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VI. — POISONS MÉTABOLIQUES

Les processus vitaux s'accomplissant dans l'organisme j ou végétal, ou la décomposition chimique des organes mo animaux et des végétaux, ou l'action des champignons inf< ou des enzymes sur les matières que nous venons d'énu et spécialement sur les protéines^ c'est-à-dire albumines mines, globulines, nucléoalbumines,albumoses, peptones ou les protéides (nucléoprotéides, hémoglobine), ou les mmoïrf^5(collagène, gélatine, etc.) et l'influence exercée p sur la lècithine qui est une partie constituante du proto] et sur les parties constituantes du cerveau et des nerfs {ci. sides, etc.) peuvent donner naissance, comme produits composition, à des substances basiques ou non basiqu xiques ou non toxiques (1). Si, à l'état normal, l'albumine ganes ou en circulation subit principalement des modifn la ramenant à l'état d'urée, la maladie consii^te essentiel en ce que^ sous Vinfluence du changement dans les condit la viCy Valbiimine labile subit encore d'autres modificai fournit alors des produits qui peuvent être aussi variés sont les diverses causes morbides, ou les conditions inté et extérieures dans lesquelles elles exercent leur action, l cessus d'oxydation et de réduction y collaborent à tour ( Les produits de décomposition de l'albumine ainsi form vent encore porter le cachet des protéines ou, ainsi qu'< l'obtenir en faisant agir artificiellement des réactifs chii

(1) J'ai créé pour ces poisons le nom collectif Poisons métaboliques qui e: déjà la nature.

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sont des bases ou des substances d'autres natures (Ly satine ^ LysinSy GuanidùiCy AmidoactdeSy dérivés du Benzoly etc.). Un grand nombre de ces substances, formées dans l'économie comme produits de rechange des matières (on les appelle aussi Leiccomatnes)y appartiennent au groupe deVacide uriqtcey de la crèatinine et de la choline et, éliminées en quantité insuffisante, elles peuvent provoquer des auto-intoxications chez l'homme.

Les anifnaux venimeux^ déjà étudiés par nous, démontrent d'autre part que certains organismes supérieurs et inférieurs fabriquent constamment et régulièrement des toxalbumines à profusion. Tous les venins ainsi élaborés ne sont pas nécessairement éliminés comme cela arrive avec le venin des serpents : chez quelques animaux, comme par exemple, Diamphidia simpleXj ils constituent une partie intégrante, essentielle du corps.

Les processus vitaux s' accomplissant dans les cellules des plantes peuvent, comme chez Tanimal, faire naître des toxalbumines ou des alcaloïdes dérivant de l'albumine en décomposition. Ce sont surtout les familles des Euphorbiacées, des Urticacèes et des Légumineuses qui renferment un grand nombre de plantes possédant des toxalbumines pures ^ et il serait aisé d'en citer beaucoup d'autres.

Parmi les albumines, en partie toxiques, fournies par les animaux et les plantes, il faut ranger aussi les Enzymes ou ferm^ents non organisés^ produits de la vie chimique de la cellule, qui se rencontrent principalement sous forme d'enzymes amylolytiques (diastasiques), protéolytiques (dissolvant l'albumine) et «téatolytiques (dédoublant les graisses). Un grand nombre de poisons se trouvent parmi les enzymes protéolytiques des plantes qui demandent encore à être étudiées, par exemple : la sécrétion glandulaire de certaines espèces de Drosera^ de Dionœa rmiscipula, l'enzyme de Doliaria^ Carica papaya, etc. Toutes ces substances mortes y mais douées d'énergie chimique considérable j possèdent la propriété de détruire V albumine vivante en provoquât^ des symptômes morbides y et sont comparables y en celay à certaines albumines pathologiques quiy aidées par d'autres agentSy prési dent à cette désassimilation.

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