un des troubles nerveux, au sujet desquels il est le plus facile de distinguer s'il tient à une exagération ou à une diminution de l'activité fonctionnelle.

La paralysie motrice du palais en général, et du pharynx en particulier, est facile à reconnaître ; l'anesthésie peut exister aussi isolément et amener la dysphagie ; enfin, celle-ci peut tenir A la diminution des sécrétions muqueuses, qui doivent, à l'état normal, lubrifier la gorge.

Les deux premières formes qui se rencontrent fréquemment ensemble, sont souvent liées à la paralysie diphthérique. Elles sont combattues par l'électricité, la strychnine et la noix vomique, par les stimulants locaux et généraux, qui peuvent agir directement au moment de leur ingestion' et par diffusion et par absorption. '

La dysphagie par diminution sécrétoire sera combattue par les sialagogues (chlorate de potasse).

g 2. — Dyspepsie, anorexie.

434. Tandis que la gastralgie et ses diverses formes se rapportent spécialement à l'exagération des fonctions motrices, sensitivesou sécrétoires de l'estomac, la dyspepsie paraît devoir Être attribuée à l'inertie de la motricité, de la sensibilité ou des sécrétions gastriques.

Ainsi envisagée, la dyspepsie ne reconnaît pas d'indication différente de l'anorexie, et ce sera combattre l'une que de s'attaquer à l'autre.

Parmi les agents employés dans cette indication, il y en a qui s'adressent plus spécialement à l'inertie motrice. Tel est le cas de la noixvomique,que Schmidlmann appelait le quinquina de l'estomac, telle est la strychnine. Seule ou mêlée à un peu d'opium brut, pour peu qu'on rencontre quelque élément d'érélhisme ajouté à l'inertie musculaire,]a poudre de noix vomique est souvent d'un heureux emploi dans la dyspepsie avec inertie motrice.

Toutes les infusions stimulantes peuvent avoir un semblable effet, bien qu'elles s'adressent autant à l'élément sensitif qu'à l'élément moteur (429). On en peut dire autant des amers aromatiques (absinthe, camomille, houblon, angusture vraie), qui provoquent, au moment de leur déglutition, un flux salivaire, très-probablement suivi d'un flux de suc gastrique, à leur arrivée dans l'eslomac. Les amers purs (gentiane, colombo, quassia, simarouba, centaurée, chicorée, etc.), ont pour effet sensible de diminuer la soif en augmentant les sécrétions sahvaires et probablement aussi les sécrétions gastriques ; propriété qu'ils exercent par l'intermédiaire de la sensibilité organique, ou par retentissement sympathique de la sensibihté gustative. Les amers aromatiques agissent de plus, par leurs huiles essentielles, qui sont excitantes (absinthe) ou sédatives (houblon) ; aussi le choix de ces deux substances ne sera-t-ii pas indiflérent; la seconde convenant tout spécialement aux cas où la dyspepsie, bien que liée à l'inertie sécréloire, s'accompagne cependant d'une notable impressionnabihté.

435 Enfin, je noterai encore les amers astringents, dont le tannin fort peu abondant, s'il a quelque action, pour-

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rail tarir les sécrétions plutôt que de les activer (saule pommier, cerisier, frône, lilas) ; ils sont peu employés' L'eau gazeuse chargée d'acide carbonique est au contraire d'un usage très-répandu, et dont l'emcacité s'explique par l'action excitante de ce gaz sur les tîbres musculaires lisses des viscùres. Du reste, il ne faut pas oublier que la plupart de ces agents, la camomille et l'absinthe, le columbo et la gentiane, enfin le quinquina lui-m6me, eiipeptiques à dose modérée, deviennent facilement nauséeux, et provoquent môme des vomissements si l'on dépasse la dose qu'il convieni d'employer.

436. Les acides ont été prescrits, autant comme excitant les sécrétions analogues de l'estomac, que comme suppléant à l'insuffisance de ces mômes sécrétions. L'acide chlorhydrique en particulier, dont Caron et Trousseau ont retiré de grands avantages,a pu jouer ce rôle. Illeur a paru utile, surtout dans les cas où la dyspepsie se lie à une affection chronique, telle que la phthisie. Avant l'acide chlorhv drique, on avait employé l'acide lactique que l'on crovail être acide naturel du suc gastrique et que l'on a abandonné, depuis que l'on sait que cet acide est l'acide chlo rhydrique. Ce dernier a encore été prescrit avec efficacité" dans le. cas de dmcrise ou de flux sécrétoire excessif, maS Il faut alors qu il soit donné plus largement, de façon i agir aussi comme astringent, et peut-être à changer, après absorption, la direction des courants osmoliques dôiTL muqueuse est traversée. 'Juquet, aont la

Enfin, nous savons qu'une légère dose de sels alcalin, agit de môme, en provoquant une acescence plus l^Z des sucs gastriques, tandis qu'à une dose élevée ces mômes selsles neutrahsent et en tarissent pour ainsi dir'e lasouic

437 On a imaginé avec succès de donner aux dyspenti" ques, . ceux dont le suc gastrique pèche par déflut , ': ahmen is essentiels d'un suc gastrique étranger, sinon 'a'rti ficiel : je veux dire la pepsine, qui n'est aufre' chos que" le ferment du suc. gastrique recueilli sur les animn„v ^Pn

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offre les indications suivantes : la dyspepsie des albuminoïdes réclame la pepsine, - la dyspepsie graisseuse la pancréaline,-la dyspepsie féculente, la diaslase,- la dyspepsie acide, les alcalins, - et la dyspepsie flatulente, les absorbants (Bouchul).

438 Les causes de dyspepsie seront souvent une source d'indications qui compléteront utilement celle qui vient de m'occuper. - L'anémie, les maladies chroniques, la phlhisie, peuvent motiver l'usage de divers moyens, soit isolément, soit concurremment avec les précédents ; mais il est des dyspepsies qui sont, à elles seules, source d indications : teiles sont par exemple, la dyspepsie des convalescents et la dyspepsie ou mieux (Barlhcz) l'apepsie des enfants, états contre lesquels les moyens ci-dessus, et surtout la pepsine, auront une héroïque efGcacité.

C'est à titre d'agent acide et eupeplique que le bouillon peut être préconisé, paraît-il, sinon à titre d'aliment répa-

n^st pas de stimulant qui n'ait été employé contre la dyspepsie ; l'électrisation a pu trouver place parmi eux, soit sous l'orme de faradisation révulsive, soit sous forme de courant constant subslituleur. Les révulsifs, quels qu ils soient, ont pu être employés à leur tour ; et les proc dé hydrothérapiques ne sont pas sans rendre à cet égaid de grands services.

§ 3. Dyspepsie intestinale.

439. Ce que l'on a décrit sous ce nom peut tenir ou à une insuffisance des sécrétions de l'intestin et de ses annexes, ou bien à la formation d'un milieu peu avorab^^^ aux 1 -.rnsformations peptiques (on sait que le est alcalin), ou enOn à la débilité des mouvements intes-

'"c"; pourquoi la plupart des agents déjà étudiés à propos del'cstom'ac pourront être utilisés en cas ^ f j^peps^e intestinale. Les absorbants seront rarement «1 l^-s, ma^s es eupepliques, bien que moins efficaces ici que dan la dyspepsie gastrique, devront être employés. Les frictions et les lavements en compléteront l'efficacité.

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§ 4. — Constipation atonique.

440. La constipation de forme passive accompagne souvent la dyspepsie intestinale, et, plus souvent qu'elle encore, elle est liée à l'inerlie motrice ou sécrétoire de l'inteslin, bien

qu'elle puisse aussipurfoisreconnaîlrepour cause l'irritation.

Pour rendre à ce fonctionnement son activité, on emploiera divers agents diacritiques^ excitateurs des sécrétions biliaire, pancréatique et muqueuse (voy.ces mots) On mettra en œuvre tous les moyens susceptibles d'exciter des contractions, dans le plan musculaire de l'intestin. Les frictions, l'application de compresses froides sur l'abdomen les douches abdominales, peuvent réveiller cette contractUite L habitude de se présenter chaque matin à heure fixe a la garde-robe (Trousseau), surtout si l'oa y joint une sorte de gymnastique des muscles défécaleurs (Phœbus) peut encore ûire efficace. L'action du son, de la grafne dé moutarde, de la graine de lin, du charbon est suf.ourune action mécanique ; ces substances, d'une part, diminuent la trop grande cohésion du bolfécal, et d'autre part, par 1 contacL avec a muqueuse, ils provoquent de plSs abondante

gaWs résineu v ou Jras.iques, sur.out Lu ' f" m l' o ' □les «rate abum, e(c.), les eaux laxalives nul ZTtî le malin à jeun. Un grand veire dV ,?„ prise de men,e, pculaLr le mcl tS-i^^ P"« ou midlée,

monvemen.sde'l'u.eslin T ustsTxSs'dM™'"''"' peuvenl agir de n.ème (assa fœ.ida éiS Les agenis médicamenleux emnlnvrfbelladone, la noix vomique (Z.sl'tl M, ' vivemenl la fibre lissc> I, „ ? Ù """^ ««eilenl

barbe; une cigare lir^rJée'le ■Sa^''"''^ Suefois un IrCs-bon cllei a " P"''"" ImI-

ae seigle, n^" a," , ''Z^''^'^^'^'

441. Contre les constipations invélérées,ayant amené une dilatation passive des parties inférieures du gros intestin, il est difficile d'agir avec efficacité. L'usage de douches rectales, courtes et plus ou moins minéralisées, pourra rendre alors de grands services. On a pu aussi recourir aux agents contracturantp, en les administrant sous la forme de suppositoires ; mais ceci est d'un usage bien moins sûr.

§ 5. Dyspnées paralytiques.

442 Que les dyspnées tiennent à une compression des nerfs récurrents intrathoraciques, à une paralysie du iierf vague, à une paralysie des nerfs phréniques et du diaphragme, à une lésion centrale cérébrale ou bulbaire, enfin à une inQuence toxique (Sée), elles peuvent simuler l'asthme et imposer de sérieuses difficultés au diagnostic

^^îhidirque' soit la cause de la dyspnée, jamais l'accès d'asthme ne motivera d'autre indication que celle qui consiste à calmer l'érélhisme dont il témoigne. Mais en dehors des accès, il y aura souvent k mettre en œuvre la médication excitante, pour prévenir ces mêmes accès, en combattant la paralysie qui peut Ctre leur cause indirecte.

443 La plupart des agents déjà énumérés à propos de l'accès d'asthme peuvent OWe rappelés ici; mais la dose a iaauelle ils devront être donnés, pour remphr cette au reind catfon. est toute différente. Le tabac, la lobélie, le daiùra la belladone et la jusquiame, qui sont des narco iques, ont; à la dose thérapeutique légère, des excitants de la con- Son organique, agissant spécialement sur 1^^^^^^^^^^^ la fibre lisse, et aussi sur les nerfs. Ils ont d ailleurs une dovible raison d'efficacité lorsqu'ils sont ainsi administiés, farce qu'ils ont déjà-une influence anesthésique sur la sen- Sté' alors qu'ils sont encore des ex»^^^^^^^^^ ' à ce double titre, ils peuvent P^'^^";'! ^^^^ff^^.''^^^^^

Le datura, l'agent le plus employé à ce ' /^"^/j. administré en teinture, en pilules surtout, et l^^^^ ^^l"" haSns ou fumigations ; on peut le fumer «i^lé au taba , foint à l'arsenic, il forme la base de beaucoup de cigarette £i amen euses fort utiles aux asthmatiques, soit pour

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