INFLUENCE DU FOIE ET DU POUMON SUR LWBSORPTION MEDIC
porte, tuent à plus faible dose que lorsqu'elles sont introduites dans une autre veine.
Quelle est l'action exercée par le foie sur les substances arrêtées dans son parenchyme?
Certaines substances, les sels métalliques en particulier, sont simplement fixées dans sa substance, sans subir de profondes modifications. Elles ne séjournent pas là indéfiniment. Le foie 1<3S û^ïjt,^^ cède peu à peu au sang-, à la lymphe ou à la bile. La portion déversée dans le sang- et la lymphe ne s'échappant qu'à doses très faibles, la substance a le temps de s'éliminer de l'org-anisme par les reins et autres voies sans que la dose présente dans le sangartériel devienne dangereuse. La partie cédée à la bile arrive dans l'intestin. Là, une certaine quantité peut repasser à l'absorption et revenir au foie, pour être excrétée encore par la bile; une autre portion peut aussi être détruite dans l'intestin ou être rendue insoluble et expulsée par les excréments. Beaucoup de substances retenues dans le foie sont modifiées profondément et rendues inoffensives; ainsi les sels d'ammoniaque très toxiques se transforment en urée dans le foie, substance à peu près inofï'ensive.
Le foie n'agit donc pas simplement en diluant la matière toxique dans une plus grande masse de véhicule, mais bien en la retenant pendant un temps plus ou moins long- dans son paienchyme ou en la modifiant au point de vue chimique, de manière à la rendre inotîensive. 11 ne s'agit pas d'une rétention purement passive, le foie agit activement par la vitalité de ses cellules. On comprend ainsi les grandes différences qu'on peut observer dans la puissance protectrice de cet organe, suivant son état d'intégrité -ulU/^ ou d'altération pathologique.
Les substances qui n'ont pas passé par le foie ou qui n'y ont pas été retenues doivent passer dans le réseau capillaire pulmonaire avant d'arriver dans l'arbre artériel g-énéral.
Dans le poumon, le sang- étalé en une immense nappe très j mince est en contact avec l'air et abandonne facilement ses principes volatils. C'est là que le sang- perd normalement son excès d'acide carbonique, c'est là aussi que s'échappent les vapeurs, les g-az de toute nature charriés par le sang-. 11 en résulte que, si une vapeur toxique entre dans le sang- par une surface absorbante quelconque, autre que le poumon lui-même, cette vapeur s'échappera par l'air de la respiration et ne produira pas ses effets g-éné-