‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 122 sur 312 · CHLOROFORME · texte numérisé non relu

CHLOROFORME

Période chirurgicale • 36°9

Hèmorrliagie 36°6

se^G

En résumé, abaissement insignifiant de la température. Ablation d'une tumeur cancéreuse du sein (tî'einme de 42 ans).

Avant l'anesthésie 36°8

Au moment du collapsus 36°2

Réveil 36»7

Abaissement de 6 dixièmes.

Anesthésie chez un jeune enfant en me de la recherche d'un calcul vésical.

Avant 36°5

Période d'excitation 37°2

Période chirurgicale 37° 1

Oathétérisme 37°

Réveil 36°8

En résumé, élévation de température de 7/10 pendant la période d'excitation. Au réveil la température s'est accrue de 3/ 10 sur le début.

Amputation de jambe, motivée par une carie (Simonin). Anesthésie par le chloroforme. — Légère hémorrhagie. — ■ Abaisse-

ment de la température.

Avant l'anesthésie 37°2

Période chirurgicale

L'amputation est commencée. Perte

de sang très abondante 36°4

15' Réveil 36°Q,

En résumé^ abaissement de la température de 8/10 de degrés pendant la période chirurgicale. Hémorrhagie. Au réveil, abaissement de 4/10 sur le point de départ.

Ablation du sein droit (Simonin).

Anesthésie par le chloroforme. — Hémorrhagie assez sérieuse. — Abaissement notable de la température.

Avant l'anesthésie 3705

2/ Période d'excitation . , 3707

8' Période chirurgicale 3704

OiDération 3702

22' L'opération est terminée 3608

33' Réveil 3606

En résumé, dans cette observation, on note un abaissement de température de près de 1".

Nous avons, de notre côté, fréquemment constaté des abaissements de température à la suite d'anesthésie pour des opérations légères. Ces abaissements de température, qui étaient indépendants du traumatisme opératoire, pouvaient être de 4 à 5 dixièmes, de 1 degré dans quelques cas.

Nous avons suffisamment insisté, plus haut, sur l'action funeste, d'après nous, exercé par le chloroforme et dans les cas de choc traumatique. L'anesthésie par le chloroforme augmente les abaissements de température observés à la suite des traumatismes et assombrissent par conséquent le pronostic. Nous avons publie des observations qiu nous paraissent démontrer nettement cette proposition.

Chloral. — Un grand nombre de recherches viennent d'être faites sur le chloral, elles ont toutes démontré l'action puissante de cet agent sur la température.

Nous citerons lestravaux de Erhle'.da Costa-, Hammarsien^, Labbé '', et ceux si complets de Demarquay ^ sur ce point.

Hammarsten a vu chez un animal un abaissement de température de 6°.

« C'est, dit M. le professeur Vulpian la dilatation des

d. EniiLE. Wurtemberg. Corr. Blatt. Baud XXXIX, 1869.

2. Da Costa. i)e l'abaissement de la température dans le sommeil par le chloral. American Journal of mcd. Sciences. fl?;)'i7 1S70,

3. Hammarsten, Action dît chloral sur le pouls, la respiration et la température, etc. Upsal, 1870 et Schmidt's Jahrbïicher. 1871.

4. Léon LAnnÉ. Température après injection de chloral dans les veines dans un cas de tétanos. {BuUelin de la Société de chirurgie). 1" avril 1874).

H. Demaiiquay. Action du' chloral sur là température. Union médicale, 6. Vulpian. Leçons sur l'appareil vaso-moleur. t. 11, p. r20.

CHLORAL-ALCOOL '^Oô

vaisseaux cutanés qui explique en paftic le refroidissement si rapide que l'on observe chez les animaux chloralisés. On sait que cet abaissement peut aller jusqu'à 12 degrés centigrades, et même être plus considérable encore. J'ai vu un cliien, chez lequel, en 3 ou 4 heures, la température rectale s'est abaissée de 39°5 à 27°. Ce chiôn a survécu. L'amoindrissement des mouvements d'inspiration contribue aussi, et pour une grande part, à l'abaissement de la température chez leS' animaux chloralisés. Il faut tenir compte encore de l'engourdissement des centres nerveux, qui exerce une certaine influence sur les actes physico-chimiques de la nutrition intime. » ■

Chez l'homme, on a noté, à la suite d'injection de chloral, des abaissements de température assez notables.

Dans un cas d'empoisonnement, chez un homme qui avait absorbé 25 grammes d'hydrate de chloral, Lewinstein ^ a noté une température de 32°6. Cet homme guérit (faradisation du phrénique et injections hypodermiques de strychnine).

Impstein a noté dans un autre cas d'empoisonnement une température de 35°.

Nous devons enfin signaler les intéressantes expériences de Richardson et Brunton ^ , qui confirment le fait énoncé par Brown-Séquard, que les animaux empoisonnés et qui se refroidissent, peuvent être rappelés à la vie grâce à l'emploi de la chaleur;

Brunton donna la même dose de chloral à trois cochons d'Inde ; le premier de ces animaux fut abandonné à luimême et mourut au bout de 4 heures ; le second, enveloppé de ouate, survécut, mais resta endormi pendant 22 heures ; le troisième, plongé dans un bain d'air chaud, se réveilla complètement après 7 heures de sommeil ^

/l /coo/. — L'alcool exerce une action très manifeste sur la

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