I. A Vêlai physiologique
Albers, de Bonn *, un des premiers, étudie la température de la peau au niveau des tempes, de Tespace compris entre l*ap)phy3e mastoïde et i*oreille, au niveau du cou.
Les conclusions de cet auteur sont :
Qu'il existe habituellement une élévation de température très légëre du côté droit; non seulement de la tête^ mais encore sur le reste du corps ;
Les températures prises sur un point de la peau doublé d*une couchd musculaire, se montrent plus élevées que celles lue Ton prend dans des conditions opposées, à Tétat de santé :omme à Tétat de maladie ;
Un abaissement de la différence entre la température temporale et auriculaire indique une diminution générale le la température de la tête.
Dans ses recherches avec Tappareil thermo électrique que
1. Albebs. Die Temperalur der àusseren Oberfiachej namenUich des ifffa bei Jrren, [AUg, Zeitchr. fur Psychiatrie. Bd.XVIlI,p. 430.Anai. n SchmidVs Jarb. Bd.CXV, p. 207, 1862.)
BBDAao. 27
418 LA THERMOMÉTRIE PéRICRANIENNB
nous avons décrit (p. 355) Lombard ^ arrive aux conclusions suivantes :
A l'état de repos (pendant la veille), la température delà tête subit des variations fréquentes et très rapides, n'atteignant pas d'ailleurs 0^01 c. Ces variations seraient beaucoup plus faibles sur les membres, souvent même on ne les observerait pas .
Toute cause attirant vivement l'attention, un bruit, laTue d'une personne ou d'un objet produit une élévation de température, élévation inférieure a celle que détermine un travail intellectuel.
C'est à la légion de la protubérance occipitale que ^élé^ation de la température est la plus marquée.
D'après Lombard la température moyenne de la tête peut varier d'un côté à l'autre sans qu'il y ait de prédominance bien nette pour le câié droit ou gauche.
Mendel ^, en 1878, étudie la température du cerveau comparée à celle du rectum chez des animaux soumis à l'influencd du chloroforme, de l'alcool.
Cet auteur pratique des couronnes de trépan, généralement au niveau de la suture sagittale, et par cette ouverture glisse un thermomètre entre la dure-mère et Vos ; la peau est ensuite suturée et le reûx)idissement est prévenu par un pansement avec la ouate et la charpie.
D'après Mendel, la température normale du cerveau est moins élevé de 0*^4 a 0^ et même l"" que la température rectale.
Le chloral, le chloroforme, la morphine, abaissent la température du cerveau et du rectum. L^alcool, au contraire, produit une élévation de la température cérébrale qui dépasse souvent celle du rectum.
Chez l'homme, Mendel se sert du conduit auditif pour apprécier la température du cerveau. Après avoir démontré, qu'à l'état de santé, le conduit auditif externe présente es
i « Lombard. Eaperimentt on the relation of Heai io mentai Woritrad. por Brown Séquard in Arch, de Pkys. norm. et path. i§^>. tome I p. 670 , et Proceedings of the Royal Soc, London. p. 166, <8T>.
2. Mbndkl. Die Temperatur der sehSBdelhœhleim normalen undpath^y logisehm Zustand. {Arohiv fdr pathoL AnaUmie. 1870. Bd L, s. 1^;
A l'btat phybiolooiqub 410
moyenne 0*2 de moins que Vaisselle, il s'appuie sur ce résultat pour Tinterprôtation des cas morbides.
On peut reprocher à Mendel de produire dans ses expériences un traumatisme, une irritation cérébrale qui peuvent devenir des causes d'erreur dans Tappréciation des températures.
Quant à ses recherches sur Thomme, il nous paraît que le point choisi pour l'exploration est trop éloigné du cerveau et D« peut par conséquent donner des renseignements sur la température exacte de cet organe.
Schlff * a constaté chez les lapins, et chez les chats, au moyen d'un appareil thermo-électrique, une élévation de température dans le tissu cellulaire sous-cutané de la fosse temporale, devant l'oreille externe, à l'occiput au dessus des BQscles rétracteurs de l'oreille, à la suite de certaines émotions psychiques. Chez le dindon, les appendices de la tête et ia COQ présentent aussi dans ces conditions une élévation de température.
Le savant expérimentateur établit nettement que dans ces 83 l'élévation de température est seulement périphérique t ne tient pas à Tétat thermique du cerveau. Chez les ani- Daux auxquels il sectionnait le sympathique, on n'observait «s de changement de température sous l'influence des émo-
Les variations de la température de la peau ont été dans 'jutes ces expériences, de beaucoup supérieures à celles qui ? produisent dans le cerveau ; la section du sympathique ne v'àïûe en rien les variations de température de cet organe. On peut donc conclure avec SchiflF que, dans ses expérien- ?s. rélévation de température est due à des actions vaso* iotrices.
Dans d'autres recherches, Schiff étudie les modiflcations de i température du cerveau sous l'influence des irritations senirielles et sensitives des membres supérieurs et démontre ue dans ces cas il existe un véritable échauffement des cen-
1 . Macricb Schipp. Recherches sur Véchau/fement des nerfs ei des ceri' ■^ nerveux à la suite des irritations sensorielles et sensitives, (Xrch, de ys. norm, et path. 1870.)
420 LA THERMOMÉTRIE PERIÇRANIENNE
très nerveux prédominant sur Tun des hémisphères, trësmarqué au niveau de la partie moyenne du lobe pariétal.
Chez un animal curarisé ou alcoolisé, il plonge des aiguille* thermo-électriques dans la pulpe cérébrale, ou bien chez le poulet, il place dans les hémisphères cérébraux une pile de bismuth et de cuivre, laissant la cicatrisation se faire au dessus de ce corps étranger et conservant les fils qui traversent la paroi crânienne.
Dans ces cas, Schiff observe une élévation de tempéra^re à la suite d'une irritation périphérique, généralement do côté de cette irritation. — L'échauffement est surtout tremarqué au niveau de ia partie moyenne du lobe pariétal et ne dépend pas de troubles de la circulation locale, il est 1résultat de l'activité propre et intrinsèque des éléments nerveux.
Alvarenga ^ obtient pour les températures céphaliques îles chiffres variant de 35°1 & 3V2 : moyenne 36^05.
Hankel ^ a recherché, au moyen de son appareil therraoéiectrique, l'influence de l'activité mentale sur la température de la peau de la région occipitale. Il vit d'abord que les mouvements légers de la tête ne produisent aucune modilica. tion thermique de la peau.
Recherchant alors si la lecture pendant un certain ier:ip% le calcul à haute voix (multiplication d'un nombre de trois chiffres) modifiaient la température, il n'obtint aucune élévation notable pouvant être attribué au travail mental.
Comme conclusion, Hankel dit : que le travail mental wir: f prolongé ne produit aucune élévation mesurable de la tempéramn de la peau du crâne.
En 1877, au congrès du Havre, Broca ^ communique ?e> recherches sur les températures locales cérébrales.
Cet auteur établit que la température moyenne de la pani'