Megkrand. Thèse de Paris
2 Pfgaitaz (de Huile). Dus Veralrin bei semer "'''Ciitont'rt Amtç»dung. Dculschel Archiv fur ktin, il/(!rf. Leipzig, Bd VI. 2ct 3. p. IbO, 1809.
VÉRATRINE. ALCALOÏDES DE l'oPIUM
Dans ces expériences, on le voit, il a suffi d'une quantité très faible de poison pour abaisser notablement la température.
Stohr ' a pu déterminer un abaissement de température de 2° en administrant 2 grammes de veratrum viride.
De notre côté, nous avons noté que, si des doses assez considérables de poison étaient administrées à un animal, la température s'élevait au début pour s'abaisser bientôt.
Lorsque la température est très élevée, la véralrine peut provoquer un abaissement de température considérable, et, dans quelques cas, un véritable coUapsus algide.
D'après Alvarenga :
1° La vératrine a une action immédiate sur la température et le pouls, la température s'abaisse, la fréquence du pouls diminue.
2° L'effet de la vératrine se manifeste dans les douze à quarante-huit heures après son administration.
3° L'action déprimante de la vératrine sur la température et le pouls continue à se manifester plusieurs jours (S à 12) après la suspension du médicament.
Pour obtenir la diminution de la température et du pouls, il n'est pas nécessaire d'administrer des doses élevées de 5 à 6 cent. 1/2. La dose journalière de 15 à 20 milligrammes suffit pour abaisser assez notablement la température.
Drasche ^ a démontré l'action efficace de la vératrine dans les affections pulmonaires.
Alcaloïdes de Vopium. — Les alcaloïdes de l'opium et la morphine en particulier donnent lieu à des abaissements de température souvent très considérables.
Des expériences que nous avons faites nous ont permis de voir que cet abaissement peut, dans quelques cas, être considérable.
Voici quelques-unes de ces expériences :
Expérience XIV. — Bpagmul de taille moyenne en bonne sanlé, à jeun Température avant l'expérience, 40" à 8 lieiires du matin.
es 2^ou-
nrc.
Injection sous-outanâo de 5 contigr. de chlorhydrate de morphine.
A 8 lioures 1/2, température 39»6.
Somnolence, vomissements, défécation.
A 10 heures 3705,
A midi, la température tend à remonter, 38»2. Le soir, elle est normale .
Expérience XV. — BuU-ierrier très vigoureux. A 7 heures 1/2, température avant l'expérience, 39°6. Injection de 7 centigrammes de chlorhydrate de morphine.
A 8 heures 1/2 , 3S°o.
Vomissements, défécation, somnolence.
A 9 heures ST'S.
A 9 heures 1/2 3Q<>S.
A 10 heures 36°5.
A midi, la température remonte à 38o Le soir, elle est normale.
Expérience XX. — Bull-terrier, petit et vigoureux, en bonne santé. Avant l'expérience, température 39°8.
Injection de 10 centigrammes de morphine.
20' après 39''2
A 9 heure s 38°3
Somnolence, vomissements, défécation.
A midi 37''8
A 3 heures 38°
Le soir la température est normale, 39°2.
Dans quelques-unes de nos expériences, dans lesquelles la dose de morphine injectée était très peu considérable (3 centîgr., 4 centigr.), nous avons constatée î^/ie légère élévation de température précédant l'abaissement peu notable dans ces cas.
Falck ' a publié quelques expériences intéressantes sur l'action des poisons sur la température.
Voici le résumé des expériences qu'a faites ce physiologiste avec le sulfate de morphine, administré à haute dose :
1. Falck. Experimenl, Sludien, etc., dcr Tempcratur cutycn ilcr acutcn Intoxicalionen. Virchow's Archiv. 1870. Hand XLIX p. 4;i7.
Voyez aussi: EiiuLt: (Kati). Ad ion déprcssivi'. sur la tempà-aturc du cklorhydrale du morphine. — Wurtemberg. Corrcspondcnz Dlalt, liaiul XXXIX, p. 39, 1800.
alcaloïdes de l'opium
Nu-
POIDS
animniix.
DOSKS
do
rinloxil'ation.
cnti'i) la plus liante et la plus basse
température.
DiiïiSrenee on tro la température
initiale et la tempi'ratiiro
terminale.
Femelle.