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AMIDON. FÉCULE

profondes caractérisées par une g-rande sécheresse ou par une vive douleur.

Les émollients sont contre-indiqués localement lorsqu'on veut prévenir Taugmentation de volume d'un org-ane; ils doivent être proscrits également lorsqu'on veut tarir la sécrétion muqueuse ou purulente. 11 ne faut jamais baigner la matrice renversée dans un liquide émoUient, car elle se gonflerait, augmenterait de volume, et sa réduction deviendrait impossible. Lorsqu'une muqueuse ou une plaie sécrète du pus en g-rande quantité et qu'on jug-e le moment venu pour tarir les sécrétions pathologiques, il faut suspendre l'usage des émollients. Ceux-ci, en effet, favorisent la suppuration et retardent par conséquent la cicatrisation.

Principaux émollients. — Les principaux émollients sont les suivants :

i° Féculents. — Amidon et fécule. Dextrine. Farine de céréales. \ ', ^,VoQ£ê'e perlé. — Avoine. Riz.

2° Sucrés. — Sucre cristallisable. Cassonnade ou sucre brut. Miel. Mélasse. Glycose. Lait. Petit-lait. Lactose. Réglisse. Bet- \ terave. Carotte. Autres racines sucrées.

Aç^ 3° Gommeux. — Gomme arabique. Gomme du Sénégal. Gomme ^v

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adragante. Gomme de Bassora. Gomme du pays.

4° Mucilagineux. — Mucilage. Graine de lin. Racine de guimauve. Mauve. Bourrache. Bouiljon blanc. Grande consoude.v; Figuier de Barbarie. Lichen d'Islande. Rhizome de chiendent^

5° Albummeux. — Albumine. Jaune d'œuf. Coquilles d'œuf. Gélatine. Fibrine. Lait.

6° Corps gras. — Huiles. Beurre. Graisses diverses. Blanc de baleine. Cire. Savon. Glycérine. Vaseline. Vasogènes. Lanoline.

7° Corps pulvérulents. — Carbonate de chaux. Salicylate de bismuth. Sous-nitrate de bismuth. Poudre de licopode.

8° Autres corps protecteurs. — CoUodion. Gutta-percha. Caoutchouc. Poix noire. Plâtre. Silicate de potasse.

1" Émollients féculents.

Amidon. Fécule.

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L'amidon est retiré des graines des céréales et la fécule de la pomme de terre.

DEXTRINE. 255

Lorsqu'on chauffe l'amidon avec de l'eau, il se g-onfle, de sorte que, si la quantité d'eau n'est pas considérable, l'eau est emprisonnée et on obtient Ve?npojs. Lorsque la quantité d'eau est très grande, on obtient l'eau amidonnée.

L'amidon a pour caractère de bleuir avec de très petites quantités d'iode. Par une ébuUition prolongée, il se transforme en dextrine : la présence d'une petite quantité d'acide sulfurique active cette transformation. Ladiastase de l'orge germée,ladiastase salivaire transforment l'amidon en sucre à une douce chaleur.

Effets et emplois. — L'amidon en poudre est un corps avide d'eau. Appliqué sur une surface humide, il absorbe le liquide et forme une légère croûte protectrice, adoucit la surface et diminue la douleur. Cette propriété absorbante et calmante fait utiliser l'amidon contre les hiflanwiations cutanées prurigineuses et sécrétantes^ contre les diarrhées^ etc.

L'empois sert à faire des cataplasmes adoucissants. Mélang-é au plâtre, à parties égales, et g-âché avec de l'eau, l'amidon constitue un bandage contentif pour les fractures.

On l'administre sous forme de poudre, d'empois ou d'eau amidonnée. Pour les lavements^ on fait cuire 8 grammes d'amidon dans 500 g-rammes d'eau.

Dextrine.

La dextrine dérive de l'amidon. Elle est amorphe, lég-èrement jaunâtre, très solubledans l'eau et insoluble dans l'alcool et l'éther concentrés. Elle forme des solutions visqueuses et collantes qui ne sont pas précipitées par le sous-acétate de plomb. Ce dernier " ' caractère la distingue de la gomme arabique.

Effets et emploi. — La dextrine est très adoucissante pour les tissus sur lesquels elle est appliquée. Elle convient très bien pour confectionner lesélectuaires ou pour faire des liquides émoUients. Elle sert aussi à préparer des bandages contentifs, que l'on peut enlever ensuite facilement en mouillant les bandes avec de l'eau tiède.

Le mélange agglutinatif dont on se sert habituellement est formé de 100 parties de dextrine, 50 parties d'eau et 50 parties d'eau-de-vie camphrée.

256 SUCRE CRISTALLISABLE.

Orge. Avoine. Riz.

Ces grains se présentent à l'état de grains entiers ou dépouillés de l'enveloppe superficielle.

AvecVorg/e ])erle\ \e gruau d'avoine ou le riz décortiqué^ c'est-àdire les g-rains débarrassés de l'enveloppe externe, on fait des liquides fort adoucissants en les faisant bouillir un certain temps dans l'eau. Sous l'influence delà cuisson, les g-rains se g-onflent puis éclatent. Quand les grains sont crevés, on laisse refroidir, et on administre le liquide sous forme de breuvag-e ou de boissons.

Quand on emploie les grains entiers, il est bon de les faire bouillir d'abord lég-èrement et de jeter le liquide, afin de séparer la matière acre contenue dans Je péricarpe. Les décoctions de grains sont employées avantag-eusement dans toutes les irritations gastro-intestinales^ surtout dans la diarrhée.

2' ÉmoUients sucrés.

Sucre cristallisable.

Le sucre cristallisé est soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool. Chaulfé à 180°, il fournit un produit transparent appelé sucre d'org-e ; à 220% il se transforme en caramel. Les acides, les ferments et un g-rand nombre de sels acides, surtout en présence de la chaleur, transforment le sucre ordinaire en glucose. La fermentation le décompose en alcool et en acide carbonique. Il se combine avec la chaux pour former un sel insoluble.

Effets et emplois. — A l'état de poudre, le sucre cristallisé est lég-èrement excitant pour les tissus. Cette action excitante est due à l'état physique du sucre, dont les particules ang-uleuses ag-issent mécaniquement ; il est, en outre, très hygroscopique et tend au premier moment à déshydrater les surfaces. L'effet véritablement émollient suit l'effet excitant. Cet effet est surtout utilisé pour les inflammations de la cornée., de la conjonctive et pour les plaies blafardes. ^ju^éXo

La propriété qu'a le sucre de former un sel insoluble avec la chaux le fait utiliser comme antidote contre les empoisonnements par la chaux vive. Administré en petite quantité, il constitue un

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