‹ Traite de thérapeutique médicale, ou, Guide pour l’application des principaux modes de médication à l’indication thérapeutique et au traitement des maladiesChapitre 93 sur 132 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

885. Après avoir traité des troubles élémentaires spéciaux ù tel ou (el appareil, j'aborde maintenant ceux qui, communs à tous, ont pour sujet, les fonctions les plus générales et les plus fondamentales: les troubles de nutrition.

Phénomènes beaucoup plus intimes que les précédents, ceux-ci sont d'un traitement plus délicat; il est plus facile de modifier l'aclivilé fonctionnelle, que de modifier l'activité nutritive des éléments; cependant, pour être une fonction commune et essentielle, la nutrition n'en est pas moins une fonction, et, comme telle, susceptible d'être influencée par excitation, diminution ou perversion^ et parles causes morbifiques, et par les agents thérapeutiques.

La nutrition, c'est en eflet, l'ensemble des modifications que l'élément histologique éprouve, de la part du milieu dans lequel elle se trouve, et de celles que l'élément, de son côté, fait éprouvera ce milieu (Cl. Bernard). '

886. On pourrait croire qu'indépendamment des modifications physiques et des caractères extérieurs dont s'acicorapagne l'accroissement de nutrition, on peut encore

■japprécier l'importance de ce mouvement, d'après la somme des matériaux ingérés, et des produits d'excrétion. Mais tous Jjes matériaux ingérés n'entrent pas comme edectifs dans «apport nutritif; tous les matériaux excrétés, pût-on les meurer exactement, peuvent encore signifier autre choseque 'activité de la dénutrition : d'où il faut conclure qu'il n'y a ne des renseignements incomplets à tirer de cette source ■lalivemenl aux hypertrophies et aux atrophies. Feiiha.nd. — Tliérapeutique. a 4

Il n'en est pas de môme des fonctions élémentaires, qui prennent à la nutrition une part indirecte. Parmi elles, on trouve d'abord celles du système nerveux organique, doni l'intervention devrait encore être tenue pour directe, si l'on admettait l'existence des nerfs trophiques : d'où la division créée par Romberg dans cette classe, sous le titre de trophonévroses. Il ^ a le système vasculaire, dont l'influence est bien plus manifeste, et probablement plus essentielle aussi, mais n'est pas cependant nécessaire, qu'il s'agisse d'un apport artériel exagéré, ou d'un ralentissement du départ veineux.

La perturbation nutritive peut se borner non-seulement à un organe en particulier, elle peut môme se localiser à quelqu'un des éléments du tissu de cet organe, à l'exclusion des autres. On pense bien toutefois, que cette analyse analomique ne demeure pas toujours absolue et que le travail morbide, généralement envahissant, s'étend peu à peu à l'ensemble du tissu, et même à l'ensemble de l'organe atteint.

887. Conservant une division depuis longtemps reçue (Cruveillicr), j'admettrai dans l'étude de ces perturbations les trois classes suivantes: {° hypertrophies, 2° atrophies, 3° transformations ou perversions nutritives.

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