I. Gassot. Bes températures locales. Thèse de Paris
L*HÉMICHORÉB, L'ALIBNATION MBNTALB, L'HYSTÉrIE 479
Dans une de ses observations, Henrot a constaté que la température du côté où siégeait Thômichorée était plus ^Uvée de 1* à P2 que celle du côté opposé. (Voir pages 477, 478).
Au bout de 20 minutes d'application de barres aimantées, la différence de température, qui était avant l'expérience de 1*2 en faveur du côté droit (33* et 31*8), est de 1*5 (33* et 31*5).
Sous l'influence de Tapplication des aimants, Henrot constate, dans plusieurs explorations une augmentation de température du côté malade, où Taimant est appliqué et une diminution du côté opposé.
11 observe en outre, sous Pinfluence de l'application des aimants, un transfert de Thémichorée, accompagné du iransfert thermique qui, dans son observation, s'est produit une première fois de droite à gauche, puis de gauche à droite quand les aimants ont été déplacés. « Les troubles hémithermiques, dit Henrot, suivent les troubles hémichoréiques ; nous avons donc obtenu un double transfert : celui de Théroichorée et celui de Thémithermie, »
En 187», Ripping ^ signale des différences de température des deux moitiés du corps chez les aliénés. Ces troubles vaso-moteurs, accompagnés de salivation, d'inégalité pupillaire, de paralysie faciale ou de transpiration d'un côté démontrerait, d'après cet auteur, Texistence de centres thermiques dans récorce cérébrale.
Se fondant sur une autopsie, Ripping localise le centre thermique cortical dans la partie postérieure et profonde de la corne d'Ammon.
Dans Y hystérie^ les différences de températures entre les deux côtés du corps sont presque toujours très notables.
La température d'un côté peut être en moyenne de P, 2* plus élevée que celle du côté opposé. Des variations importantes s'observent aux différentes périodes de la maladie.
1. Henrot. ^otes de Clinique médicale. De Vhémichorée. Pag. 31-35. Reims, 1880.
2. RippiNO. Sut f inégalité de la letnpéraiure périphérique des deux o'dés du corps ehes les aliénés et sur la localisation du centre thermique dans la couche corticale. Anal, in Ann. méd., psych,, 6^ série, tomo I, 1789, p. 487.
4S0 TROUBLES IIEMITHBRMIQUES DANS
suivant le régime, le traitement, etc.( Arraaingaud ') (voir p.474 . La courbe suivante indique bien les différences de la température locale comparée du côté droit et du côté gauche.
Des troubles thermiques dans la paralysie agitante, infunUif. l'atrophie musculaire. — Dans la paralysie agitante, d'après Grasset ', la température périphérique est élevée.
Sur une malade atteinte de cette afTection cet auteur a obtenu les résultats suivants :
lo La température de l'aisselle ne pn^sentc rien de particulier, file oscille autour de 2(7- {:i0»9 ii ST^),
1. Ahuaincaud. — Sur une néorose vaso-molriee se rattachaiU a fitat hystérique, Paris, J876.
2. Ghàssfit el AroLiNARio. iVolc iur r-:tat de la température péri' phérique dans un cas de paralysie agitante et sur l'in/luence iks ecitractions musculaires sur la température pfriphiriQue. Progrès médical, I8;8, p. 216.
L*ATR0PH1E MUSCULAIRE PROQRESSIYE 481
2*' TempémUire dans la main. — On note successiyement : 30^2, :;i«5; 32% 32«2, 32«5, 33«, 33«2. On applique le thermomètre avec de la ouate et une bande, on tiote alors : 34°2; 34''8 ; 35°; 35*'4, 35°8, :T)0;:îo% 3602; 36°3; 36«4; 36o5; 36o7; 3Go8; 36«8; 3Go9;36«9; 37»; Té": 37»1, 3701. La température reste constante à 37*1.
Expérience de comparaison sur l'auteur, — On obtient successivement (de minute en minute) : 31*4; 32o0; 33°4; 34°; 34'>6; 35'»2;35°5; :G'H; 36», 36'»2, 36°3, 36°4. La température se maintient là.
'.^ Température de l'avant-bras, -^ On obtient après deux minutes : :l.^; 4 min. : 34«9;6 min. : 35°6; 8 min. : 3G°3; 10 min. : 3ù^6] 13 min. : 36°8; 17 min. : 37°1 ; 21 min. : 37o2; 24 min. : 37°2.
SurTautcur et dans les vu^incs conditions sur Vavant-bras .•29®4, 31°6, 'M% 3:î»1, 33°2, 3304, 33°4, 33'>5, 33°6.
Le thermomètre reste fixe à 33°6.
Dans la paralysie infantile, Heine a vu la température des membres atrophiés tomber à 25^ et même à 20<).
Dans rairoj}/a> musculaire progressive , dit Jaccoud, les parties où la dégénérescence est en voie de développement sont souvent refroidies; la sensation du froid accusée par le malade n'e^tpas un phénomène purement subjectif: et le médecin peut constater une difiérence de 5^ h, 6"" entre les deux mains.
RiDABD. 31