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NAPHTALINE

provoque que de la diarrhée. Les vapeurs, mélangées de quinone, qui se dégagent des liqueurs colorantes chaudes, lors de la préparation du noir d'aniline dans les teintureries de coton, passent pour provoquer, chez les ouvriers, une coloration brune de la conjonctive et de la cornée, avec, sur cette dernière, un soulèvement de Tépithélium sous forme de petites vésicules. Diminution de la vision. Uaurantia (jaune minéral^ sel sodique d'hexanitrodiphénylamine) agit comme un poison. Un homme ayant porté pendant huit heures des gants teints par le jaune minéral, fut atteint de bulles confluentes prurigineuses. Les ouvriers qui le manient voient apparaître des bulles à la face et aux mains. Les sujets qui transpirent facilement sont plus prédisposés à cette éruption. Administré pendant longtemps à la dose quotidienne de 1 gr. à lgr.5, le hleu de méthylène (un dérivé de thiodiphénylapiine) provoque : envie fréquente d'uriner, irritation vésicale, coloration bleue de la salive et de l'uriné, diarrhée, céphalée, secousses musculaires, vertige et délires — les derniers symptômes sont vraisemblablement attribuables au dépôt de la matière colorante dans le cerveau (1).

AGRIDINE. — Quel que soit son état physique (en nature, en vapeurs, en solution) cette base (C**H^Az) qui se trouve dans l'anthracène impur, provoque l'irritation et l'inflammation intense de la peau et des muqueuses. Les lavages à l'eau aggravent les démangeaisons et exacerbent la sensation de brûlure. -

NAPHTALINE. — La naphtaline (G***H^) est un poison pour certains organismes inférieurs et parasites humains (sarcopte de la gale). L'absorption a lieu par l'estomac. La majeure partie de la naphtaline administrée apparaît telle quelle dans l'urine et les fèces. Donnée à la dose de 1 à 5 gr., elle provoque, chez

(i) Consulter également au sujet de Temploi des matières colorantes artificielles pour les aliments : G. Pouchet, Coloration des bonbons^ pulpes de fruits, liqueurs et pastillages par les couleurs dérivées de l'aniline ; Recueil des travaux du Comité consultatif d'hygiène publique, t. XX, 1890, p. 256.

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les chiens, de la diarrhée sans entérite. On vit périr des poules ayant séjourné longtemps dans des lieux contenant des vêtements saupoudrés de naphtaline. L'ingestion de la naphtaline pendant un temps prolongé peut provoquer ckez les animaux : hémorrhagies choroïdiennes, décollement de la rétine et opacité du cristallin ; on voit, en outre, apparaître chez eux des troubles généraux de la nutrition. Ont été observés cA^>3^ /'Aomm^.' vomissements, douleurs abdominales, ténesme, albuminurie, strangurie et douleurs dans les voies urinaires. On a rapporté un cas de suicide par la naphtaline terminé par la mort (1).

La NAPHTYLAMINB (amidonaphtaline C*^H^AzH*) provoque chez les ouvriers qui travaillent dans les lieux où elle est préparée : strangurie et hématurie; et, peut-être même, des tumeurs de la vessie.

La TÉTRAHYDRO-p-NAPHTYLAMiNB (C^^H^AzH^) provoque, chez les grenouilles, des paralysies et de la mydriase; chez les lapins: mydriase (excitation de l'appareil nerveux dilatateur de l'iris), contraction des vaisseaux auriculaires, élévation de la température (production de la chaleur augmentée et déperdition diminuée) et destruction augmentée de l'albumine. Quant aux autres dérivés de la naphty lamine ^ les corps a et ceux des corps p dont l'anneau non-azoté est hydraté, ils se sont montrés inefficaces (2).

NAPHTOL. — La mort survient dans l'espace de deux heures et demie à douze heures, chez les lapins, après l'injection souscutanée de 1 gr. de naphtol (G'WO) ; et chez les chiens, après lgr.5. Chez les chiens, elle est précédée de salivation et d'agitation; chez les lapins, de convulsions. L'hémoglobinurie est constante. Le naphtol « serait plus toxique que le naphtol jS. Le naphtol et ses produits de transformation s'éliminent par l'urine. Les badigeonnages avec une solution alcoolique à 10 p. iOO, continués pendant deux jours, ont provoqué de Vhémxiturie chez un garçon. Se déclarèrent en outre : symptômes du mal de Bright, ischurie, vomissements et perte de connaissance. Des

(1) Pharm. Journ, a. Transact.^ 4884, p. 755.

{i) Stern, Arch. f. palh, Anat., Bd CXV, Heft i et Bd CXXI.

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