‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 48 sur 312 · W. Roberts. The Lancet IH · texte numérisé non relu

W. Roberts. The Lancet IH

3. Hutchinson. American Jo»Z ofthemed. Sciences, 1870. Tbaon. Société anatomique. 1810.

M. Bourneville ' réunit six observations inédites et publia un important travail sur ce sujet.

Dans deux observations de M. Bourneville on note des abaissements considérables ; dans un cas chez un malade âgé de 67 ans, qui présentait une néphrite parenchymateuse, la température six heures avant la mort était 33", 6.

La température relevée d'heure en heure donna chaque fois un léger abaissement 32'',4, puis 32°,2. L'agonie survenant, la température rectale fut 31°, 5.

Dans le deuxième cas, chez un malade qui avait une dégénérescence kystique du rein, la température rectale prise à neuf heures du matin était 30% 1.

M. Bourneville donne les conclusions suivantes :

1° L'urémie s'accompagne toujours d'un abaissement de température considérable ;

2° Cet abaissement s'accuse de plus en plus à mesure que la maladie approche de sa terminaison.

Comparant la marche de la température de l'urémie à celle de l'éclampsie, cet auteur fait remarquer :

P Qu'au début, il y aune élévation de la température dans l'éclampsie puerpérale et un abaissement dans l'urémie ;

2° Que dans le cours du mal éclaraptique, la température monte de plus en plus et avec une grande rapidité, tandis qu'elle s'abaisse progressivementdans l'urémie ;

3« Que ces différences s'accentuent encore davantage aux approches et au moment même de la mort, dans l'éclampsie, la température arrive à un chiffre très élevé 41°, dans l'urémie au contraire, elle descend très bas, bien au-dessous du chiffre normal.

Un grand nombre d'observations ont été publiées depuis ces premiers faits et dans toutes on a signalé l'hypothermie, marchant de pair avec l'urémie.

Rares, dans la néphrite parenchymateuse, les abaissements de température sont au contraire presque constants dans la néphrite interstitielle à marche chronique s^accompagnant

1 BouRNEViT.Liî. Moiivrmml mMic.al, '.870 et Etudes cliniques et thn;momélriques sur les maladies dusyslcme nerveux. 2" partie. — Urémie et éclainpsie.

AFFECTIONS RÉNAI,ES

d'urémie, de troubles profonds de la circulation, de la respiration, et de la nutrition.

Dans les affections chirurgicales du rein, dans la rétention complète ou incomplète, dans les néphrites survenant comme conséquence d'un obstacle à l'émission de l'urine, dans la néphrite suppurée, l'hypothermie a été signalée depuis longtemps par MM. Billroth, Demarquay, Verneuil, Guyon.

Dans la thèse de M. Bazy ^ on trouve un certain nombre d'affections chirurgicales du rein, s'accompagnant d'abaissements de température.

Chez un malade atteint de rétrécissement de l'urèthre ancien, avec rétention incomplète d'urine, pyelo-néphrite, cachexie urinaire, le thermomètre descendit à 36", 5.

Chez un autre qui présentait un rétrécissement ancien et infranchissable, et chez lequel l'urèthre s'étant rompu, il survint une infiltration d'urine, on nota les derniers jour de la vie 36°,8, 35°,7. A l'autopçie on trouva une néphrite interstitielle.

Dans une observation de MM. DeboveetDreyfous^, la température s'abaissa les premiers jours entre 36° et 37», puis entre 35°,5 et 37°,8, à la fin elle s'éleva à 38»,5, 39°5 et 38». Il existait dans ce cas de l'anurie persistante consécutive à une compression des uretères, à une dilatation des calices et Jà une néphrite interstitielle aiguë.

Dans un cas de néphrite interstitielle avec urémie arrivé à la dernière période, nous avons trouvé des abaissements de température considérables 3^", 2, 36", 3.

Glaser ^ a observé dans des cas d'urémie des températures de 35°,3. ■

30 octobre, température.

Observation VI. — Néphrite et Urémie. — Homme de 65 ans. On note les chiffres thermométriques suivants :

SS^S matm.

35°9 soir.

Jusqu'au 11 novembre, variations de température entre 37°2 et 3ô°b. — Diarrhée, vomissements, grande quantité d'albumine dans l'urine.

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