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DE I/INANITION

Si Chossat a pu dire que : « l'inanition est la cause de mort qui marclie de front et en silence avec toute maladie dans laquelle l'alimentation n'est pas normale. Elle arrive à son terme naturel, quelquefois plus tard que la maladie qu'elle accompagne, et peut devenir ainsi maladie principale là où elle n'avait été d'abord qu'épipliénomène, » quel avantage immense d'avoir un moyen sûr de la reconnaître.

Le poids du corps pourra bien nous éclairer dans cette détermination difficile, mais le thermomètre nous renseignera bien mieux. Il nous indiquera, en effet, le moment précis où l'alimentation doit être commencée, où nous devons la cesser.

Il existe, à n'en pas douter, une fièvre d'inanition, de faiblesse, et nourrir est alors luie indication vitale que nous ne devons pas négliger. N'oublions pas enfin que les symptômes de l'inanition décrits par Macotte, en imposent souvent pour une maladie adynamique.

On voit dès lors la difTiculté qu'il y aura à discerner àlafin d'une maladie ce qui appartient à l'état morbide de ce qui tient à l'état d'inanition.

Le thermomètre nous montrera un abaissement de température plus considérable dans les cas d'inanition simple que dans les cas d'adynamie dans lesquels l'on observe le plus souvent des températures fébriles. — Il nous permettra de résoudre enfin ce problème si difficile : quand et comment faut-il nourrir les fièvres?

Des abaissements de température causés directement par l'inanition en dehors des maladies fébriles, ont pu être observés.

Guislain avait noté que chez les mineurs du Bois-Mouzil qui avaient cruellement souffert do la faim, la température

s'était abaissée.

Desbarreaux dit que chez un inanitié du nom de France, dont il raconte longuement l'histoire, la température était descendue au chiffre extraordinaire de 23'' c.

xMeermann enfin, dans un mémoire sur la fièvre de famine qui a sévi dans la Belgique en 1S47, dit qu'aussitôt que les froids do l'iiiver se tirent sentir (le froid a probablement agi ici comme cause occasionnelle), les malheureux qui n'avaient

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