‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 242 sur 337 · DES AISELLES · texte numérisé non relu

DES AISELLES

Dates.

Droite.

Gauche.

Différence.

Droit.

Gauche.

Difiërence.

Dr. +0,1

Dr.— 0,3

En résumé :

!• Sur 5 mesures des deux cavités axillaires, la température fut :

2 fois = 40 0/0 plus élevée du côté malade.

1 fois = 20 0/0 du côté sain.

2 fois = 40 0/0 égale des deux côtés.

2^ Sur 5 mesures de la température de la peau des deux côtés du thorax, la température fut :

1 fois = 20 0/0 plus élevée du côté malade. 1 fois = 20 0/0 plus élevée du côté sain.

3 fois = 60 0/0 égale des deux côtés.

Cette observation prouve, dit l'auteur, que les lésions inflammatoires du poumon n'ont pas une influence constante sur les températures axillaires et de la peau du thorax.

F. Melcop n'admet pas, avec Peter, Jobhé-Duval, Landrieux et Anrep, que la température locale du côté du poumon est toujours plus élevée que celle du coté sain. D'après ses observations et ses constatations statistiques, cet auteur reconnaît qu'une affection unilatérale du poumon oo de la plèvre a une certaine influence sur la température de la peau du thorax, mais cette influence n*est pas consl'inK, comme le prétendent Peter et ses élèves.

D'après Melcop, l'affection pulmonaire unilatérale donne lieu à des différences de température entre la peau des deux côtés du thorax, habituellement plus marquées que celles observées chez des sujets sains.

La température de la peau du thorax du côté maiadeest généralement plus élevée que celle du côté sain. Cette proposition ne se vérifle pas dans tous les cas.

La température des cavités axillaires ne paraît pas influencée, d'après cet auteur, par une affection unilatérale du poumon.

Contrairement à Peter, Melcop n'a jamais trouvé la température (le la peau du thorax supérieure à celle de laissello. Dans ses observations, il a toujours noté que la température périphérique du thorax reste de quelques deiîrés au-dessous de la température des aisselles. 11 pense que ?i Peter a trouvé la température du thorax supérieure, dan> quelques cas, à celle de Taissella, cela tient à la mauvaise méthode employée par cet auteur, méthode qui consiste à recouvrir le thermomètre avec de la ouate ou des bandes.

D'après Malcop, l'exploration de la température locale d^

la pean ou des aisselles ne peut servir au diagnostic, car si rêl^yation thermique est généralement plus marquée du côté malade, le phénomène n*est pas constant, et avec une lésion (lu poumon à droite, on peut observer une hyperthermie locale à gauche.

Il est nécessaire de pratiquer plusipurs explorations.

F,es cas où Ton trouve la température plus élevée du côté malade, pendant toute la durée de la maladie, sont des excep- 'i '^)s et il ne faut pas compter, en pratique et pour établir \^ ^ia^nostic, î^ur ces exceptions.

< En raison de l'inconstance des résultats obtenus, en raison 1»^ la difficulté de l'exploration, je ne croi$ pa$, dit l'auteur, tpif la Ihermomélrie locale du thorax ait un grand avenir. »

Lps causes de Thyperthermie locale d'un côté du poumon sVipIiqueraient. d'après Melcop, en partie par la pression d*nn exsudât pleurétîqne ou d*un poumon infiltré, par la douleur et par des phénomènes vaso-moteurs consécutifs. II ne pense pas que l'élévation de la température périphérique observée dans quelques cas de maladies pulmonaires ti<^nneau rayonnement d'un foyer thermog^ne profond, car d'nprps cela « les cas où Ton trouve la température abaissée au niveau d'un point correspondant à une inflammation prof »r:ile resteraient inexpli'ables. » Avec ïa théorie vaso-motrire. on peut comprendre qu'il se produise des anémies ou •ies hypérémies passagères donnant les résultats inconstants que Ton observe.

Dans ses recherches sur la température locale dans la fièvre typhoïde , M. Moursou * est arrivé à donner quelques conclusions intéressantes sur la température locale pulmonaire :

* Les résultats obtenus, dit cet auteur, m*avaient paru, pour quelques points, si éloignés de ce que j'avais pu prévoir, queje les avais laissés momentanément décote, ne comptant les reprendre que plus tard, avec tout le soin nécessaire.

I^ travail pré^^enté à la séance du 23 octobre 1880 de la Société de biologie par le Dr Redard {Progrès midicaly 1880,

1. MocBsoD. Recherches sur les températures locales dans la fnsre iyi'hfïde. Journal de (hérapeniiqm H« A. Hiihl^r, 48«?, num. 15, 17, IH. 19.

570 TEMmtATURB PiRIPHiKIQnE BU THORAX

p. 867) 9irr les iempérsUires locales de la poHrina, prtaes à Taide d'un appareil thermo*électriqii6, e'est-b-dire ayee las pins grandes ohances de précision, est venu changer ma manik*e d*agir, en ce sens qtie, retrouyant dans laa oondu* sions publiées par cet auteur quelques-unes de celles auxquelles j'étais maUmême arrivé, avec dei* moyens moins parfaits, je n'ai pins hésité à ies utiliser immédiatement. »

Étudiant la congestien hypoetatique, avec m sans état inflammatoire, M. Movrsou donne les conclusions suivantes :

« Dans la congestion hyposta^que, il y avait toujours abaissement de la tompénulwpe do côté le plus engorgé, abaissement qee l'on trouvait «urtout en comparant les différences des températures de la fMiroi iàoradqne et de Taisselk^ du oôté le plus malade à eeUee du côiié le moins atteint. Plus tard, quand le poumon se décongestioniialt, la température s*éievait progressivement avec le rétaUissement de la circulation pulmonaione.

Si, au contraire, un certain travailinflammatoire ee produisait dans un poumon primitivement congestionné, en remarquait une élévation marquée de sa température.

Quand la matité, localisée à un seul côté de la poitrine se présentait tout d'un coup à Tautre c6té, il y avait élévation subite de toutes les températures, toutefois beaucoup plus du oôté le dernier envahi.

Dans la pneumonie franche au début, rhypertàemale locale existe au point correspondant à Tinflammatton. Hus tard, quand rhépattaatton est complète, 11 y a un certain abaissement de la température locale du dôté malade, pouvant créer ujie égalité de température avec la paroi du côté saim.

Ainsi s'expliqueraient, suivant mes recherches, les dîAerenoes de tenqiérature locale trouvées par M. Redard dans les pneumonies :

« S«r des malades atteints de plearéeîe et de poenoMmie, en pleine évolution, la température périphérique ao niveea des foyers inflammatoires de la plèvre et du poamen, est égale, dans un grand nombre de cas, à celle dn câté apposé sain du thorax. Très fréquemment il existe des différences de 2, 3 (Uxièmes de dcigré ; dan3 ^ueUiuâs cas, ume ^léwtioii

de 3, 4 dixièmes de degré du côté sain. »

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