‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 77 sur 337 · ViGouioux. Académie des scieuces, i · texte numérisé non relu

ViGouioux. Académie des scieuces, i

faut attendre, en de pareilles circonstances, que la température se soit élevée, que la réaction se soit faite. Cette réaction doit être en raison directe de l'abaissement de température primitivement observé.

Dans ces cas, 11 faut agir encore avec une réserve extrême, supprimer, si c'est possible, le chloroforme, ou tout au moins en donner de très petites quantités.

Il faut, en résumé, attendre que la température se soit élevée et se soit maintenue élevée pendant un certain temps^ opérer le plus tard possible, supprimer V administration d'agents stupéfiants, tels que le chloroforme et l'opium.

Résumé des conclusions principales :

1» Tout blessé qui présente une température au-dessous de 35* succombe dans la majorité des cas.

2® Si rélévation réactionnelle consécutive est proportionnelle à rabaissement primitif de la température, le pronostic est bénin.

3* Le pronostic est très grave : lorsque la température reste très abaissée pendant plusieurs heures ; lorsqu'une réaction, en raison directe de l'abaissement, ne se montre pas au bout de quatre à cinq heures ; lorsqu'une élévation très considérable de la température se montre quelques heures après la blessure.

4® Le chloroforme, l'opium, etc., sont formellement contreindiqués.

5* Toute intervention chirurgicale doit être retardée dans tous les cas où la température est au-dessous de 35®,5, 36*.

Ainsi donc le thermomètre nous fournit des renseignements précieux dans le choc traumatique, il nous indique le degré d'intensité du choc, il sert à établir ledagnostic et le pronostic des grands traumatismes.

Il nous renseigne enfin sur le moment où notre intervention chirurgicale est exempte de dangers.

Les conclusions de Ashhurst, Jordan et de Le Gros Clarke sont intéressantes à rapprocher de celles que nous venons de donner :

D'après Ashhurst *, la chute de l«ou davantage est un signe de pronostic grave ; mais, dans des cas très exceptionnels,

1. John Ashhurst. The Principles and Practice of Surgery. Shock and Collapse, Philadelphie, i87i.

Page 1