GROUPE DE LA XANTHINB
La BENZAIJLMIDOGUANIDINE (GW^Az*) ne provoque des convulsions que chez les animaux à sang- chaud. Sa partie constituante la plus active, c'est la henzaldêhyde.
GRÉATININE. — Donnée par la bouche, à un chien à la dose de 8 gr. et à un cobaye à la dose de Ogr.2, la créatinine (GWAz^O) s'est montrée non toxique. Mais injectée sous la peau, elle a provoqué : coma, convulsions et la mort. Injectée sous la peau de Vhomme à la dose de Ogr.18 elle exercerait une influence stimulante sur le cœur.
GROUPE DE LA XANTHINE. — La xanthine (C^H^Az^Os), un des produits de dédoublement des nuclèines (outre la guaniney Vhypoxanthine et Vadèniné) provoque chez les grenouilles la paralysie de la moelle épinière et la rigidité musculaire (les muscles empoisonnés sont raccourcis). La paraxanthine [mè^ thylxanthine)^ trouvée dans l'urine de l'homme, provoque chez les grenouilles : mouvements paresseux, abolition des mouvements spontanés et de l'excitabilité réflexe. A l'autopsie : emphysème pulmonaire. Surviennent chez les animaux à sang chaud : parésie du train postérieur et exagération de l'excitabilité réflexe jusqu'au tétanos. Ce produit trouvé en abondance dans l'urine des migraineux, des épileptiques, etc., fut considéré comme la cause de ces aflFections (auto-intoxication). La diméthylxan- THINE (théobromine C^H»Az*0*), provoque chez les grenouilles (rana escul.) la rigidité musculaire, et l'animal tout entier entre çraduellement en extension ; chez les animaux à sang chaud, elle cause en outre l'irritation du cerveau et des reins (1). La rigidité musculaire provoquée par la triméthylxanthine (v. caféine) pour ne pas être aussi accusée que celle consécutive à la théobromine, persiste en revanche plus longtemps que celle causée par la xanthine et la théobromine. Les vaisseaux en seraient obstrués du vivant de l'animal, ce que je juge erroné (2). Elle se transforme dans l'économie en xanthine (3). L'hypoxanrniinB (sarkine y C^H*Az*0) à la dose de Ogr.02o à Ogr.I, outre
(1) FiLEHNE, Arck, f. Anal, u, Phys., 1886, p. 72.
(2) Sackur, Archiv. fur pathol. Anal., Bd CXLI, Heft 3.
(3) Albanese, Arch. f, exp. Path. u. Pharm., Bd XXXV, 4895, p. 4(9.
rexcilabililé réflexe exagérée, provoque, dans l'espace de six à vingt-quatre heures, chez les grenouilles, des accès spontanés de convulsions qui aboutissent à un spasme d'extension ressemblant au tétanos caféinique. L'hétéroxanthine (méthylxanthine annexée au noyau de l'urée), agit chez les grenouilles d'une façon analogue à la paraxanthine, mais moins énergiquement; chez les animaux à sang chaud, elle est très peu efficace.
aUANO. — La mort est survenue chez les animaux ayant bu de l'eau où avaient été lavés des sacs de guano. Donné à dose peu élevée, le guano provoque chez l'homme des douleurs abdominales et de la diarrhée. D'après toutes probabilités, la guanine, appartenant aussi au groupe de la xanthine, participe à cette action toxique.
PÉTROLE. — 1. Le pétrole brut (bitume liquide, naphte) peut provoquer des phénomènes d'intoxication générale s'il est inhalé sous forme de vapeurs, ou absorbé en nature par la peau. Les ouvriers, par exemple, qui en aspirent les vapeurs dans des cuves à pétrole, perdent connaissance et sont atteints d'asphyxie. Les pupilles sont rétrécies, le pouls est à peine perceptible; la toux, les nausées et, comme affection consécutive, la pneumonie (1), peuvent survenir après que le malade est revenu à lui, ou la mort peut avoir lieu si les vapeurs sont souvent inhalées (2). Des émigrants qui, pendant une certaine durée de temps s'étaient cachés sur un vaisseau dans un réservoir à pétrole vide, furent tous intoxiqués; six en sont même morts. Les distillateu7'S de pétrole se plaignent d'engourdissement et d'irritation de la muqueuse nasale, et les ouvriers occupés à l'extraction du pétrole dans les Carpathes sont atteints de : syncope, hallucinations, palpitations, faiblesse générale et asphyxie. On trouve dans les conduits souterrains : èthylène^ acide carboniquey oxyde de carbone et hydrogène sulfuré.
Vintoxicaiion par la peau fut décrite par moi d'après mes
(4) Weinberger, Wiener Med, -Halle, 1863, p. 379.
(2) Chittbnden and Farlow, Bost, med. Joum,, 1892, 23 juin. Malgré l'opinion des auteurs, ce cas est bel et bien une intoxication mortelle par le naphte.