‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 67 sur 312 · NiEDEN. Berlin. Klin. Wochcnsehr · texte numérisé non relu

NiEDEN. Berlin. Klin. Wochcnsehr

2. Jackson. Cité par Hayem, Des hémonhagies de la moelle, (thèse d agrégation. 1872).

3. Mannkoff. Cité par Dujardin-Beaumetz. De la myélite ainuë (thèse d agrégation, 1872).

T?'rilaiion des nerfs sensilifs. Influence de la douleur. — Les degrés et la nature de la douleur sont variables à l'infini ; lorsque l'on excite chez un animal un nerf sensitif, cette excitation retentit sur plusieurs systèmes, le système circulatoire, nerveux, musculaire.

Si nous voulons donc dégager nettement ce qui appartient à l'élément douleur dans nos résultats thermométriques, la difficulté est extrême.

Les premiers observateurs ne se sont peut-être pas assez mis à l'abri de ces erreurs ; ils provoquaient de la douleur et constataient le résultat thermométrique sans se préoccuper des causes accessoires qui pouvaient troubler le phénomène- Un assez grand nombre d'auteurs parmi lesquelsDemarquay^ avaient conclu à l'élévation de température par la douleur.

D'après Krimer, l'irritation d'un nerf donne lieu à une augmentation de température.

Il est vrai que Krimer se préoccupe peu de la température générale et il n'observe que la température du membre où se rend le nerf excité.

Earle^ a trouvé la température d'un bras, siège de vives soufifrances, à la suite d'une blessure, plus élevée de 1",3 R. que sous la langue .

Voici comment Demarquay a pratiqué ses expériences sur

les animaux :

Vremière expérience. - 21 janvier 1847. - Je fls fixer un chien dont la température était de 38°, le thermomètre resta dans le

rectum. . .,

Je fendis alors lentement l'aisselle jusqu'aux vaisseaux axiilaires et pendant l'expérience le thermomètre monta de 38° à 3805.

A la même époque, je pratiquai la désarticulation de l'épaule d'un autre chien et je constatai que cette expérience avait également donné lieu à une augmentation de 0°5 ou de 0»75 au thermomètre.

1 DemauquXy. liecherches oxpérimeniales sur la températuve animale.

'^Tu^T'tn Zlfl^e ncrwus sy.tcm in rcgidatiny animal Beat. — Medico-chir. Trausaclious, t. Vli, p. 173, 1819.

• L'irritation d'une partie enflammée donne également lieuàune -augmentation de température. Sur un chien dont le péritoine . était fortement enflammé, si j'irritais cette membrane avec un thermomètre, il y avait élévation sensible de la température. Deuxième expérience. — Après avoir déterminé à l'avance la i température d'un chien vigoureux, je mis le plexus brachial à nu; fl lorsque le chien fut reposé, j'excitai les nerfs à l'aide d'un scaliipel, et je vis monter le mercure du thermomètre placé dans le 1 rectum de l'animal pendant l'expérience.

Ces résultats ne peuvent, suivant nous, amener à des con- (clusions très nettes. Dans les circonstances oii l'on excitait le inerf sensitif, pouvait-on dire que l'élévation de température I tenait à la douleur? Nous appuyant sur de récentes expéiriences, nous pouvons dire que les erreurs tiennent en grande [partie à la modification imprimée à la température parles (mouvements que fait l'animal soumis à une vive douleur. Les [recherches d'Helmholtz, Solge, Heidenhain, Meierstein, Thiry, démontrent en effet, que le mouvement élève la température.

Cl. Bernard, après avoir introduit un thermomètre dans la carotide d'un chien, met à découvert un fllet du plexus cervical, et excite le bout central de ce nerf, il note d'abord une .élévation, puis un abaissement de température.

Dans une autre expérience, après l'éiectrisation du bout central du nerf auriculaire (plexus cervical) la chaleur de ; l'oreille du lapin baissa considérablement.

Le nerf sensitif, dit Cl. Bernard, ne saurait agir ici par lui-même sur la température du corps ; il n'est en somme, que l'agent indirect du refroidissement. L'agent direct, c'est ile sympathique; c'est dans les centres nerveux que le premier I nerf réagit sur le second.

Mantegazza^ a fait, en 1866, des expériences très consciencieuses dont voici les principales conclusions: l°Les douleurs intenses transmises par les nerfs rachidiens et la peau produisent rapidement un abaissement notable de la température ;Soit dans le rectum, soit aux oreilles;

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