C'est à quoi l'on arrive au moyen des émolUpnf
forme d'inhalations et de pulvérisations ; on y emploie des infusions ou décoctions adoucissantes (guimauve, graine de lin, lichen, bouillon blanc, laitue, etc.). La môme médication peut encore être appliquée à la peau, bien qu'avec moins de sûreté, sous forme de fomentations, de cataplasmes, de frictions onctueuses (axonge, suif, beurre de cacao), pratiques qui DB sont guère usitées que dans la médecine des enfants.
821. Les moyens médicamenteux à employerà l'intérieur Font ceux, qu'à proprement parler, on a nommés les expec- .torants : les fruits pectoraux, la manne, le miel, le limaçon, le mou de veau, les espèces pectorales, la réglisse, le lichen, sont employés en tisanes et en confections diverses ; leur but le plus immédiat est de provoquer une salivation abondante, de lubrifier les parois de la gorge, et, de proche en liroche, de faciliter les sécrétions.
Les vrais expectorants sont d'abord les antimomaux, parmi lesquels le kermès tient la première place, et qu'on administre à dose légère et fractionnée (0-,10 à 0-20) pour en obtenir l'effet expectoralif. L'émélique agirait probablement d'une façon analogue, mais la facilité avec laquelle il fait vomir, le rend moins commode à manier sous sa lorme nauséeuse; toutefois,le vomissement est, aussi en lui-même, unbon agent d'excrétion des sécrétions bronchiques En raison de ceci et delà décongestion que la nausée favorise, l'émélique pourra être donné encore à la dose vomitive a litre d'expectorant. Si l'on tient compte des effets de depression algide qu'il peut produire, on lui P^'^^f^ff ' tout chez les enfants, l'ipéca, qui jomt de propriétés identiques et n'a pas la mCme action dépressive.
822. A côté des nauséeux, qui sont encore des controstimulants, on peut placer les agents chargés d emousser la ensibilité Le chloroforme et le chloral jouissent à cet égard de propriétés remarquables; à l'encontre des agents pfécédenU, ils excellent à enlever à l'expectoralioa son ca- Si' nlûséeux, si fréquent chez les la rendantplus facile et moins douloureuse. L eau de lauriei cerise et les loochs jouissent des mûmes P^'oP^^é
Tous les opiacés que nous avons dû Prescnre ontre la loux peuvent être donnés encore dans le même but, mais
dans les cas où l'expectoralion est rare et difficile, on se trouve rarement bien de l'usage des narcotico-acres (belladone, datura, stramoine, phellandrie), dont l'effet ordinaire est au contraire anexosmotique et a pour résultat d'assécher les muqueuses.
Enfin, on donne, à titre de tempérant et d'expectorant à la fois, la scille, le polygala et aussi la digitale.
823.,Aprt!s cela, viennent les gommes-résines, et les baumes. La gomme ammoniaque d'abord, puis la gomme gutte et le jalap sont autant de purgatifs qui modifient les affections bronchiques plutôt par dérivation intestinale, que par élimmation pulmonaire. Les baumes, au contraire, ne possèdent guère que ce dernier mode d'aclion : aussi, la lérében- Ihine, le (olu, le benjoin, la myrrhe, sont-ils employés dans ce sens; et, gradués selon le besoin, ils remplissent le rOIe de fort bons expectorants.
Après ces agents je n'ai pins qu'un mot à dire du soulre et de 1 eau sulfureuse (eaux de Bonnes, de Caulerets, etc.) que Ion emploie le plus souvent pour tarir la sécreiion bronchique, et qui, à dose modérée, peuvent au contraire, la facihler, pourvu que, dans l'irritation que produisen ces agents, on sache s'arrêter à l'irrilalion séorétoire Aussi, usage devra-t-il en élre fort modéré au début et graduellement accru, pour éviter que cette mesure délicate soit dépassée.
§4. — Acrinie de la muqueuse gastro-intestinale.
824. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit de la médication vomitive, qui a pour effet, non-seulement de rejeler hors de l'eslomac les substances ingérées et les proS desecrelion, mais aussi de provoquer la sécrétion de nou
s^cj^^s^erelmac pourluî^^^
aefnt d ' llTT'^' ^"'j' veuxparler, c'est-à-dire des .nteslinaL directement a l'acrinie
: 825 Les vumdfs, ainsi nommés autrefois à can.n A. i h.e„.a,sa„,o, éleCion do,U on ,es c.r„vaU°c:p;w:,Tua„Và.
39 4 INDICATIONS DES TUOUBLES DE SECRETION.
l'évacuation des matières peccantes, sont tout simplement aujourd'hui, tous les agents susceptibles de di5lerminer la diarrhée (Trousseau et Pldoux).
Employée dès les premiers âges de la médecine, fort en honneur au xvii"' siècle, puis bannie par Broussais et restaurée par Trousseau et Bonnet, la méthode évacuante purgative comprend une foule d'agents, qui ont été diversement classés par les auteurs. L'idée qui domine la plupart de ces classifications est celle de la mesure des résultats produits, d'où les expressions de laxatifs, de minoratifs ou de cathartiques^et de drastiques indiquant des effets de plus en plus considérables. Assez arbitrairement désignés d'ailleurs par ces expressions et aussi sous le nom à'hydragogues, A'eccoprotiques, etc., ils ont été étudiés avec plus de fruit, dans leurs effets physiologiques et considérés parles uns, comme des hyposthénisants de l'intestin (Giacomini), par les autres, comme des agents d'indigestion ou d'irritation (Forget), et susceptibles d'agir par le spasme, par l'hypersécrétion simple ou par l'irritation imflammaloire, etc. ; récemment on les a divisés en purgatifs dialyliques, purgatifs mécaniques et purgatifs drastiques (Sée, Rabuteau). Malgré ce qu'une telle classification offre d'imperfections, elle doit être acceptée comme la plus scientifique.
826. Les purgatifs dialytiques sont ceux qui appellent dans l'intestin les éléments séreux du voisinage et les font passer à travers la muqueuse, avec les principes cristalloides qu'ils contiennent, en respectant les éléments colloïdes, lesquels se refusent à la dialyse. On trouve parmi eux le plus grand nombre des agents minoratifs ou cathartiques,etaus£i des purgatifs salins; quelques végétaux doivent en être rapprochés, qui agissent probablement par la grande abondance -de sels qu'ils renferment ; viennent enfin les purgatifs sucrés et alcalins. Si ces agents sont mlroduits dans le sang, au lieu d'être déposés dans l'intestin, 1 osmose ne saurait se produire du sang vers l'intestm, mais bien de l'intestin vers le sang, et la constipation en est le résultat ; c'est ce qui a lieu quand on injecte dans le tissu cellulaire, ou dans les vaisseaux, des solutions de ces mêmes sels purgatifs; le môme fait se produit lorsque 1 on a donné des doses insuffisantes de sel et que ce dernier esi
DIMINUTION DE SÉCIIÉTION. 49g,
absorbé par Ja muqueuse avant qu'il ait pu provoquer la dialyse a sa surface; le môme effet s'observe à la suite des purgalions obtenues avec ces mômes agents, une certaine quantité étant toujours absorbée et faisant succéder la constipation à Ja diacrise; enfin, il peut se produire encore et pour la môme raison, lorsque le purgatif salin est administré à doses trop élevées (Rabuteau, Moreau, Jolyet bvemy). On voit par là que l'emploi des purgatifs les plus simples n est pas affranchi de toutes difficultés.
827. Les sulfates de soude, de magnésie et de potasse sont les types de cette classe. Les premiers sont le plus souvent conseillés; ils forment la base des eaux de Sedlitz, de Pullna et d lipsom. Il faut se souvenir que les sels de magnésie' à7]Tl3?, '^'""f médication des vieillards, à cause formP ' T ^ '^^"^ messie sous
mTeuL^Tv P^"' °" des paralyso-
Se rnrr :• 'TT ^'^^ ^^^"'^^"^ de l'asthé-
nie cardiaque. C est une propriété qui leur crée sans doute
desmdications spéciales, mais qui les fera éloigner de la thérapeutique simplement purgative.
Les chlorures, beaucoup plus rarement employés comme purgatifs donnés à dose suffisante, purgent bien cepen! \ dant ,1s forment la base d'un certain nombre d'eau/miï nerales purgatives naturelles, les eaux chlorurées sodiques ortes (eaux du duché de Nassau, de Balaruc, de Bou'! bonne, eaux de mer). Le chlorure de magnés um senii même un des purgatifs les plus doux. ""'^"'"'""^
cenend.'nT^lp'^'h ^^P^ojés; on pourrait donner
cependant le pho.^phate neutre de soude. II en est de niéme des sulfovinates, parmi lesquels le sulfovinate de soude serait le type des purgatifs doux (Rabuteau), s'i n'a' 'VsTeZTT ^'^'^'^ racilement falsifié.
impie vZTn '^ 'VV'' "^^g"'^'^^^^ la magnési
^ élévées (4 .8 grammW Pur 0^1^^^ ^^^^^^^^^^^^ fe^e^ lue, dans 1 estomac, elle est attaquée par l'acide chlorJivdri 5ue qui la transforme en chlorure; si tout est IransfS,' .
il n'y a pas d'effet purgatif produit ; sinon, ce qui n'a pas été atteint, gagne le gros intestin, dont la réaction acide en fait un sel soluble et purgatif. De là les effets variables selon la dose, et la lenteur d'action de ce purgatif.
Il faut y joindre le calomel {protochlorure de mercure), dont les aptitudes sialagogues et cholagogues font un purgatif tout spécial, sans compter la puissance de ses effets altérants, lorsqu'au lieu de le donner à dose purgative {08',20 à 1 gramme) on le donne à doses fractionnées (O^'^jOo en 5 doses, par exemple).
829. Après les sels minéraux, viennent les sels crgani- •ques. Les citrates et les tartrates sont les plus usités ; les Tiases sont les mêmes : magnésie, soude et potasse. Il est remarquable que tous ces sels qui, à faible dose, ont une action tempérante, deviennent à haute dose des purgatifs par dialyse. Les végétaux qui sont riches de ces mêmes sels, le tamarin, la casse, le séné, le nerprun, ont une action analogue, que partagent encore la mercuriale, la seconde écorce de sureau, et tous les sucres : de là, l'usage de la manne, purgatif doux et béchique, du miel et des pruneaux, et, pour les enfants, des sirops de fleurs de pêcher «t de roses pales. Les savons et notamment les savons alcalins auraient le môme effet.
Quant à la rhubarbe, son action purgative qui tiendrait à l'acide chrysophanique, est lente et régulière; elle, et le podophyllin, sont souvent employés à titre de laxatifs, plus encore qu'à titre de purgatifs. Prise trop modérément, elle peut déterminer la constipation ; aussi, l'irritation inflammatoire en contre-indique l'usage. Toutefois, ses propriétés stomachiques en font surtout un agent de la médication des dyspepsies, et ses aptitudes dialytiques en font un agen précieux de révulsion sur l'intestin. C'est le médicament oui convient aux formes atoniques de la diarrhée et de la constipation; il n'y a pour cela qu'à f ^'^'^j^^J^^^^^' faut tenir compte toutefois du tannin de la rhubarbe, pour ce qui est de ta constipation. La rhubarbe s'élimine par les urines, en grande partie elle s'élimine encore par le mamelles, et peut communiquer des propriétés msf^^ au lait des nourrices qui en feraient usage; ce peut eire un motif de contre-indication.
GIMINUTION DÉ SÉCRÉTION. 39^ Ô3Ô. Les purgatifs mécaniques sont ceux ani n-.. i
ne p'eut , L r à LeTs 1""'"^"' ^"'^'^^ ^^"^-"^^ l'intestin. Toulefoï il mTn P^"^ «Her irriter
lionnels, au comact d^^f r ^"'^'"^ ^'«rtainscas excepramoll.; cet épi pe t/] ' '"'''''^^''^ P'"« aptes à duire. aeruier etTet pouvait se pro-
de xuâ..e de l'huile de rtin LiT''"' u "'"^ pourrait û(re alimenlairp Î ^ ' """'^^^"^ pure,
digesleetpurSl ïune in ^^^^^^^^^^ nies). On peut'd nner îes hu I " ^ " '"''^ ^'"^ ' ^« 8^"^" battues etLparfairr^en ^i /e^Xn: ut?'T"'" tique. Leur effet est nlus ^^ûr lnT ' ^'■«"lapures, sur une liqu^:; a "fL^rdo t" ''''''''' verre où on la dépose, e" dont on ^«ouille le
l'avaler. On recommande encor d "^'^"^ médiafement les mdadlm,^ ^'^''^ ^"i^e im-
de ricin, par e rp '^nd^' ''^^
venant à diviser le c rp g af peuMe'dr'""!' ''^'''^^ de la muqueuse et prévenir'o^f d, ""'^ Pa^oi^
qu'elle doit produirrc en oh?""'' ^'^^ '""''^este q^e Chomel en étai venu a un Précautions
Sgrammesd'huilede icin il est'c.T- '^'^ '"'^"'^ ^^«^ do restreindre beaucoup 4'dose ' ' .-^"^ P^'"'"^'
L'huile rance de ricin of n ^^'^'^^ament. chaud contiennent des aridp» /> ^'^ exprimée à
^'^""■ent une oléo.éle ît!^'^^ graines
l'aclioij porte surtout sur les éléments sécréteurs de la muqueuse. Toutefois, cet effet est autant une question de mesure qu'une question de spéciticité; la preuve en est que, si l'on exagère la dose des drastiques, ce n'est plus une irritation sëcré Loire que l'on voit se produire, mais un état inflammatoire véritable, dans lequel l'acrinie se présente souvent au moins comme état transitoire. Sans doute ces agents ne portent pas exclusivement leurs effets sur la sécrétion ; il en est qui modifient l'élément vasculaire, il en esLmôme qm s'attaquent d'abord à l'élément musculaire : ceux-ci provoquent la diarrhée en exagérant les mouvements péristaltiaues et en déterminant une course trop rapide des matières alimentaires dans le tube digestif. G est ce qui arrive dans certaines lientéries; c'est aussi l'opposé de ce qui se présente dans un certain nombre de dyspepsies (409-351). A ce litre, on a pu rapprocher des purgatifs, les strychniques et lessôlanées vireu.es, que nous savons capables de provoquer celte exagération motrice (351). On s est demandé enfin, si un certain nombre des drastiques que nous allons examiner, n'agissaient point par ce môme moyen; en tout ras ce n'est pas le seul qu'ils emploient.
L-Suile de' croton et l'huile d'épurge, sont données a 1. dose de quelques gouttes seulement, le plus souvent mêlées à l'une des huiles précédentes (hmle d'amandes, huile de ricin). L'huile de croton est particuli rement hy- Sgogue, à cause des effets diurétiques que l'acide croto-
"«:^^^^^;f"^^0..0.1^estun^st^^^ muqueuses épaisses, dont les sficicuout, ''{V ' ^, j
propriété que possèdent d'ailleurs plus ou moins
drastiques. . u,.„nnA pt l'élaté-
La coloquinte (même dose), puis la bryone et 1 e a
rium, beaucoup moins usités, la gomme-gutte (Ot'ji'ô à Oe'/JO), lejalap, la scammonée et le turbith végétal (Oe^SO à 2 gr.); sont, avec le colchique, les principaux drastiques. Parmi eux, les résines surtout jouissent de propriétés hydragogues et déterminent des évacuations séreuses; le médicament le plus souvent employé à cet effet est l'eau-de-vie allemande (teinture de jalap, de scammonée et de turbith) que l'on donne à la dose de 3 à 50 grammes.
La vératrine, que l'on a rapprochée de la colcliicine, peut agir en effet comme purgatif; elle a môme sur celle-ci cet avantage, qu'elle ne provoque pas la gastro-entérite, ce que fait souvent le colchique ainsi que les préparations qui en dérivent. Faut-il ajouter encore l'agaric blanc et l'ellébore noir, auxquels leurs effets incertains ont mérité l'abandon dans lequel on les laisse ?
834. Il importe de diviser encore les purgatifs, d'après le segment de l'intestin sur lequel ils agissent de préférence. Or, tandis que les purgatifs dialyliques semblent agira peu priîs tout le long du tube digestif, il en est, môme parmi eux, qui ont un lieu d'élection dans celle muqueuse : le calomel est cholagogue, la magnésie agit sur le gros intestin; les purgatifs salins en général semblent agir de préférence sur l'intestin grêle. Parmi les purgatifs mécaniques, les huiles, par exemple, semblent agir, dès leur présence dans l'estomac, par une sorte d'indigestion. Enfin, les drastiques ont aussi leur spécialité d'action. L'huile de croton et lejalap
î^ agissent sur l'intestin grôle; l'aloès sur le foie (Wedekind) et le gros intestin.
§ 5. — Acrinies spéciales.
835. L'importance des sécrétions fait l'importance des acrinies correspondantes, et s'il est impossible de formuler,
■pour ce genre de perturbation, un type commun qui se rapporte au plus grand nooabre, on peut dire qu'il n'est pas non plus de thérapeutique qui leur convienne à toutes à la 'ois.
Sans doute, on peut formuler, comme indications commules, que l'on s'efforcera de provoquer la reprise de la sécréion suspendue, qu'on tâchera de faciliter l'apport des ma-
4 00 INUlCATIOiNS DKS TROUBLES Dli SÉCRÉTION.
tériaux de sécrétion elle départ des produits élaborés, qu'on s'adressera aux sécrétions supplémentaires, en les excitant à pallier l'insuffisance de la sécrétion suspendue, enlm qu'on s'attaquera à toutes les conséquences que l'acrmie peut entraîner, dans l'ordre nutritif et dans l'ordre fonctionnel. ,
Mais, si ce sont là des données qui peuvent résumer le traitement, elles sont tout à fait insuffisantes pour en donner une idée précise; il nous faut pour cela entrer dans le détail des acrinies glandulaires.
§ 6. — Acriiiie salivaire.
836. Si lu suspension des sécrétions salivaires ne constitue pas par elle-mûme un fait susceptible de beaucoup de conséquences, elle est du moins une gône considérable et qu'on est toujours heureux de supprimer.
On peut agir au moyen des boissons souvent répétées, qui humectent la bouche et suppléent la salive. Le malade a presque toujours l'appétence des boissons acidulés, qui ne peuvent être continuées longtemps, sans laisser après elles une soif plus vive qu'avant; on leur préférera le plus souvent les boissons alcaUnes, qui semblent mieux dissoudre les enduits, et en tous cas, laissent aprùs elles un soulagement bien plus complet et plus prolongé. Les solutions alcalines, les eaux de Vichy et de Vais, simples ou coupées de lait, etc., Y seront employées utilement.
837 On peut s'adresser encore aux agents sidagogues; ce sont d'abord tous les agents physiques que l'on a nommés masticatoires, et qui provoquent le flux salivaire, en faisant exercer à la mâchoire des mouvements mécaniques lepelés; c'est ainsi qu'un caillou, tenu dans labouche, peut préserver de la soif. On conseille encore mieux, de mâcher des racines à principes stimulants (pyrèthre, angéhque, etc J dont l'action, comme celle des condiments, est de provoquer la salivation en excitant la muqueuse buccale. ^ Enfin, les eaux gazeuses et tous les s imulant s i d^^^^^^ liquides ou gazeux, peuvent avoir de 1 '.^^ .
d'en modérer l'usage, pour ne pas dépasser, dans 1 échelle l'excitation, le niveau de la simple irritation secrétoire.
J'ai déjà noté les lavages et les injections (815) qui, poussées dans la bouche, sont quelquefois nécessaires pour débarrasser la muqueuse des encroûtements qui la recouvrent et pour rendre au flux salivaire sa liberté.
§ T. — Achnlie.
838. La suspension des fonctions du foie, en tant qu'organe de la sécrétion biliaire, entre comme un élément important dans certains étals morbides graves, dont la maladie dite atrophie aiguë, ou ictère grave, serait la forme Ja plus achevée (Frerichs). Il est probable que cette modification fonctionnelle fait parlie d'un grand nombre d'états morbides, dans lesquels, la part qui lui revient au juste ne peut être appréciée encore aujourd'hui. On ne saurait ici, comme on le fait pour le rein, rapprocher les résultats de l'acrinie. de ceux que donne la résorption trop abondante des matériaux sécrétés.
Il ne manque pas d'occasions où le thérapeute doive provoquer un mouvement sécrétoire du côté des voies biliaires, smon à titre de dépuration, du moins dans un but de révulsion, facile d'ailleurs A atteindre.
839. Les agents à employer dans celte vue seront surtout des purgatifs. Il n'en est guère, en effet, qui ne soit un peu cholagosue. Parmi eux cependant, les drastiques qui irritent es parois de l'infeslin, ceux qui agissent spécialement sur la muqueuse,, dans le voisinage du canal cholédoque (h de crolon, jalap) sont plus aples h provoquer une hypercrinie réflexe. Les purgalifs dialytiques seront, au contraire de peu d'eflet ici, aussi bien que les purgatifs mécaniques!
Laloès, par les selles bilieuses qu'il provoque, par la ' congestion qu'il détermine dans la circulation de la veine porte, par l'irritalion intestinale dont ces faits s'accompagnent, semble éire un des plus puissants modificateurs de la sécrétion biliaire. A l'aloôs, il faut joindre la plupart des purgati s résineux et mOme la rhubarbe, qui est bien moins active II faut noter enfin le calomel, qui unit à son action
ïïf?f 12 ""^,«^"°"/î^«'^§og"o spéciale, due sans doute à 1 alfinilé qu il possède pour le foie, et au choix qu'il fait
4 0a INDICATIONS DES TROUBLES DE SÉCRÉTION.
des voies biliaires pour s'éliminer; aussi est-ce le cholagogue par excellence.
840. Tels sont les agents les plus capables de provoquer le flux biliaire, et fous les effets qu'on en peut attendre. 11 faut encore placer à côlé d'eux, ceux qui, sans agir avec autant de force, sont cependant susceptibles de provoquer un flux plus facile, plus abondant, et surtout plus régulier, de la bile dans l'inleslin : c'est l'indication qui se présente dans beaucoup de dyspepsies, et chez les sujets exposés aux coliques hépatiques. j vi
L'usage mesuré des alcalins, des eaux de Vichy, de Vais, de Carlsbad est souvent favorable alors. C'est dans ces casque je me suis bien trouvé de donner les préparations savonneuses (pilules de savon médicinal, simples ou associées à la belladone ou à la thériaque, selon les cas). Enfin, certains aliments chargés de matériaux fermentescibles, tels que l'extrait de malt, m'ont paru avoir le même ellel uliie.
l 'usage de petites doses d'éther ou de chloroforme administrées peu avant le repas, aura le même effet, ainsi que Cl Bernard l'a observé. Peut-être est-ce ainsi qu agit le remède de Durande, bien plutôt que par une action dissolvante dont les conditions sont impossibles à réaliser dans I mtestm; toutefois, son usage ne saurait être longtemps continué.
§ 8. — Anurie.
841 L'anurie qu'il ne faut pas confondre avec la réten- Uon e la résorption de l'urine, entraîne 1- conséquences les Plus graves; les différentes formes de 1 urémie nous en offî nf es p incipaux types. C'est là encore un ac ident quTpeut prendre rang dans bien des évolutions m rb des diverses, qui met fin à un grand nombre de malad ai<.uës et surtout de maladies chroniques. Par la, il mérite à tous é-ards de faire la base d'une indication.
La sécrétion urinaire étant une fonction dépura toire pai
la combattre, lorsqu'on peut l'attaquer directement, ce que
1 on fiiil au moyen des diurétiques.