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CHLORURE DE CARBONE

(SO^CW)^]) et le TÉTRONAL (diéihylsulfonediélhylmélhane : [(CW)^G.(SO^.CW)*], surtout le premier, provoquent aussi de la lassitude, de l'abattement et il arrive que l'action paralysante de ces médicaments persiste plus longtemps que TefTet hypnotique. Ont été observés : vertige, engourdissement, titubation, signe de Romberg, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, bourdonnements d'oreilles et, après le trional: ataxie, respiration slertoreuse et hématoporphyrinurie. Avalé à la dose de 8 gr. dans une tentative de suicide le trional provoquait en outre : maux de ventre, besoin d'uriner sans le pouvoir et rétention d'urine. Le malade guérit. Quant à V intoxication chronique je cite le cas d'un malade qui, après avoir pris chaque soir 1 gr. de trional, succomba quatorze jours plus tard (troubles moteurs, hématoporphyrinurie, etc.). Une malade à qui on avait donné pendant cinq mois 127 gr. de trional fut atteinte de troubles moteurs, de maux de tête, diarrhées sanguinolentes, coliques, vomissements, douleurs vésicales et uréthrales et d'hématoporphyrinurie (1).

L'ËTHYUDËNEDIËTHYLSULFONE, le PROPYLIDËNEDIMËTHYL- 8ULFONE, le PROPYUDËNEDIËTHYLSULFONE, le DIMËTHYLSUL- FONËTHYLMËTHYLMËTHANE, le DIMÉTHYLSULFONEDIËTHYLMË-

THANE, agissent comme le sulfonal. Donné à la dose de 2 gr., \'èthylidènedièthylsulfone provoqua chez l'homme : sensation d'oppression, palpitations et éruptions cutanées. Jusqu'ici se sont montrés inefficaces chez le chien : dièthylsiilfonCy méthy^ lènediméthylsulfonej éthylénedièthylsitlfone^éthylidènediméthyl" mïfone, diméthylsulfonediméthylméthane, èther acétique de dié- Ihylsulfone et éther acétique de diéthylsiilfonéthyle (2).

CHLORURE DE CARBONE (Tétï*acklorométha?ieyCC\^). L'inhalalion des vapeurs dégagées par LX gouttes fait périr les chats en six à dix minutes, les doses moindres tuent les cobayes et les lapins;

(1) VoGEL, Berï, Klin, Wochenschr., 1899, n® 40. — Consulter également, relativemeot au sulfonal et au trional, G. Pouchet, Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale, 2e série, p. 33 à 119.

(2) Baumann uad Ki^ST, Zeitschr, f, physiol. Chem , Bd XIV, p. 52.

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la mort est précédéo chez eux de : convulsions, tremblements, battements cardiaques accélérés et irrég^uliers, abaissement de la pression sanguine et respiration convulsive. La dose narcotique des vapeurs du chlorure de carbone est de 2gr.04 p. 100 vol.. A 2gr.6 p. 100 vol., les réflexes sont déjà abolis. Le chlorure de carbone provoque chez Vhomme : envie de tousser, parfois vomissements, de même que petitesse et irrégularité du pouls, cyanose et mydriase. Après la disparition de la narcose qui persiste jusqu'à une demi-heure, peuvent survenir : vomissements, céphalée et engourdissement.

AGIDE-ËTHER DIMÉTHYLSULFURIQUE. — L'éther diuiéthyl-

sulfurique (GIP)^SO^, liquide incolore, est aujourd'hui très employé dans l'industrie chimique et a déjà fait plusieurs victimes humaines, à la suite de l'inhalation des vapeurs qu'il développe par la chaleur. Son action dépend de la molécule intégrale delà combinaison et non de ses éléments de dissociation : l'acide sulfurique et l'alcool méthylique (1).

Les premiers symptômes s'observent au niveau des muqueuses accessibles à la vue. Les yeux sont douloureux et larmoyants, les paupières deviennent œdémateuses, la conjonctive palpébrale se cyanose et parfois devient le siège de petites eschares pouvant dépasser le volume d'une tête d'épingle. 11 peut encore y avoir photophobie. Lorsque la substance s'est trouvée quelque temps en contact avec la peaii^ il en résulte des corrosions ou brûlures du premier jusqu'au troisième degré. Du côté des voies respiratoires on observe : une coloration blanche de la paroi postérieure du pharynx, une sensation douloureuse de brûlure de la gorge et de la poitrine, de la toux, de la trachéite, de la bronchite, de l'expectoration de crachats muco-purulents, des vomissements muqueux, de l'albuminurie, de la cylindrurie, de l'ictère, et une pneumonie qui, dans deux cas, a déterminé la mort: une fois après quarante-huit heures, une autre fois au boni de quatre jours. Dans un troisième cas, la guérison ne fui obtenue qu'après neuf semaines.

(1) Webek, Arch. f. e.rpérim. Path, u. Pharmak., Bd XLVn, 190i, p, 113.

FORMALDÉHYDE (fORMOL) 397

Autopsie. — La muqueuse des voies respiratoires, jusqu'aux bronches, était brunâtre et détruite, le poumon hépatisé; il y avait des ecchymoses partout, même dans les bassinets.

Chez les animaux les effets se produisent à la dose de Ogr.O") à Ogr.075 par kilo, soit par la voie hypodermique, soit par la voie jfastrique. Dans les deux cas, on observe de l'irritation au lieu d'introduction, irritation pouvant aller jusqu'à l'inflammation phlegmoneuse et à la destruction complète des tissus. Les muqueuses corrodées présentent une réaction alcaline. Les symptômes d^ absorption y que le poison ait été introduit par la bouche ou par la voie sous-cutanée, consistent, en convulsions suivies de coma ou de paralysie.

FORMALDËHYDE. — U aldéhyde méthyliquey CH^O est douée de propriétés antiseptiques. La fbrmalme est la formaldéhyde à 40 p. 100. La dose léthale pour 1 kgr. de cobaye est de Ogr.8 en injection sous-cutanée. Injecté dans la veine, elle tue déjà 1 kgr. de chien à la dose de Ogr.07 et 1 kgr. de lapin à la dose de OgT.OO (1). Les vapeurs inhalées ne seraient pas nuisibles. Cette assertion ne peut être exacte, la formaldéhyde précipitant l'albumine et nécrosant les tissus vivants. La formaldéhyde modifie les albumoses sous l'influence de la chaleur (2). Chez l'homme on a vu se produire, par l'action de ce gaz, des ophthalmies et des inflammations cutanées. J'ai observé un urticaire étendu. Les doigts mis fréquemment en contact avec la formaline deviennent durs, se desquament, s'enflamment et deviennent douloureux. Une solution forte, à 40 p. 100, employée une seule fois dans le traitement du cancroïde, est excessivement douloureuse.

Les animaux^ qui sont exposés pendant une à deux heures au gaz formaldéhyde, présentent de la dyspnée, toussent, ont la conjonctive injectée, deviennent apathiques et peuvent périr par asphyxie.

Les empoisonnements* accidentels chez Vhomme ne sont pas rares. Un individu, qui avait ingéré par méprise environ 15 gr.

(1) Berlioz et Trillat, C. R. deVAc. des Se, t. CXV, 0° 5.

(2) Lepierre, Compt, rend, de l'Acad. de^ sciences, t. CXXVIII, p. 739.

de formaline, présenta les symptômes suivants : nausées et vomissements, respiration accélérée, petitesse et accélération du pouls, vertige, irritation des reins et entérite sérieuse ; il se rétablit cependant. Dans un autre cas, au contraire, l'ingestion d'environ 60centim. cubes d'une solution de formaline à 4 p. 100 détermina de la gastralgie et des vomissements ; il y eut, malgré l'administration d'albumine, une aggravation des symptômes au bout de seize heures, un affaiblissement du pouls, puis la mort après vingt-neuf heures. A Vautopsie^ la muqueuse gastrique présentait l'aspect du vieux cuir.

Traitement. — Lavages de l'estomac, solutions albumineuses, tartrate borico-potassique, solution d'acétate d'ammoniaque (esprit de Mindererus) (J). L'acétate d'ammoniaque réagissant sur le formol, trois molécules d'acide acétique sont mises en liberté pour une combinée à l'hexaméthylènamine.

6 CH^O -+- 4 G^H^O^ AzH^ = C'W^XzKOWO^ -^ 3 GWO« -h 6 H'O.

Recherche. — 1" Un liquide ne contenant que un cent-millième de formaldéhyde, traité par une solution de phénylhydrazine, donne lieu à la formation, d'une substance laiteuse, soluble dans l'alcool, qui jaunit graduellement et, par la chaleur, passe au jaune-rougeâtre.

2*^ On fait dissoudre 1 gr. de chlorhydrate de phénylhydrazine et lgr.5 d'acétate de sodium dans 100^™^ d'eau et l'on ajoute quelques gouttes de ce réactif à la liqueur à essayer, préalablement acidulée par l'acide sulfurique : on obtient une coloration verte.

3» Le chlorhydrate de phénylhydrazine, associé à une lessive de soude, donne avec la formaldéhyde une coloration rose pouvant passer au rouge.

¥ Une solution à 1 p. 1000 de phloroglucine, mêlée avec agitation à une solution de formaldéhyde et traitée par une lessive de potasse étendue, produit une coloration rouge.

5° Une solution de fuchsine à 1 p. 1000, une solution de bisul-

(1) André, Journ. de pharm. et de chim., X, p. iO.

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