SELS DE POTASSIUM
li'ès faible, restait couché, ne pouvait ])i'e.S(]ue jilus marcher; ses . . , .^ . yeux avaient perdu leur écjat, et l'appétit avait diminué. Pour bien
faire ressortir Tinfluence dih'érente des sels de potasse et des sels de soude, Kemmerich, continua rexpéricncc, mais en renversant les con(htions, eest-à-diic ([u"il donna des sels de potasse au chien B et (Jessels de soude au chien A. Après un temps égal, le chien B avait aug-menté de 1850 grammes, tandis que le chien A n'avait augmenté que de 530 gj-ammes; tous les autres résultats étaient ég'alement renversés.
Des nombreuses recherciies faites par Kemmerich sur le rôle comparatif des sels de potasse et de soude, on peut conclure que les premiers servent surtout à la formation des éléments anatomiques dos tissus, principalement du tissu musculaire, tandis que les seconds ne semblent avoir aucun r(Mc direct dans la genèse des tissus, mais qu'ils servent à la constilulion (Ui niihcu nutritif dans lequel vivent les éléments fig-urés.
A faible dose, les sels de potasse agissent sur Torganisme comme des toniques, c'est-à-dire qu'ils favorisent l'appétit, l'assimilation et le fonctionnement g-énéral de l'org-anisme. A doses fortes, données pendant un certain temps, ils augmentent notablement l'alcalinité et la tluidité du sang-, ralentissent le pouls, activent les diverses sécrétions, surtout la sécrétion urinaire, augmentent les oxydations et la désassimilation, produisent l'amaigrissement et l'anémie. Ces elléts altérants ont pour résultat d'acUver la résorption interstitielle et celle des liquides épanchés dans les cavités séreuses.
Les sels alcalins s'éliminent surtout par les urines. Dans les conditions normales, l'urine est toujours plus riche en sels de soude qu'en sels de potasse. Dans les cas de fièvre, les sels de /" jjr^^' potasse l'emportent sur les sels de soude; quelquefois même ces J.4iL^^i 7 derniers disparcdssent à peu près complètement de l'urine. Pendant l'état fébrile, la quantité de sels de potasse éliminée est trois à quatre fois plus considérable qu'à l'état normal. Ces dilférences indiquent que la lièvre est toujours accompagnée d'une destruction de la matière org-anisée, c'est-à-dire des fibres musculaires, des cellules et des hématies.
Quand les sels de potasse s'accumulent dans le sang, soit parce qu'ils y afiluent en trop grande abondance, s>nl parce qu'ils ne sont pas éliminés, ils ne tardent pas à i)roduire des etièts toxiques. D'après les expériences de l^^alcU et de Hermann, lés