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quable et constante exercée par Tiodure de potassium sur rélimiitation du plomb. Les résultats obtenus par ce mode de traitement sont surtout remarquables lorsqu'^^on administre Tiodure de potassium à la dose de 2 à 6 gr. pendant huit jours, suspendant durant une dizaine de jours et reprenant dans les mêmes conditions. Le plomb apparaît dans les urines sous forme de combinaison proléique, solubilisée sans doute par le chlorure de sodium. Les quantités de plomb queTon peutparvenirà éliminer ainsi sont relativement considérables et peuvent atteindre plusieurs milligrammes par litre d'urine. J'ai également constaté Télimmalion du plomb parla salive dont la sécrétion avait été exaltée par une injection de nitrate de pilocarpine(l)].
BERYLLIUM (GLUCINIUM). — Outre l'action caustique sur l'intestin et les reins et les symptômes subjectifs correspondants, les sels de béryllium, en injections sous-cutanées, provoquent des convulsions, des troubles de la motilité et de la sensibilité (2).
OR. — Les composés d'or solubles qui précipitent l'albumine cautérisent les tissus en les colorant en jaune, ou en violet. Les tissus cautérisés absorbent les composés d'or. L'élimination se fait par les reins. Il se forme dans l'estomac des albuminates d'or solubles dans le suc gastrique et le chlorure de sodium. Les sujets ressentent alors de la pesanteur et des douleurs à la région épi- et hypogastrique, il survient de la salivation, des Tomissements et de la diarrhée. L'usage prolongé du chlorure (for donne naissance à : éruptions cutanées, fièvre, albuminurie, polyurie, céphalée, insomnie et raideur de la langue (3). Injecté sous la peau à doses trop élevées, le chlorure double d'or et de ma^ ^/i^^mm provoque : dyspnée, toux, hémoptysie et sensation de froid. Uaurobromure de potassium^ en injections sous-cutanées, donne naissance à des infiltrations, à des frissons et à une sensation de piqûre à la région précordiale. Chez un chien empoisonné par Ogr. 6 de chlorure d'or pris par la bouche, on a trouvé à Vautopsie les lésions stomacales décrites plus haut.
(1) G. PoucHET, CompL rend, de l'Acad. des Sciences^ 1879, II, p. 244. Recherches des substances médicamenteuses et toxiques dans la salive.
(2) SiEM, Ueb, d. Wirk. d, Alum.u. Berylls, Dorpat, 4886.
(3) Stevenson, Guy*8 Hosp, Bep. London, 4894, v. I, p. 427. Empoisonnement par le trichlorure d'or.
3i5H HorsoNs iNoaGANigrEs
Recherche. — Chauffer avec de Teau rég-ale. Les solutions de chlorure d'or iraiiées par l'hydrogène sulfuré laissent précipiter du sulfure d'or soluble dans le sulfhydrate d'ammoniaque; le chlorure d'étain donne un précipité brun (sa coloration peut aller jusqu'au rouge-pourpre).
Traitement. — Morceaux de glace, boissons émoUientes, solution d'albumine et, en cas de besoin, morphine contre les douleurs.
THALLIUM. — L'estomac et l'intestin absorbent même les sels de thallium difficilement solubles (i) ; le métal se trouve dans les muscles (2). L'élimination a lieu par l'urine et par toutes les autres sécrétions. Après injection sous la peau d'une chèvre, à la dose de Ogr.05, il a été retrouvé dix-sept heures plus tard dans le lait. L'action toxique du thallium métallique administré par l'estomac ou l'intestin ne se manifeste qu'après cinq à sept jours, et seulement s'il est donné à doses' élevées. Les préparations plus solubles introduites dans l'estomac tuent les lapins à la dose de Ogr. 5 et les chiens, à la dose de Ogr. 5 à 1 gr. L'injection sous-cutanée d'azotate de thallium provoque chez les grenouilles et les lapins l'irrégularité ou bien le ralentissement des battements cardiaques (influence sur les centres cardiaques). Donné à petites doses souvent répétées ^ il cause : troubles de la nutrition, vomissements, ptyalisme, amaigrissement, douleur dans le tractus intestinal, selles diarrhéiques et sanguinolentes, respiration laborieuse, tremblements et mouvements incoordonnés. Des hommes ayant pris journellement Ogr. 1 à Ogr. 2 d'acétate de thallium pendant quatre jours, se plaignaient d'une chute rapide des cheveux (3). A l'autopsie, on trouve des hémorrhagies et la tuméfaction de la muqueuse stomacale. Hémorrhagies dans les poumons et le péricarde.
Recherche. — Extrayez avec de l'eau acidulée, débarrassez la solution concentrée des matières colorantes et des parties cons-
(1) Mahmé, Nachricht, d. Geselhch. d. Wissensch, su (initingen, 1867, p. 397.
(2) LrcK, Beilr. c. Wirk. d. ThaUiums, Dorpat, 1891.
(3) CoMBEMALE, Pvesse méd„ 1898, n» 17, p. 82.
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lituaotes organiques et soumettez-la à Télectrolyse. L'anode et la cathode seront soumises à l'analyse spectroscopique. Qu'il existe à des doses aussi minimes que l'on voudra, on le reconnaîtra à une ligne d'un vert intense près E.
[On a proposé récemment l'emploi de l'acétate de thallium pour lutter contre les sueurs patholog'iques vis-à-vis desquelles ce métal exerce une action suspensive très remarquable ; mais on a dû y renoncer en raison de la facilité et de la rapidité avec lesquelles se produisent Talopécie et la chute des poils.]
ALUMINIUM. — L'injection excessive de l'alun provoque chez le cheval des troubles de la nutrition. L'empoisonnement aigu est causé par Valun potassique et Valun calciné administrés à doses élevées, soit dans un but thérapeutique, soit par méprise. La solution d'acétate d'aluminium peut, elle aussi, provoquer des phénomènes d'intoxication. Donnés à petites doses, les composés d^aluminîum solubles, sont-ils absorbés par l'estomac? 11 est permis d'en douter. Au contraire, les doses élevées qui attaquent les muqueuses pénètrent facilement dans le courant sanguin et se déposent dans le foie et la rate; l'urine n'en élimine que des traces. L'alun précipitant l'albumine, peut exercer une action corrosive sur les muqueuses. Ualun calciné cautérise par déshydratation. L'administration intra-stomacale de 8 gr. d'alun dissous tue les lapins dans l'espace de deux heures en déterminant des convulsions. L'alun est-il administré à la dose quotidienne de 4 gr., la mort survient dans l'espace de deux à quatre jours. Les doses élevées d'alun provoquent chez les chiens des vomissements, mais ils supportent encore 30 gr. et au-dessus. Le laclate d'aluminium en injection sous-cutanée provoque chez les animaux : troubles accusés dans l'échange des matières, anorexie, vomissements, insensibilité, stupeur, abaissement de la température et la mort survient au milieu des troubles respiratoires (1).
On connaît quelques cas d'intoxication mortelle par Valun calciné. Chez l'homme, l'alun à la dose de 2 gr. et davantage provoque : sensation de pesanteur et douleur à la région épigas-
U) SiEM, (Jeb.d, Wirk.d, Aluminiums^ Dorpat, 188(5.
trique, coliques, nausées et vomissements. Uavortement est survenu chez une femme enceinte qui avait absorbé de Valun aux lieu et place du sucre. L'administration de 30 gr. d'alun (on l'a pris pour le sulfate de magnésie) a amené la mort dans l'espace de huit heures. Outre les symptômes que nous venons d'énumérer, on a observé encore dans ces cas : hématémèses, sensation d'angoisse, pouls petit, irrégulier, fréquent, respiration extrêmement accélérée (1), secousses musculaires et mouvements convulsifs.
L'ingestion répétée d'une solution d'acétate d'aluminium à 7 à 8 p. 100 (l'auteur a expérimenté sur lui-même) provoque, à la dose de XXX à XL gouttes seulement, de la pesanteur à la région épigastrique, et à la dose de LX gouttes, en outre de cette pesanteur, du vertige et de l'engourdissement. Les doses plus petites (jusqu'à XV gouttes par jour) n'ont donné lieu à aucun phénomène toxique appréciable. Deux personnes absorbèrent durant à peu près une année entière des aliments et des boissons exclusivement préparés dans des ustensiles en aluminium. Or, leur état général demeura excellent, quoique les vases en aluminium fussent attaqués par la plupart des aliments et des boissons. Chaque personne n'aurait absorbé dans ce cas que quelques milligrammes d'aluminium par jour (2). Quanta Valun ingéré chroniquement, employé quelquefois pour la cuisson du pain ou dans un autre but, il peut, à n'en pas douter, devenir nuisible, ne fût-ce qu'au point de vue de V assimilation incomplète des aliments et de l'apparition d'une affection intestinale sans symptômes appréciables.
A l'autopsie des animaux empoisonnés par Valun on a trouvé : cautérisation de la muqueuse stomacale, qui est grisblanchâtre, parfois ecchymosée et s'émiettant. L'épithélium intestinal, à partir de l'intestin grêle jusqu'au cœcum, est transformé souvent en une masse gris-blanchâtre.
Recherche* - — L'ammoniaque et la lessive potassique produisent dans les solutions d'alun un précipité blanc d'hydrate d'aluminium se dissolvant dans l'excès de la lessive potassique,
(4) RiQUET, Journ, de pharm, et de chim,, 1873, t. XVIII, p. 333. j2) Plugge, Deutsche militàràztliche Zeitschr,, 1892, p. 329. — Schmitz, Untersurh. ûber d. Giftigkeit, d. Alum., Bonn^ 1893.