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CHAPITRE V

THERMOMBTRIE PÉRICRANIENNE

Albers.de Bonn un des premiers, étudie la température

1»„„T'"' ^'"^^^"^ <=™iPris entre

1 apopliyse mastoide et l'oreille, au niveau du cou

Les conclusions de cet auteur sont ■ trè?i'tèredîfA"'f """^ température

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Dans ses recherches avec l'appareil thermo électrique que

in Schmidt's Jarb) lidi cFv, p 207, fsm!) ^'^^ ^^'"'P" ^-SO-Ana?!

418 LA THERMOMÉTRIE PÈRICRANIENNE

nous avons décrit (p. 355) Lombard ^ arrive aux conclusions suivantes :

A l'état de repos (pendant la veille), la température de la tête subit des variations fréquentes et très rapides, n'atteignant pas d'ailleurs O'Ol c. Ces variations seraient beaucoup plus faibles sur les membres, souvent même on ne les observerait pas .

Toute cause attirant vivement l'attention, un bruit, la vue d'une personne ou d'un objet produit une élévation de température, élévation inférieure a celle que détermine un travail intellectuel.

C'est à la )-égion de la protubérance occipitale que l'élévation de la température est la plus marquée.

D'après Lombard la température moyenne de la tête peut varier d'un côté à l'autre sans qu'il y ait de prédominance bien nette pour le côté droit ou gauche.

Mendel ^ en 1878, étudie la température du cerveau comparée à celle du rectum chez des animaux soumis à l'influence du chloroforme, de l'alcool.

Cet auteur pratique des couronnes de trépan, généralement au niveau de la suture sagittale, et par cette ouverture glisse un thermomètre entre la dure- mère et l'os; la peau est ensuite suturée et le refroidissement est prévenu par un pansement avec la ouate et la charpie.

D'après Mendel, la température normale du cerveau est moins élevé de 004 a O^T et même 1° que la température

Le chloral, le chloroforme, la morphine, abaissent la température du cerveau et du rectum. L'alcool, au contraire produit une élévation de la température cérébrale qui dépasse souvent celle du rectum.

Chez l'homme, Mendel se sert du conduit auditif pour apprécier la température du cerveau. Après avoir démontre qu'à l'état de santé, le conduit auditif externe présente en

1. Lombaud. Experiments on thc relation of ^1*^^ '«'"^J^-;/ ^St" trad por Biwn Sdquard in Arch. de Phys. norm. tt pu i. SlTeTO etProceedm^^^ ofthe Royal Soc. P; „^Î'„JL':

îogischen Zustand. {Archiv fur palhol. Analomte. 18/0. Bd L, s. 1^;

A l'État physiologique 419

moyenne 0°2 de moins que l'aisselle, il s'appuie sur ce résultat pour l'interprétation des cas morbides.

On peut reprocher à Mendel de produire dans ses expériences un traumatisme, une irritation cérébrale qui peuvent devenir des causes d'erreur dans l'appréciation des températures.

Quant à ses recherches sur l'homme, il nous paraît que le point choisi pour l'exploration est trop éloigné du cerveau et ne peut par conséquent donner des renseignements sur la température exacte de cet organe.

Schiff ' a constaté chez les lapins, et chez les chats, au moyen d'un appareil thermo-électrique, une élévation de température dans le tissu cellulaire sous-cutané de la fosse temporale, devant l'oreille externe, à l'occiput au dessus des muscles rôtracteurs de l'oreille, à la suite de certaines émotions psychiques. Chez le dindon, les appendices de la tête et du cou présentent aussi dans ces conditions une élévation de température.

Le savant expérimentateur établit nettement que dans ces cas l'élévation de température est seulement périphérique et ne tient pas à l'état thermique du cerveau. Chez les animaux auxquels il sectionnait le sympathique, on n'observait pas de changement de température sous l'influence des émotions.

Les variations de la température de la peau ont été dans toutes ces expériences, de beaucoup supérieures à celles qui se produisent dans le cerveau ; la section du sympathique ne modifie en rien les variations de température de cet organe.

On peut donc conclure avec Schiflf que, dans ses expériences, l'élévation de température est due à des actions vasomotrices.

Dans d'autres recherches, SchifF étudie les modifications de la température du cerveau sous l'influence des irritations sensorielles et sensitives des membres supérieurs et démontre que dans ces cas il existe un véritable échauff-ement des cen-

tre\\wr^ei^^^^^^^ r(/c/.««;f.me;zf des nerf, et des cen-

LA. THERMOMÉTRIE pÉRICRANIENNE

très nerveux prédominant sur l'un des hémisphères, très marqué au niveau de la partie moyenne du lolje pariétal. ■ Chez un animal curarisé ou alcoolisé, il plonge des aiguilles thermo-électriques dans la pulpe cérébrale, ou bien chez le poulet, il place dans les hémisphères cérébraux une pile de bismuth et de cuivre, laissant la cicatrisation se faire au dessus de ce corps étranger et conservant les fils qui traversent la paroi crânienne.

Dans ces cas, Schiff observe une élévation de température à la suite d'une irritation périphérique, généralement du côté de cette irritation. — L'échauffement est surtout très marqué au niveau de la partie moyenne du lobe pariétal et ne dépend pas de troubles de la circulation locale, il est le résultat de Tactivité propre et intrinsèque des éléments nerveux.

Alvarenga ' obtient pour les températures céphaliques des chiffres variant de 35°! à 37°2 : moyenne 36°05.

Hankel ^ a recherché, au moyen de son appareil thermoélectrique, l'influence de l'activité mentale sur la température de la peau de la région occipitale. Il vit d'aboi-d que les mouvements légers de la tête ne produisent aucune modifica. tion thermique de la peau.

Recherchant alors si la lecture pendant un certain temps, le calcul à haute voix (m.ultiplication d'un nombre de^ trois chiffres) modifiaient la température, il n'obtint aucune élévation notable pouvant être attribué au travail mental.

Comme conclusion, Hankel dit : que le travail menlal même prolongé ne produit aucune élévation mesurable de la température de la peau, du crâne.

En 1877, au congrès du Havre, Broca^ communique ses recherches sur les températures locales cérébrales.

Cet auteur établit que la température moyenne de la partie

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