ACIDE ACÉTIQUE
ressemblent à ceux de Tacide monochloracétique. Les grenouilles deviennent rigpides etraides comme du bois (I). La mort survient, chez les animaux à sang chaud, au milieu de convulsions, par paralysie du centre respiratoire. Les chiens sont atteints de vomissements. Chez les grenouilles, le cœur bat irrégulièrement; il survient des pauses diastoliques alternant avec des pauses en systole. L'estomac présente des corrosions. Les reins sont congestionnés (2).
L'agétamide (C1P.C0.AzH*) provoque chez les grenouilles riiyperexcilabilité réflexe et des convulsions, chez les chiens (à la dose de 3 gr. par kilo d'animal, en injection intra-veineuse) elle agit comme narcotique. La formamide (H.CO.AzH*) et ToXAMiDE sont dépourvues de toute action narcotique (3).
Le SULFURE D'ÉTHYLE BiCHLORÉ [S.(CH*.CH*.C1)* j, une huile miscible à l'eau, dégage des vapeurs provoquant l'inflanimation, ou m^me la suppuration de la peau et, surtout, des muqueuses; ainsi, par exemple, les oreilles touchées avec ce poison peuvent se détacher et tomber. Inhalé pendant longtemps, il peut amener la mort par pneumonie (4). Le sulfure D'éthtle monoghlorë agit moins énergiquement, et le sulfure D'ÉTHYLEest tout à fait inefficace.
L'acide thiagétique (CH^CO.SH), en injection intra-veineuse, tue les lapins en provoquant le ralentissement du pouls; Ja respiration, d'abord accélérée, devient ensuite intermittente, et il survient des secousses musculaires et de l'opisthotonos (;>).
ACIDE OXALIQUE. — Les premières intoxications par l'acide oxalique (C^H^O*), ou bien le bioxalate de potasse (sel d'oseille) sont survenues en 1814. Jusqu'à 1876 on n'en a enregistré que
(1) PoHL, Arch. f. exp. Palh. u, Pharmah., Bd XXIV, p. 149. (i) Krese, Ueb. d. Wirk. d. Monochloressigs, etc., 1889, p. 26.
(3) BucHHOLz, Théorie d. Alkoholwirk., Marburg, 1895.
(4) V. Meyer, Marmé, Gôttinger Nachrichten, 1886, p. 579; 1887, p. 246; — Leber, Die Entstehung d. EnUandung, Leipzig, 1891.
(5) Lang, Arch, f, exp, Path. u, Phnrmak,, Bd XXXVI, p. 80.
ving^t^cinq cas, dans les deux années suivantes (1876 à 1878) il y en a eu, à Berlin seulement, dix-neuf cas sur quatre cent trentedeux intoxications; de 1884 à 1887, on a rapporté treize autopsies pratiquées à l'institut médico-lég^al de Berlin ; et, maintenant, ces intoxications sont encore relativement plus fréquentes dans les autres pays. Sur les mille quatre-vingt-neufintoxications de l'année 1894 survenues en Angleterre, il y eut quarante-cinq intoxications mortelles par l'acide oxalique. L'oxalate de potasse, qui est très employé pour nettoyer les ustensiles en cuivre et pour enlever les taches d'encre sur le linge, est très accessible malgré l'interdiction édictée contre sa vente; on s'en sert souvent pour le suicide, rarement pour l'homicide. Les intoxications par ce sel peuvent aussi être dues à ce qu'on le prend pour un autre sel, par exemple, pour le sel de Sedlitz. La mortalité s'éleva à 58 p. 100. La dose léthale minima était de 5 gr., en moyenne de 12 à 30 gr. Cependant la guérison fut obtenue encore après 15 à 30 gr., et même après 45 gr. La mort peut avoir lieu en cinq à dix minutes, mais aussi après sept à quinze jours. Les différences individuelles et les conditions extérieures jouent un rôle important dans l'intoxication et sa terminaison.
Une partie de l'acide oxalique s'élimine par l'urine, une autre partie se transforme en oxalate de chaux qui peut s'emmagasiner, entre autres, dans l'estomac, l'intestin et les reins. Quant à l'oxydation de l'acide oxalique, affirmée par les uns, elle est niée par d'autres. Dans un cas terminé par la mort au bout d'un quart d'heure, le cerveau et les muscles de la région fessière ne contenaient pas d'acide oxalique dont la majeure partie se trouva dans l'estomac et, en quantités décroissantes, aussi dans le foie, le sang du cœur, le cœur, les reins et l'urine (1). L'acide oxalique cautérise les muqueuses^ précipite l'albumine de ses solutions, coagule le sang et transforme l'hémoglobine en hématine. Donné à petite dose, il manifeste plus nettement son action générale sur le système nerveux (2), le sang, les reins, le cœur. Le sang devient moins riche en alcalis et plus riche en sucre.
ii) BisGHOPF, Bev. d. chem, Ges., XVI, 1883, p. 1350.
(2) KoBERT und KiissNER, Vtvrhotos Arch., Bd LXXVIII, p. 209, etBdLXXXÏ. p. 383.