‹ Traite de thérapeutique médicale, ou, Guide pour l’application des principaux modes de médication à l’indication thérapeutique et au traitement des maladiesChapitre 88 sur 132 · INDICATION TIRÉE DE LA DIMINUTION DE SÉCRÉTION · texte numérisé non relu

INDICATION TIRÉE DE LA DIMINUTION DE SÉCRÉTION

(acrinie).

815. La diminution de sécrétion n'est guère appréciable quand elle se passe à la surface des séreuses ou dans les territoires cellulaires. Aussi, ne peut-on baser sur ce fait une véritable indication, au moins dans l'état actuel de la science.

Il n'en est pas de mâme pour ce qui regarde les muqueuses; bien que l'acrinie y soit peu connue, elle existeet peut être constatée. Aussi, peut-elle de même éire attaquée et changée par l'intervention thérapeutique

Mais, c'est dans les sécrétions spéciales que l'acrinie demande surtout à être étudiée; c'est là quelle prend parfois 1 importance dune maladie des plus graves et qu' 1 faut savoir la combattre. luuiaui

Aussi, sans m'arrûfer à des généralités qui sont presque

nd L ' \T''''' ''''''' description de cette md.calion et des moyens thérapeutiques qu'elle réclame pour aborder d'emblée le chapitre des applicationrqu'Sîe comporte. Passant outre à l'acrinie séreuse, je traiterai succinctement et en général de l'acrinie des'nlqueuses

puis je passerai en revue l'acrinie de toutes les sécv/ Uons spéciales qui méritent de nous arrétei ^u" esshe

ART. 1. — APPLlCATIOiNS.

§ l". — Acrinio des mLiqueuses.

I 816. I.a sécheresse des muqueuses psf nn f.u c^, cons,alé dans les mal„d,e, nlfsTes,? .^Le s™ Ta. sou.cnl secondairo, parliel, fugace parroiT el uotive guùre „„e émde à par,, bien qù'l cômrall ol. \ent une indication particulière. "ij^mue .ou-

89 0 INDICATIONS DES TUOUBLES DE SÉCHÉTION.

On constate la sécheresse, ou racrinie des muqueuses, au début de l'inflammation. Celle-ci commence par produire à la surface des muqueuses une suspension des sécrétions normales, avant qu'elle les exagère et les pervertisse. Dans ce cas, l'acrinie appartient au processus inflammatoire, et relève de sa thérapeutique.

On trouve encore l'acrinie, dans les cas, où, le mouvemen nutritif étant considérablement ralenti et comme paralysé, les épithéliums s'accumulent et se dessèchent à la surface des muqueuses, leur donnent un aspect qui varie depuis la saburre simple jusqu'aux fuligiuosités les plus compliquées. Cette acrinie appartient à l'adynamie, elle est justiciable du traitement tonique et des nervins.

Enfin, il y a encore une espèce d'acrinie, qui appartient à la physiologie autant qu'à la médecine, et qui se lie à l'élimination de diflci'ents agents par les muqueuses. Telle est la sécheresse de la gorge dans l'empoisonnement par la belladone, la sécheresse des bronches après l'usage des essences et des baumes, de la ciguë, etc.

817. Indépendamment des indications étiologiques, il y il lieu quelquefois de recourir, à titre de palliatifs, aux modificateurs de la muqueuse pour faire cesser ou pour combattre l'acrinie. C'est dans les fièvres graves surtout, que cette indication se présente et qu'elle acquiert une certaine importance. 11 suffit souvent alors d'employer quelque procédé détersif qui détache et entraîne les enduits, et ne laisse pas après lui une surface muqueuse plus apte encore ;\ s'en recouvrir. C'est le propre des alcalins qui tendent a ilissoudre les produits sécrétés et à les entraîner au dehors, sans altérer d'ailleurs ni compromettre en rien l'intégrité des muqueuses, pourvu qu'on les emploie à une dose convenable. L'eau de Vichy seule ou mêlée de lait est le type de ces préparations. Pour ce qui regarde la bouche, on y emploie encore les gargarisraes et les collutoires alcalins. J'ai vu retirer un grand profit d'injections faites dans la bouche et dans les narines, chez des sujets adynamiques, dont les issues muqueuses étaient encombrées de débris d'épithélium,de sécrétion et de sang concrètes, ce qui se rencontre dans les fièvres typhoïdes, et dans tout état adynamique. Quant aux sécheresses dues.au passage par les mu-

DIMINUTION DE SÉGHÉTION. 39,

qiieuses des substances qui s'éliminenl par cède voie, elles céderont facilement en cessant l'usage de ces substances, en les remplaçant, au contraire, par celles qui sont susceptibles d agir lopiquement comme émollienles.

^ En dehors de ces généralités, il est peu de chose à ajouter a la thérapeutique des acrinies muqueuses. Toutefois, il est bon d'exposer comment cela peut s'appliquer aux ac'rinies bfonchiques et intestinales en particulier, et de faire connaître les importantes médications qui y répondent c'esta-dire les expectorants et les purgatifs. '

§ 2. — Acrinie de la pituitaire.

818. Quelque fréquente que soit la sécheresse de la piluitaire, on lui fail rarement l'honneur d'un traitement médical. Cependant, après les émollients que l'on utilise par le reniflement, il faut noter les inhalations aromatiques (vinaigres sels, alcoola(s) et les agents sternutatoires, sous forme de poudres qu'il suffit de priser. Les agents iodé» susceptibles de provoquer lecorjza fluxionnaire de Tiodisme' pourront <5tre de bons substitutifs. Jeannel préconise une poudre d'amidon mûlé d'alcoolé d'opium .-notons encoreïa poudre oe réglisse et la poudre de calomel mOlée au sucre dans la proportion d'un dixième. '

§ 3. — Acrinie de la muqueuse bronchique .

819 C'est d'un fâcheux pronostic, pour les airection<! broacques et pulmonaires, quand elles ,ie s'accompagnen pas d expectoration. On connaît la violence de la loux dans le ca an^he sec, la douleur et l'éréthisme qui l'accom " gnent (bronchite à raies vibrants, etc.) (392) '*''°°'P^-

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