‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 49 sur 312 · Bazy. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Bazy. Thèse de Paris

2. Debove elDRKYFous. Société médicale des hôpitaux, 1879 •3. bLASER, Loco cHato.

11 novembre, température. \ matin.

( 34°6 soir.

33°! matin, 7 h. 30.

3204 soir, 4 h.

SSn » 7 h.

31M matin. 7 h.

12 novembre, température.

13 novembre, température.

La mort survint à 10 heures.

Dans l'observation suivante, intéressante à plusieurs titres, l'abaissement de température, observé à la fin de la maladie, est certainement sous la dépendance de l'affection rénale.

Observation VII. — Erysipèle phlegmoneiix chez une jnalade atteinte de néphrite interstitielle. — Mort rapide, par E. Valude

Rosalie B..., amenée le 24 octobre 1881, dans le service de M. Gosselin, est couchée au n" 5 de la salle Sainte-Catherine. Elle est entrée à Thôpital de la Charité pour un erysipèle du bras droit, dont le début remonte à deux jours. Gonflement œdémateux de tout le membre avec une rougeur limitée à la partie interne du bras. En ce point les douleurs sont vives à la pression, mais nulle part on ne perçoit la mollesse spéciale au phlegmon diffus. Température axillaire 39°,4. Le bras est entouré de cataplasmes.

Le lendemain, la rougeur envahit toutle bras déjà tuméfié. Dès lors les phénomènes généraux prennent une gravité extrême qui va rapidement en empirant. La langue est sèche, noirâtre et fendillée, la soif brûlante. Le pouls est petit ; la température reste, le matin, à 39°,4 et le soir à 38°.

La connaissance est encore conservée, mais la malade ne retient ni son urine ni ses matières fécales. Le membre tout entier est maintenu dans l'élévation et entouré de compresses imbibées d'alcool.

Le lendemain, le même traitement est continué, le doigt explorateur n'ayant pu faire découvrir de fluctuation. La rougeur érysipélateuse gagne du terrain et envahit successivement l'épaule droite, la région scapulaire, le dos. De larges phlyctènes pleines

i. Valude. France médicale, n° du 4 février 1882.

AFFECTIONS RENALES

d'une sérosité rouge se développent aux points de départ de la phlegmasie, à la partie interne du bras et du coude.

Le matin et le soir la températui-e se maintient a 38°,6.

Le jour suivant M. Berger, déclarant l'intervention opportune, pratique dans les tissus enflammés cinq incisions qui ne donnent que du sang mêlé à de la sérosité, le pus n'étant pas collecté en foyer.

Les douleurs locales sont un peu calmées par cette opération, mais l'état général s'aggrave de plus en plus. La langue torréfiée est collée au plancher de la bouche, la soif est extrême, le pouls petit, fréquent. Des troubles dans l'idéationet une certaine agitation ne tardent pas à se manifester.

Température le matin, 38° ; le soir, 38°,4.

Le lendemain la prostration devient extrême, les extrémités se refroidissent graduellement

La température est, le matin, 36",2 ; à la visite du soir le malade est dans un coUapsus algide qui ne lui laisse aucune connaissance; la température est de 36°, 1 et la mort arrive le soir à 8 heures, quatre jours après son entrée à l'hôpital.

A Vautopsie le poumon est congestionné et le cœur gorgé d'un sang noir et fluide .

Le foie, augmenté de poids et de volume, semblait un peu gras.

Les reins, du poids de 225 grammes chacun, étaient gros, bos- 'selés, blanchâtres.

L'examen histologique a fait voir une stéatose assez peu prononcée du foie et dans les reins une néphrite interstitielle arrivée à un degré assez avancé.

En résumé, l'hypothermie, signalée dans les affections rénales, se rencontre principalement dans l'urémie qui accompagne les affections du rein consécutives aux maladies des voies urinaires, fréquemment à la période ultime de la néphrite interstitielle, plus rarement dans la néphrite parenchymateuse.

D'après Mac Bride \ l'abaissement de température se produit principalement dans les circonstances suivantes :

1» Dans les affections rénales consécutives aux maladies des voies urinaires, surtout lorsqu'il y a suppression complète de 1 urine;

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