Wiedemann. Bic Lchre von Galvanismiis, t. II, s
2. Jacobson. Ueber normale iind patliologische Local temperaturen. Archiv fur pathologische Anaiomie und Physiologie von Virchoiv, 187o'
Un commutateur relie les aiguilles thermo-électriques au galvanomètre.
Les aiguilles sont composées de fer et maillechort et audessus des soudures les fils sont isolés au moyen du vernis et de la soie, une portion est enfermée dans un tube de verre, afin d'éviter la chaleur de la main.
Les extrémités des fils de fer sont tenues par des pinces en ivoire et plongées dans le mercure des godets du commutateur, tandis que les flls maillechort forment avec les aiguilles thermo- électriques un circuit non interrompu.
Jacobson se sert pour obtenir une source de chaleur constante d'une petite boîte contenant du pétrole et renfermé dans un grand réservoir d'eau.
Il emploie pour la lecture des déviations de l'aiguille la méthode dite de Poggendorflf.
L'appareil thermo-électrique dont se sont servis John Simon et Edmund Montgomery' dans leurs expériences sur la température des parties enflammées se compose de deux petites piles thermo-électriques constituées par la soudure de platine et de fer. La soudure est en forme de pointe et peut être placée facilement dans les tissus. Les deux piles thermo-électriques sont réunies au moyen de fils de cuivre à un galvanomètre et d'après la déviation de l'aiguille de cet instrument on peut connaître le côté le plus chaud.
Appareil thermo-éleclrique de Claude Bernard^ — Galvanomètre. — Le galvanomètre est à fil gros et court, présentant peu de résistance vu la faible tension des courants thermo-électriques. Le système astatique est léger, il porte un miroir plan très léger, collé avec du caoutchouc durci ou de la cire à modeler. .
Un cylindre de cuivre offrant une ouverture garnie d un verre plan recouvre l'appareil et permet de voir le miroir pour faire les lectures.
L'instrument est placé sur Un bloc solide qui le soustrait
aux trépidations.
1. John Simon et Edmund Montgomery. A System of Surgery by Hola' UrnIuÎ: U^siologie opératoire, 1879, p. 464-477.
Lecture. — Les lectures se font à distance par la méthode dite de Poggendorf \
En face du miroir à la même hauteur que lui et a une distance que l'on peut faire varier se trouye une lunette (11, fig. 47) placée sur un pied bien stable dit d'atelier, dont on peut faire varier la hauteur.
La lunette porte en dessous une règle divisée dont les deux moitiés sont de couleurs différentes. Les divisions de cette règle, réfléchies par le miroir du galvanomètre, reviennent à la lunette où un fil vertical (réticule) permet le pointage d'une division.
Comme la vitesse angulaire de Timage est double de celle du miroir, on peut considérer le rayon lumineux renvoyé par celui-ci comme représentant une aiguille sans poids dont le rayon serait le double de la distance qui sépare le miroir de la règle.
On peut ainsi augmenter presque indéfiniment la sensibilité de Fappareil.
Barreau directeur. — Un barreau mobile autour d'un axe vertical que l'on peut éloigner ou rapprocher permet de diriger le miroir pour prendre un zéro relatif et de faire varier l'influence directrice et par suite la sensibilité de l'appareil.
Connexions du galvanomètre avec les soudures thermo-électriques. - Deux gros flls de cuivre recouverts de guttapercha partent des bornes du galvanomètre ; l'un va s'attacher directement à une des bornes qui portent les soudures. Le second fil passe par une manette à un seul contact (4) qui se trouve à la portée de la main de l'observateur sous la
lunette. , , . „ >.
Cl Bernard a renoncé au commutateur qui expose à des erreurs par inattention de l'observateur qui donne par la multiplicité des contacts des courants nuisibles à la pression.
C'est aux deux bornes (1 bis et 2 bis) protégées par un écrou contre tout rayonnement extérieur qu'arrivent les conduc-
A.-.'.irih'ii Rrl vu 1826 Ce procédé a été recom-
man
teurs, et aprës lesquelles on attaclie également les fils portant les soudures thermo-électriques.
Sondes thermo-électriques. — Lss sondes thermo-électriques dont se servait Cl. Bernard sont celles de M. d'Arsonval.
Ces sondes sont les unes nues, les autres engainées (flg.48).
s <în„,l„.„ J'^' Sondes thermo électriqués de d'Arsonval.
t., Soudure thermo-electrique.- G, Tube métallique.- D, Enveloppe de gomme.
Sondes engainées. — Elles sont composées de deux fils mûtalliques (maillechort-fer) recouverts de soie et soudées par leur extrémité qui est seule à nu. Ces deux fils sont introduits dans une sonde en gomme fermée au bout (sonde pour cathétérisme des voies urinaires, de 60 centimètres de longueur sur un diamètre de 3 millimètres, graduée extérieurement en centimètres, afin de déterminer la profondeur à laquelle on a pénétré dans les vaisseaux.
Les deux fils maillechort-fer sont accouplés à un système tout semblable, dont l'ensemble constitue un thermomètre différentiel. Comme perfectionnement très important, Cl. Bernard au lieu de se servir de bornes pour opérer cette jonction, supprime tout intermédiaire. Le fil de fer est unique et passe sans discontinuité d'une soudure à Tautre ; les fils de maillechort sont assez longs pour aller s'attacher directement aux bornes. Par cet artifice tout est homogène dans le système que l'opérateur a entre les mains, excepté les soudures. On est donc bien sûr, que les oscillations du galvanomètre sont dues exclusivement aux influences qui s'exercent sur les soudures thermo-électriques, les seules que l'on veuille étudier.
Les sondes en gomme conduisent très bien la chaleur et se mettent en équilibre de température avec les milieux explorés au bout de quatre, cinq secondes.
Sondes nues.— Afin d'éviter les courants hydro-électriques, qui se produisent dans les sondes nues à soudure cylindrique, le vernis s'écaillant souvent, M. d'Arsonval a employé lessoudures concentriques. (Nous avons adopté cette méthode pour notre appareil (voir p. 356).
L'un des fils est remplacé par un tube métallique très fin généralement de fer ou de platine dans l'axe duquel s'engage le second fil qui vient se souder à l'extrémité fermée du tube.
On peut construire ainsi des aiguilles piquantes (fig. 49).
Graduation des sondes et des aiguilles. — Cl. Bernard fait remarquer que la sensibilité de l'appareil dépend. : 1» De la sensibilité des soudures ;
2° De l'éloignement plus ou moins grand de l'aimant directeur ;
3° De la distance de la règle divisée au miroir;
4° De la torsion du fil qui supporte le système astatique. Cette condition intervient lorsqu'on prend un zéro relatif, les deux soudures étant à des températures différentes.
détermination du zéro. — Après avoir plongé les deux soudures dans un vase plein d'eau ou de mercure, on ferme le circuit et on fait coïncider le réticule de la lunette (en le déplaçant), avec le zéro de la règle divisée vu par réflexion dans le miroir. Cette précaution est essentielle, les deux soudures n'étant presque jamais de même force et donnant toujours une déviation, même lorsqu'elles sont à la même température. On annule cette cause d'erreur en prenant le zéro, le circuit étant fermé.
Eoaluation du rapport de la déviation galvanomêtrique avec la température. — Le zéro une fois déterminé, on prend la température du milieu où sont plongées les aiguilles avec un thermomètre donnant le vingtième de degré. Puis on échauffe avec la main une autre éprouvette pleine de liquide, jusqu'à ce que le même thermomètre marque 3 ou 4 dixièmes de degré en plus. On plonge alors une des aiguilles dans ce milieu, l'autre restant dans la première éprouvette, c'est-à-dire à 3 ou 4 dixièmes de degré au dessous. Alors une forte déviation se produit, et il suffit de diviser la différence réelle de température au thermomètre par le nombre de divisions de la
règle pour avoir le rapport cherché R = g^, T étant la température différentielle des deux soudures, et D" le nombre des divisions de l'échelle. Soit la différence entre les deux soudures égale à O^B, et la déviation correspondante à 200 divisions de la règle. Le rapport cherché sera 0°,5 : 200 = 1/400°; chaque division de la règle vaut donc un quatre centième de degré centigrade. On peut aller au-delà et jusqu'à 1 millième de degré, en ayant toujours une égale conliance dans les résultats obtenus.
Les observations, dit Claude Bernard, doivent se faire rapidement afin de les dégager des oscillations incessantes que présentent les phénomènes calorifiques sous des influences diverses. Les oscillations des aiguilles ne doivent pas être de longue durée, ce que l'on obtient en rapprochant l'aiguille très près du plateau de cuivre rouge, au-dessus duquel elle oscille, ou bien en se bornant à prendre seulement l'arc d'impulsion de l'aiguille. Cette lenteur dans le retour au repos de l'aiguille du galvanomètre n'a pas d'ailleurs de grands inconvénients quand, ce qui est le cas le plus général, on fait des observations comparatives et simultanées pour avoir seulement les différences de température des vaisseaux ou des organes.
Pour obtenir la température absolue d'une partie du corps, en prenant un point fixe au dehors, Cl. Bernard recommande l'appareil de température constante de M. d'Arsonyal que nous avons décrit plus haut. (Voir p. 335 et 336).
« Le fonctionnement de mes appareils thermo-électriques, dit Cl. Bernard, a paru irréprochable aux physiciens éminents, mes confrères de l'Académie, qui ont bien voulu assister à nos expériences. »
Appareil thermo- électrique de Lombard. — En 1868, M. J. S. Lombard ' a publié la description d'un appareil thermo-électrique qu'il a modifié dans la suite.
La disposition nouvelle est destinée à éviter les causes d'erreurs qui peuvent se montrer par suite de l'échauff"ement ou du refroidissement des soudures voisines de celles appliquées sur la peau {éléments secondaires).
Lombard se sert des piles thermo-électriques analogues à celles de Melloni, composées de bismuth et d'un- alliage d'antimoine et de zinc ou de cadmium ^ Il emploie aussi des thermo-piles de fer et de maillechort. Les alliages d'antimoine avec le bismuth sont fondus en barreaux de 19 millimètres
1 J s Lombard. Description d'un nouvel appam[ t/icnno-d/çcjrfçî/e polo atde de la chalcitrardmale. Archives de Phys.olog.e. Juillet et
^'l/ifomlT.'The Regionca Température of thc Head. Londou,
■Lombard doit la composition de ces alliages à M. Moses G. Farmer de Boston.
de long. Chaque soudure présente une surface de 2 millimètres.
Les piles comprennent de un à huit couples. Chaque couple est entouré dans toute sa longueur d'un revêtement de parafine de 2 millimètres et les extrémités des barreaux relies aux fils conducteurs sont recouverts d'une couche de la même substance de 4 millimètres. Le couple ainsi protégé est enfermé dans un cylindre d'ébonite dontles côtés ont 1 millimètre d'épaisseur. Ce cylindre est fermé à un bout et percé de deux trous pour le passage de deux fils de cuivre droits de 40 millimètres de long et d'un diamètre de 76 cent, de millimètre qui forment le commencement des fils conducteurs. L'extrémité ouverte du cylindre laisse à nu la soudure et toute lasurface de cette extrémité (paroi du cylindre, paraflne, bout des barreaux) est mise au même niveau de façon que la pile presse en tous ces points sur les parties dont on veut rechercher la température. La soudure est ensuite vernie. Les deux fils de cuivre sont joints aux conducteurs qui consistent en rubans de cuivre couverts de soie. Chaque conducteur a 1 mètre de long et l'extrémité libre est attaché à un fil de cuivre semblable à celui qui termine la pile.
Les tiges de cuivre qui terminent la thermo-pile sont entourées de coton, imbibées de paraflne, non seulement au niveau du cylindre d'ébonite, mais jusqu'à 3 centimètres au delà des points d'attache.
Les deuxfils ainsi protégés sont ensuite recouverts de flanelle qui s'avance de deux millimètres sur ce cylindre d'ébonite, enfin, les fils conducteurs sont enroulés en nœuds autour du revêtement de flanelle, de manière à éviter les vibrations qui pourraient produire des courants thermo-électriques.
Les éléments de fer, maillechort ont été employés, lorsqu'il fallait des barreaux de très petite section.
Dans ce cas, le couple dépasse le cylindre d'ébonite de cinq millimètres. Cette portion est recouverte de cire à cacheter de façon à lui donner la forme d'un crayon.
Les piles sont tenues dans des pinces de laiton fixées à l'extrémité de tiges de même métal qui sont contenues dans des manches en bois.
Avec ces piles on peut comprimer les vaisseaux superfi-
ciels et obtenir la température des parties profondes situées au-dessous (région de l'artère temporale).
Les fils de la pile sont reliés à un appareil qui comporte des communications pour quatre courants, un rhéostat et un commutateur, le tout fonctionnant à l'aide de godets de mercure. En voici la description :
feœôoooooo®
Fig, 50, — Appareil thermo-électrique de Lombard.
Une plaque d'ébonite de 200 de long, de 167 de large et de 11 d%aisseur forme le dessus d'une boîte de 40 de profondeur. B^ B-, B^, B > sont quatre paires de bornes dont toutes les gauches/' l' l' son reliées ensemble et avec le godet de mercure m par les lames de cuivre to, lo, ... Les bornes de droite r- ?• rsont reliées isolément par les lames x aux godets a' a- a a.. Devant chacun de ces derniers sont deux autres godets, c ' b , c 2 ^ 2 c 3 3 c ■" Les godets b-b'' sont reliés eu-
semble et aux godets m ' et m^' par les lames y y... Les godets c ^ c 2 c 3 c sont reliés ensemble et au godet m par les lames Z Z... Les communications z z passent sous les lames y y... sans les toucher et il en est de même de to, w... relativement kx X X.
Les godets de m 'à m inclusivement forment les contacts d'un rhéostat ou boîte de résistance. Entre chacun d'eux et son voisin est dans la boîte une bobine de fll présentant une certaine résistance et les différentes bobines ont différentes valeurs. Un couvercle d^ébonite forme arche au-dessus de ces godets et neuf fourches de métal, dont les dents peuvent réunir ensemble deux godets, sont munis de manches glissant à frottement dans ce couvercle. Si toutes les fourches sont baissées tous les godets communiquent ensemble et un courant électrique amené de ??z ' à m '*' passera seulement par les godets et les fourches. Si une d'elles, entre m ^ et m^, par exemple, est relevée, les godets m '■^ et m " ne communiqueront plus entre eux que par le fll de résistance qui les réunit en dessous et le courant traversera cette résistance qui se trouvera ainsi intercalée dans le circuit; en somme, il y aura autant de bobines de résistance intercalées qu'il y aura de fourches relevées .
Les godets m et m ^' sont aussi réunis par une fourche ainsi que m et m
Lesquatrejeuxdegodetsa' b^c\a'^ b'^ c^ a'"^ c^, a '' b'' c '', sont aussi couverts d'un couvercle et à chaque jeu correspond une fourche tournante qui peut relier a soit à b soit à c suivant la façon dont on la tourne. Une de ses branches communique toujours avec a.
Les godets k^... reliés en croix par les pièces et n (qui ne se touchent pas au point de croisement) forment la base d'un commutateur de Pohl ; les bornes G ' a ^ et G ^ q ; ^jg ce commutateur peuvent être reliées chacune à un appareil quelconque, ordinairement un galvanomètre. Il faut remarquer que le k * communique par la bande de cuivre s avec le godet m q^j^ lorsqu'il est relié à m par leur fourchette commune, communique à son tour avec toutes les bornes gauches des séries B ' B K.. k ' est donc le point terminal de tous les courants partant des bornes gauches et la Redard, ^,
l'ourcliette m ' - m forme une clef générale pouvant couper tous les courants à volonté. De même k 2 est le point terminal de tous les courants partant des bornes de droite, k - est relié à m 10 parla bande f et m'» communique par différentes voies avec les bornes de droite.
Supposons maintenant une pile thermo reliée avec BS le courant entrant en 2', supposons a' et 6 ' reliés par leur fourche ainsi que m et m.'\ mais la fourche m''' et m'' relevée. Plaçons le pont du commutateur sur k'' de façon que le courant arrive en G ^ G ^ où est un galvanomètre.
Le courant entrant en r, passe par b' et arrive au godet m ' pttls par le rhéostat comprenant ou ne comprenant pas de résistance en m'«, de là il arrive kk'- traverse le galvanomètre etrevient par G^ k^ /c\ s, m^' m'' et w k l . Si maintenant, le rhéostat comprenant une certame résistance, nous voulons le supprimer d'un coup sans replacer toutes lés fonrches relevées, nous n'avons qu'à baisser la fourche m ^0 m''' et le courant passe directement en t sans traverser le rhéostat.
Si, au lieu de a et b, c'est a et c qui communiquent, on voit que le courant arrive en m^o sans traverser le rhéostat.
Les deux voies séparées de a à m ^o, l'une par 1 autre en dehors du rhéostat, permettent lorsqu'on emploie deux pi es thermo d'aifaiblir le courant de l'une sans faire varier celui de l'autre, ce qui est ntile quand l'une a une plus grande fnrc.p électromotrice.
soient par exemple deux piles thermo placées en sens ^n. ^erse en B ' et B Le pôle + de Tune est relie au pôle - de l'au re par w rv ro ; le + courant des fils libres passera d un cottpar a ' b^ y m M,7^o j,. le galvanomètre et reviendra Târ r m - m . . = a ^ Si les piles étant à la même tempéra ufe il y a déviation, on les placera de façon que cel^e qS cdmmuni'queavecle rhéostat l'emporte et on affaibhra alors son courant en introduisant des résistances. Les fils sont bien isolés au point de vue thermique L galvanomètre e.t nn Thomson ^ et on lit par FecheUe d réflexion ou la lunette à règle. Le galvanomètre à deux ai mànts régleurs.
i. Brilish médical Journal January. 23 i-d. I87S.
APPAREILS THEËMO-ÉLECTRIQUES 355
11 y aussi deux shunts (dérivations) et une clefj le tout fonctionnant par des godets de mercure.
Figi 51. — Appareil thenno-électrique de Isombftfd.
.B et C, sont lesboi-ries reliées aux deux fils de la pile, c'està-dire aux bornes a ^ et a ^ ouG^^ G* de l'appateil précédeut. D et F celles reliées au galvanomètre. Un courant entrant en B arrive au godet m ' avec lequel m ^ forme clef. Leur fourche de communication étant baissée, le courant passe en D, traverse le galvanomètre et revient par F et j à C. est rèlié par h h avec les godets et m « et les godets m et m « sont refiés par les bobines de résistance i et h avec F.
Supposons maintenant qu'on relie m ^ et m S on shuntera le galvanomètre de la résistance i et si on relie m » et m" on le shuntera de la résistance k. Ces shunts en général réduisent à moitié ou au quart la déviation du galvanomètre.
Appareil thermo-électrique de M. Gassot^. — Deux aiguilles, formées par deux branches métalliquès (cuivre et fer) divergentes, sont soudées à leur point de jonction de toàniere à représenter assez exactement un V. Les pointes de ces aiguilles ont été aplaties de sorte que les soudures présentent de véritables surfaces. Ces deux aiguilles sont réunies entre elles par Idur branche fer au moyen d'un fil également de ter, et les dtîuX branches duivtes se rattachent dux deux ^^1. GA.SSOT. Des températures locales, p. 38, 39. Thèse do Paris.
pôles d'un galvanomètre très sensible par des fils conducteurs.
L'appareil installé et l'aiguille du galvanomètre marquant exactement 0, on maintient l'une des soudures à une température fixe, tan dis que l'autre est portée à diverses températures qu'indique un bon thermomètre. On obtient ainsi une table qui permet de transformer en degrés thermiques les déviations angulaires de Vaiguille du galvanomètre.
Maintenant ensuite une des plaques à une température fixe de 20° et portant l'autre sur les points à explorer, M. Gassot a pu obtenir des résultats précis.
Appareil thermo-électrique Redard. — Cet appareil présenté à la Société de biologie en juillet 1880 se compose :
1" De plaques thermo-électriques, constituées par la soudure de deux métaux, d'une disposition spéciale destinée à faciliter l'application sur la surface cutanée.
Les métaux choisis pour la constitution des soudures sont le fer et le maillechort, qui donnent une très grande sensibilité.
En A se trouve un disque de fer, élargie à sa partie intérieure ; en B, le disque vient se réunir à un manche en caoutchouc durci G.
La partie élargie du disque est destinée à se mettre en rapport avec la partie à explorer.
Dans l'intérieur du manchon en caoutchouc se trouvent deux fils, l'un fer D, l'autre maillechort E, qui viennent l'un et l'autre se fixer dans deux petits trous du disque en fer, mais sans le traverser.
En G, F, deux écrous, l'un en fer, l'autre en maillechort qui sont destinés à réunir les plaques thermo-electnques aux
^'^Ies\oudurês de ces plaques sont concentriques et la méthode adoptée pour leur construction est celle indiquée pai M.
''t?sTques thermo-électriques se mettent très rapidement en éqSre de température. Elle sont recouvertes dune
légère couche de vernis. -r+i^ T^Qr 1p
L'application sur la partie à explorer est facilitée par le moven de fixation, indiqué sur le dessin en K. ^. . , '"Tu Lv.no^èlrc diffère des galvanomètres °; ■-■7;/ suspension en fil de cocon, par sa forme et son petit volume.
358 TECHNIQUE DE LA TIIERMOMÉtRIE LOCALE
11 est constitué par une sorte de tambour en cuivre G, recouvert par une glace plane qui permet de voir les divisions de l'échelle. A l'endroit du zéro en H, se trouve un miroir destiné à permettre la lecture précise du zéro.
Le fil du galvanomètre est gros et court, de 1 millimètre de diamètre.
Le système astatique, qui constitue les aiguilles, est très léger, et suspendu par un fil de cocon contenu dans une gaine de cuivre, à une vis qui permet d'élever ou d'abaisser l'aiguille.
La forme de ce galvanomètre permet son transport facile. La sensibilité de Finstrument est très grande : pour 1 degré de différence de température entre les deux soudures on obtient une déviation de 20" à 22° du galvanomètre et comme il est facile de lire 1/2 degré des divisions du cercle gradué, on a la température à 1/40 près.
3-^ Deux fils maillechorl et un fil fer forment un circuit qui réunit les deux plaques thermo-électriques au galvanomètre- Le fil fer s'étend de l'écrou en fer F d'une plaque à l'ôcrou semblable de la seconde soudure, les deux fils maillechorl se fixent aux deux écrous maillechort des plaques et aboutissent aux bornes du galvanomètre,
Le fil fer d'un diamètre de 1 millimètre a une longueur de 30 cent., les fils maillechort ont 60 centimètres et un diamètre de i millimètre.
Nous nous servons actuellement d'un circuit fil de fer de 1 millimètre de diamètre et de 1 mètre de long, joignant ensemble les deux pièces ter des deux couples. Ces pièces maillechort sont soudées à deux fils maillechort qui se joignent ensuite à deux fils cuivre allant au galvanomètre. De cette façon, la résistance du circuit est diminuée et la
sensibilité accrue.
Les soudures des fils maillechort aux fils de cuivre sont isolées et entourées d'une même enveloppe de sorte qu'elles se trouvent toujours à la même température et qu'il n'y a aucune
erreur à craindre.
I. — Ces premières pièces de l'appareil permettent de faire des recherches de thenuornètrie locale comparée.
Sachant, ainsi que Ta démontre Becquerel, que lorsque les
deux soudures sont à la même température, raiguille du galvanomètre reste à zéro, on peut en plaçant les deux plaques sur des régions symétriques, savoir, d'après le sens de la déviation, le côté le plus chaud ou le plus froid.
Si on obtient une déviation de 20% on sait, d'après la graduation du galvanomètre, qu'il y a une différence de P entre les deux régions explorées; on peut ainsi savoir très rapidement avec une exactitude suffisante s'il existe des différences de température de 5 dixièmes 1°, M/2.
Cette méthode de thermométrie comparée au moyen de cet appareil donne des indications très siîres, très rapides et suffit dans un grand nombre de cas.
IL Pour obtenir en chiffres thermométriques la température d'une surface, on dispose l'appareil de la façon suivante :
Le principe adopté est celui de l'appareil Becquerel pour la détermination des températures à différentes profondeurs du sol et à différentes hauteurs de l'atmosphère
Etant donné un circuit thermo-électrique composé par exemple de deux fils l'un de cuivre et l'au tre de fer soudés ensemble à leurs extrémités el couverts de guita percha dans le reste de leur longueur; si l'on intercale un galvanomètre dans le fil cuivre, le courant sera nul et Vaiguille de ce galvanomètre sera au, zéro, toutes les fois que les deux soudures seront à la môme température.
Si donc, on place l'une des soudures dans le milieu que l'on vevit étudier, l'autre dans un milieu dont on peut aisément faire varier la température, et dans lequel se trouve également un thermomètre sensible et précis, il suffira pour connaître la température du premier milieu, de refroidir ou réréchauffer le second jusqu'à ce que l'aiguille du galvanomètre soit au zéro et défaire alors la lecture du thermomètre.
Le circuit employé est le même que celui décrit plus haut.
Lorsque les deux plaques thermo-électriques sont à la même température, l'aiguille du galvanomètre reste à zéro.
Si l'on place l'une de ces plaques sur la région dont on veut connaître la température, l'autre dans un milieu dont on peut aisément faire varier la température et dans lequel se trouve un thermomètre sensible et précis, il suffit pour connaître la température du premier milieu de refroidir ou de réchauflor
le second jusqu'à ce que l'aiguille du galvanomètre soit au zéro et de faire alors la lecture du thermomètre.
Le milieu à température variable est du mercure contenu dans le tube B ; ce tube est lui-même suspendu au moyen d'un bouchon dans un autre tube plus large A, rempli en partie d'alcool méthylique.
Le tube A est fixé très simplement à une table au moyen du support A.
Le bouchon est traversé par un tube C qui pénètre jusqu'au fond du tube A et qui est relié à sa partie supérieure à une poire de pulvérisateur P. Ou peut ainsi en envoyant quelques bulles d'air dans l'alcool produire un refroidissement assez notable.
Lorsqu'il s'agit de réchauffer, on plonge le tube A pendant quelques secondes dans de l'eau à 50 degrés.
Dans la pratique, on procède de la façon suivante : soit à rechercher la température cutanée de la région dorsale de la main.
Une plaque thermo-électrique est appliquée en E sur la main et se met en équilibre de température.
La deuxième D plonge dans la masse de mercure dont la température est indiquée par le thermomètre T.
Le galvanomètre est mis au zéro et on ferme le circuit.
Si les deux plaques sont à la même température, il n'y a pas de déviation, et il suffit de lire sur le thermomèire pour avoir la température cherchée.
Si la plaque E est plus chaude que D, il y a déviation ; on chauffe alors lentement le tube A et l'aiguille revient au zéro, lorsqu'elle est stationnaire, on lit sur le thermomètre.
Si au contraire D est plus chaud que E, il y aura déviation de l'aiguiile en sens opp.osé: on refroidit alors lentement au moyen de quelques bulles d'air ; lorsque l'aiguille du galvanomètre est revenue au zéro et est restée stationnaire, on lit sur le thermomètre et on a la température recherchée.
L'échauffement et le refroidissement doivent se faire avec lenteur pour que les soudures et les parties constituantes aient le temps de se mettre en équilibre de température.
Il faut en outre, avant de commencer Texpérience, mettre . la soudure qui plonge dans le mercure h une températu