APRÈS LES GRANDS TRAUMATI8MES
cet auteur a trouvé une basse température de 32*^,8 compatible avec la guérison. Cet auteur signale un cas d hypothermie de ZJ^'fi qui n'a pas été suivi de mort.
« 1* La température de la fièvre de réaction, dit Jordam peut 8*élever trës lentement après la blessure ou l'opération, et atteindre (lOP F) 38o et (103« F) 39*», avant le matin du second jour.
2* Lorsque la température reste abaissée pendant plusieurs jours, après une blessure ou une opération graves, on peut
prévoir un résultat défavorable.
3' Lorsque la température, surtout lorsqu'elle a été basse pendant quelque temps, s'élève à (103° F) 39% (105« F) 40o,
106* F) 41% c'est un cas fatal, mais communément dans la mort à la suite de blessures, la température n'atteint pas ces deijrés.
4* La température n'est pas modifiée par l'administration da chloroforme.
5* La température n'est pas influencée par l'incision des parties molles, de quelque étendue qu'elle soit.
0* La température baisse immédiatement au moment de la section des os, de 1 à 4 dixièmes de degrés.
7* La température tombe dans quelques cas graves de choc à /J7* F) 36* ou 36* et quelques dixièmes. Chez l'enfant, elle ne tombe pas aussi bas que chez l'adulte ; chez Thomme â^é elle descend plus bas.
8* Il est très rare,quelsque soient Tâge et les circonstances, Je voir« au moment d*un choc très intense, même au moment de la mort, la température descendre au-dessous de (97" F) 3«5' ; elle n'est probablement jamais descendue à (96* F) 35**.
9" Dans la fièvre de réaction, spécialement dans la première période» les variations du soir et du matin sont moins régulières que dans les fièvres médicales ; dans les périodes plus avancées, l'absence d'abaissement le matin indique cependant un état fâcheux.
10* La concordance entre la température et le pouls et principalement entre le pouls et la respiration est moins marquée dans la fièvre du choc que dans les fièvres médicales.
il» Le thermomètre fournit les meilleurs renseignements (plus importants que ceux donnés par le pouls et la respiration) et renseigne sur le degré du choc, sur la réaction et sert puissamment au pronostic. »
D*un autre côté, Le Gros Clarke est arrivé aux résultats suivants :
« l** L'examen de la température dans les lésions traumatiques, dit cet auteur, est un élément capital de pronostic et de diagnostic qui indique l'intensité du choc, Fénergie de la réaction.
2* Dans les cas de schock peu graves, ou peut avoir des abaissements de températures de 1 & 2 degrés, une ou deux heures après l'accident.
S"" Au bout de 3Ô à 48 heures, il se produit une réaction et la température s'élève à 38»,385.
4** A la suite d'opérations importantes, la température peut baisser de 1/2 degré.
5* Le chloroforme n'exerce pas sur la température une influence marquée.
6* On observe rarement des températures au-dessous de (97o F) 3Ô0.
7o Dans la réaction succédant à une opération, si la température dépasse (104o P) 40o, le pronostic est défavorable,
8o II n'y a pas la même concordance entre l'état du pouls, de la température et de la respiration dans les fièvres succédant aux traumatismes que dans les fièvres médicales.
Contrairement à Furneaux Jordan, Le Gros Clarke n*a pas observé dans les amputations une modification de la température au moment de la section de Tos.
A consulter :
Lauder Bbonton. On the Pathology and Treatment of Shock and Syncope (Saint-Bartholemew's Hospital, 1874).
H. Fischer. Ueber den Shock Vortrag, gehalten in der chirurgischeH KUnik zu Breslau, Eode Jaiiiiar. {S70. Sammluog Klinischer Yortrâge herausg. von Richard Volkmann. N« 10. Leipzig, 1870.
Blum (Albert). Du Shock iraumatique (Arcb. géa. deméd., 1876).
Verneuil. Article Commotion» Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.
Mansell Moulin. Encyclopédie de chirurgie, art Shock. Paris, 1 884, t. [. Libr. J. B. Baillière.