‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 230 sur 312 · PLEURÉSIE · texte numérisé non relu

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57(3 TEMFÉRA.TURE PÉRlPHKUiyUE DU THORAX

Il n'est pas rare de rencontrer dans la 'pneumonie à la première période et lorsque raffection est en pleine évolution, des hyperthermies du côté malade (d'après notre statistique dans les 2/3 des cas), allant de 1" à 1°5 et même 2», mais dans ces cas, L' hyper Uiermie existe non seulement au niveau du point correspondant au poumon enflamvié ; mais dans toute f étendue du thorax, de l'aisselle (ainsi que l'avait signalé Gubler), au niveau du bras, de C abdomen, des lombes. L'hypertherrnie est souvent plus marquée (de quelques dixièmes) au niveau du foyer intiammatoire.

Dans l'observation (page 575), au 2« et 3<= jour, on note très nettement l'élévation de la température dans des points éloignés du foyer inflammatoire pulmonaire.

A la période de défervescence de la pneumonie, on note de très grandes irrégularités dans )a marche de la température périphérique du thorax.

Dans aucune de nos observations, /a îempéraiwre périphérique Au thorax n'a élé supérieure à la lempéralui e axillaire.

Dans la pleurésie, l'hyperlhermie locale du côté malade n'est pas un phénomène constant, nous ne l'avons noté que dans la moitié de nos observations et même dans ces cas elle ne s est pas montrée du début à la fin de la maladie. Certains jours la température périphérique du thorax était égale des deux côtés et même supérieure du côté sain à celle du côté malade.

De même que dans la pneumonie, Vhijper thermie locale n'existe pas seulement au niveau du foyer inflammatoire mais s'observe encore dans des points assez éloiynés.

Dans deux cas de pleL.résie purulente, nous avons noté une très légère (0°2 à 0°4) hyperthermie du côté malade.

La température axillaire dans la pneumonie et la pleurésie n'est pas toujours plus élevée du côté malade, ce n'est pas un phénomène constant et nos observations concordent entièrement sur ce point avec celles de Wegscheider, L. Concato, Melcop.

La cause de l'élévation de la température locale ne doit pas être recherchée, d'après nous, dans lexislence d'un foyer thermogène profond. Comment en effet expliquer l'inconstance des résultats obtenus et comment comprendre que la

DANS l'HYDROPNEUMOTHORAX

température périphérique à certains jours reste égaléouinfé rieui-e à celle du côté sain, le foyer inflammatoire profond n'étant pas sensiblement modifié ?

Nous pensons que les troubles thermiques observés à la périphérie du thorax sont dus en grande partie à des modifications vasculaires souvent passagères, sous la dépendance des nerfs vaso-moteurs, se produisant par action réflexe, l'irritation partant du foyer inflammatoire.

Nous adoptons ainsi complètement la théorie soutenue par Gubler, Lépine, Brown-Séquard, Fleischmann S Seeligmùller =^ Lereboullet, Melcop.

On ne peut du reste expliquer que par une paralysie vaso-motrice unilatérale, les cas d'hémi-hyperthermie que nous avons signalés dans plusieurs observations de pleurésie et de pneumonie.

En raison de f inconstance des résultats obtenus^ de la difficulté de l'observation, des différences thermiques observées à l'état physiologique, on peut dire, comme conclusion générale, que la thermomètrie locale du, thorax dans la -pneumonie et la pleurésie ne peut utilement servir en pratique au, diagnostic de ces affections.

De la température périphérique du thorax dans Vhijdropneumo-

ihorax.

Dans un cas. Peter ^ a trouvé, vingt-quatre heures après la production d'un hydropneumothorax, la température locale du côté atteint de 2" plus élevée que la normale (ST^S) et égale à l'axillaire {3T8). Le soir de ce jour, la surélévation était de S^o (39°3) et la température axillaire de SQ^Q, de S'I plus élevée que le matin ; le troisième jour, surélévation locale 2''6 (SSH), le matin 2<'5 seulement, le soir (38°3), plus basse de on que la paroi opposée à 38''4 et que l'aisselle à 39° ; le quatrième jour, la température locale s'abaissa encore (à 37°); la surélévation n'était plus le matin que de 1«2 au lieu de 2°6 ; du côté opposé à l'hydropneuinothorax, la température

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