‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 32 sur 312 · INFLUENCE DES HÉMORRHAGIES SUR LA TEMPERATURE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES HÉMORRHAGIES SUR LA TEMPERATURE

Les anciens et avec eux Riolan pensaient que l'hémorrhagie diminuait la chaleur et ils avaient recours pour expliquer ce fait aux hypothèses les plus extravagantes.

Ils se représentaient l'ouverture de la saignée comme un soupirail par lequel la chaleur qui est « si active et si fugitive » pouvait s'échapper et par lequel un air frais pouvait s'introduire dans les humeurs et tempérer leur ardeur. »

Quesnay ' disait : « On s'est aperçu que souvent la saignée affaiblissait la chaleur naturelle; mais on a remarqué en même temps que cet effet est presque toujours insuffisant dans les cas où la chaleur est excessive : que dans une fièvre, par exemple, qui dure plusieurs semaines la chaleur augmente malgré les saignées abondantes que l'on fait aux malades, etc. Ainsi, cette propriété de rafraîchir qu'on regarde comme un des principaux effets de la saignée, me semble ne point s'accorder dans plusieurs cas avec l'expérience, ce qui a fait naître beaucoup de doutes sur l'usage de ce remède. »

Plus près de nous, Trousseau^ n'admettait pas avec Broussais que les pertes de sang diminuaient la chaleur « stimulant principal de l'organisme. »

« Lorsqu'on saigne un malade à outrance, dit Trousseau, ou lorsqu'il y a eu une grande perte de sang, comme chez

1. Quesnay. TraiM des effets cl de hisage des saignées, 17o9, p. 8.

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