ScHENCK. Ob. rar. de cute, lib. V. obs. Y
4. Edward Blake. Des différences de température du côté droit tt du côté gauche, {Médical Times and Gazette, 8 octobre 1870).
5. Wegscheider. Ueber dos Verhalten der Korpertemperaturen ^' einsciVgen Affectionen der Brustorgane (Archiv. fur path. Anat. und phys. de Virchow. Band. LX1X«).
6. L. CocATO. Sulla termometria comparativa délie ascelle e le fogoii umlaterali degli organi toracici. (Rivi^ta Clinica di Bologna îasc. iO. octobre 1877).
— Sur le rhumatisme articulaire à marche rapide, 1876.
VARIATIONS A L'ÉTAT PHYSIOLIQUB 393
Il a observé des différences de 1/5 chez 58,33 0/0. ~ — de 2/5 chez 21,66 0/0.
— — de 3/5 chez 2,22 0/0.
— — de 4/5 chez 1,80 0/0.
La température fut plus élevée du côté de Taisselle droite
dans 7P 11 0/0.
Là température fut plus élevée du côté de Faisselle droite dans 28,89 0/0.
M. LerebouUet a aussi constaté ces différences de température de Faisselle chez des sujets sains.
Nous avons recherché avec soin les différences de température qui existent entre les deux côtés du corps chez des personnes en parfaite santé.
Voici le résultat de nos observations :
La température de la tête à l'état normal (Voir Thermométrie péricranienne, page 417) n'est pas égale des deux côtés (différence de 0^,3 à 5 dixièmes en moyenne). L'élévation de température est plus fréquente du côté gauche. La région frontalb droite est souvent plus chaude que la région correspondante du côté opposé.
Les deux moitiés du thorax et de l'abdomen présentent à letat normal presque dans tous les cas (90 0/0) des différences de température de 0%1 à 0°,4. L'élévation se montre tantôt à droite, tantôt à gauche, plus souvent à gauche (7/10).
Chez le même sujet, on peut trouver à différents moments 1 élévation de température tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, variant à de courts intervalles.
Les membres, chez les sujets sains, présentent aussi des lliTéreuces assez notables de 0^ 2 à 0^5.
Les extrémités des membres ont des températures différentes de 0,3 à 0^6.
Les membres inférieurs présentent d'une façon plus constante et plus marquée des différences thermiques.
Les conclusions que nous venons de donner sont basées sur un très grand nombre d'observations. Le sujet sain et robuste était exploré pendant plusieurs jours et à des intervalles assez rapprochés.
En résumé, les deux moitiés du corps prisentent presque tou^ joursy chez l'homme en par/aite santé, des différences de tempéra^
ture de 0®,2 à 0*,4 dixièmes, — La connaissance de ce fait est importante ; elle nous apprend à n'admettre qu'avec résene les conclusions de certaines observations cliniques basées sur des différences de température de quelques dixièmes entre deux régions.
L^épaisseur plus ou moins grande des poils, la protection par les vêtements, la pression, le frottement, Tabondance de la sueur, le défaut de couche graisseuse, la richesse en glandes sudoripares d'un côté du corps, sont les causes principales des différences de la température des deux côtés du corps. Ud certain nombre de différences thermiques observées se produisent très probablement aussi sous Tinâuence du système nerveux (voir expériences de Lombard et Brown Séquard. p. ).
Influence des variations de la température extérieure. Refroidissement de la peau par raction de Pair à une basse température.
Lorsque la peaii est exposée à l'air, elle se refroidit ou se réchauffe assez rapidement. L'influence des variations delà température extérieure sur la chaleur de la peau doit être connue, afin d'éviter les erreurs dans nos observations cliniques. Avec Adamkiewicz, Couty, nous admettons que si le refroidissement et réchauffement sont momentanés et passagers, ils ont peu d'influence sur la chaleur des organes périphériques, mais si, ils durent un certain temps, l'effet produit e>t très manifeste. Il suffit de 3, 4 minutes pour observer des nio. diflcations de la température de 2"" à 4''. La peau, ainsi que nous l'avons constaté très fréquemment, ne recouvre sa chaleur perdue que très lentement.
D'après Mortimer Granville * et Sidney Ringer, lorsque la peau est découverte, elle se refroidit rapidement et ne revient à son degré normal que lentement ; l'abaissement et TéléTation se produisent sans règle fixe, non seulement pour la même surface donnée, mais encore pour les différentes partie> explorées du sujet.
Sidney Ringer rapporte que chez un sujet, dont la terapératureétait normale et qui fut placé dans son lit, la peau se refroi-
1. MoRTiMEa Granville. The Lancei, il août 1877, p. 205, 206.
dit rapidement à 94*', F. et qu'il se passa une heure 1/2 avant qu'elle ne recouvrât la chaleur perdue.
An commencement de Tobservation, la température recule était 98»,6 F.
Le thermomètre de surface fut placé au niveau du foie. Il marqua d'abord 94», au bout d'une 1/2 heure 97** 5. On prit ensuite la température à un pouce et demi de l'ombilic, au bout de 5 minutes en obtint 97%5. A deux pouces du milieu du ligament de Poupart, au bout de 5 minutes 97*»,5. Au niveau des dernières côtes qui recouvrent le foie, dans la ligne du mamelon, le thermomètre atteignit 98**.
Au bout de deux heures, la température rectale était 98«,8. De nombreuses expériences donnèrent des résultats semblables.
En exposant des animaux à des froids très vifs soit pendant quelques heures seulement, soit pendant des journées, des nuits entières, ou même pendant plusieurs jours de suite» U. Colin a vu que les effets du froid sur l'ensemble de Torganisme sont des effets secondaires subordonnés à ceux qu'il produit sur la peau, si le froid ne réussit pas à abaisser notablement la température de la peau, il est parfaitement supporté et reste inoffensif, tandis qu'il détermine des troubles graves et tue même, s'il fait descendre le tégument au-des- S'ius d'un certain degré.
M. Colin à noté une énergique résistance au refroidissement chez le chien, le chat, le lapin, le rat.
D'après cet auteur, la conservation de la chaleur extérieure et intérieure n^est pas entièrement subordonnée à Tétat de revêtement de la peau. Cette conservation dépend en partie, 4e l'impression produite par le froid sur l'ensemble du système nerveux et, par suite, sur la respiration et la circulation.
Refroidissement de la peau au contact de la glace, de la neige.
M. Colin a fait voir que le séjour dans la glace n'amène pas de modification très marquée de la température extérieure et intérieure des animaux. Il faut faire durer l'expérience 24 heures pour produire un abaissement de 1 à 2 degrés à raine, à l'aisselle et aux régions dont la tempo-
rature dans les conditions normales, est à peu près fixe.
< Donc, dit M. Colin, la résistance au refroidissement ejt parfaite dans la glace sèche comme dans l'air.
« En appliquant ces données à Thomme, on peut admettre que, si ses yêtements étaient équivalents aux fourrures du chat et du lapin, il pourrait conserver sa chaleur au même degré que les animaux et dans des conditions semblables. >
Il est à remarquer que, chez les animaux, les pattes mises en contact avec la glace accusent au bout d'un certain tempN une réaction très notable : au bout de 1/2 après la cessation de Texpôrience, on note un réchauffement de 11*, 17*, 5' o 6° au-dessous de la normale. Sous la neige les animaux adultes conservent aussi leur température pendant 5, 6 heures grâce à la présence du poil des fourrures qui conduisent mal le calorique.
Refroidissement du corps par l'eau. Action de la piuie. Des asprsionset du bain froid. Fourrures. Plumages, Vêtements.
Si, à rexemple de M. Ck)lin, on applique un thermomètre dans le tissu cellulaire sous-cutané et si on met en contact la peau correspondante avec de Teau, on note que le refroidissement est subordonné à la présence ou à l'absence de revêtements pileux et varie dans les limites très étendues suivant la température ambiante. — L*eau très froide ou à quelques degrés au-dessus de zéro, refroidit à peu près comme la neije ou la glace pulvérisée. La facilité avec laquelle le refroidissement se produit est très grande et avec de Teau à 0 degré, on peut produire au bout d*une minute des abaissements de
La réaction à la suite de l'impression du froid est lentedans les cas de refroidissement interne et un peu prolongé.
Le réchauffement, tout en demeurant plus lent que le refroidissement, suit la même progression, il est rapide au dtbut et se ralentit à mesure qu'il se rapproche de son teri:i'.
Le temps employé au réchauffement est triple ou quadruple de celui du refroidissement.
L'animal velu se réchauffe plus lentement que ranimai i poils ras (Colin).
Daprès M . Colin, la lenteur n*est pas la seule particularité
intéressante du réchauflfement de la peau, il en est une seconde qui doit attirer Tattention. En effet, presque toujours si la réaction n*est point aidée par des frictions, par la chaleuret d'autres moyens artificiels, 1? peau conserve longtemps une certaine fraicheur.
Lorsque la température ambiante est abaissée, lorsque rimpression du froid est persistante, la réaction ne se produit pas et de là des troubles profonds, graves.
Lorsque le corps, sauf la tête, est plongé dans Teau très froide, par exemple, dans de Teau dont la température est maintenue à zéro, la réfrigération, de la peau et des parties sous-jacentes marche avec une extrême rapidité, les couches profondes se refroidissent et la mort survient assez rapidement, si on ne pratique pas le réchauffement.
Nous devons enfin signaler les modifications de températare de la peau qui surviennent d*un côté du corps lorsque Tautre moitié est refroidie, phénomène bien étudié par MM. Lombard et Brown Séquard et qui est sous la dépendance du système nerveux.
Si Ton place un bras jusqu'au coude dans de Teau à 10®, \T, la température des deux bras et des aisselles varie considérablement.
La température peut monter plus vite et plus haut dans une aisselle que dans l'autre, elle peut descendre dans Tune tandisqu^elle monte dans l'autre.
Ou bien il peut arriver que la température de Taisselle du c')té du bras placé dansTeau, baisse considérablement après une courte et légère élévation, tandis que de l'autre côté, on observe une ascension continue.
La même chose a lieu si c'est dans de l'eau tiède (31^,5) que l'on trempe le bras.
Dans ce cas Winternitz * a observé que l'aisselle du côté immense conservait sa température, tandis que dans Tautre aisselle, la température s'élevait continuellement.
M. Colin a fait voir par ses expériences le rôle que jouent nos vêtements dans la distribution et la conservation de la
*. WijrrERNiTz. Etudes sur l'action des soustractions de chaleur sur la pruduetUm de chaleur. (Wiener med. Wochensch. 1871).
température de la peau. Il a fait voir que chez les animaux, les fourrures, les toisons, le plumage maintiennent, d*une façon assez âxe, la température de la peau à un degré voisin de celui des organes profonds, et empêchent Taction des causes extérieures. Ce n'est que dans les cas de froids excessifs ou de chaleurs très fortes et au soleil, que la température de la peau des animaux velus éprouve des variations un peu notables.
D'après M. Colin il est à remarquer que « quoique la peau velue des animaux se refroidisse difficilement et à un faible degré sous Tinfluence des basses températures ambiantes, elle peut s'échauffer très vite et très fortement par le fait de l'insolation. » Cette élévation de température siège non seulement au niveau de la peau, mais dans les parties profondes et dans le sang de leurs vaisseaux.
Température de la peau pendant la sueur. Température de la peau dans un milieu à température élevée,
I. Nous donnons sur ce point le résultat des expériences très complètes de Hankel que nous avons du reste vériOées. Nos résultats sont conformes à ceux de l'auteur allemand.
A. Sueur artificielle. Le sujet était placé sous des couvertures au-dessus d'une lampe à alcool, un thermomètre était mis sous Taisselle, une des soudures thermo-électriques appliquée sur le front.
La sueur survenait en 10 minutes.
Le sujet était observé pendant 1/2 heure, et lorsque le multiplicateur et et le thermomètre restaient stationnaires, on commençait Texpôrience .
Dans ce cas, la température de la peau s*élève, la température du corps ne varie pas .
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