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DÉRIVÉS DE LA MORPHINE

ser au malade aucun objet qui pourrait l'aider à mettre à exécution ce projet. On ne réussit à déshabituer pour toujours de la lïiorplihie quun très petit yionibre de ces malades^ peut-être I à 2 p. 100. La plupart se réadonnent à ce vice et périssent à la suite de la cachexie ou des affections intercurrentes. On a essayé souvent, outre les toniques cardiaques (tels que, par exemple, spartéine), de substituer à la morphine d'autres médicaments, par exemple : chanvre indien, jusquiame, feuilles de coca, cocaïne, sulfonal, chloroforme, etc. Ce qui en résulte à coup sûr, c'est une passion double, le malade prenant simultanément les deux substances narcotiques (1). Les fonctions cérébrales sont atteintes au plus haut degré par l'association de la cocaïne avec la morphine. Les injections sous-cutanées d'atropine sont vantées depuis longtemps déjà, et on a préconisé récemment le bromure de potassium par doses croissantes jusqu'à 3gr.5 toutes les trois heures, ce qui est à rejeter.

Au point de vue préventifs les sources où l'on peut s'approvisionner de l'opium et de la morphine, seront surveillées plus attentivement. Il existe des magasins où les morphinistes peuvent se procurer, à coup d'argent, de la morphine à des doses aussi élevées qu'ils le désirent. L'Etat doit être muni du droit d'examiner administrativement, à ce point de vue, les livres des pharmacies et des drogueries.

DÉRIVÉS DE LA MORPHINE. — Les dérivés de la morphine conservent les propriétés de cet alcaloïde toutes les fois que le noyau morphine demeure intact et que les radicaux se substituent seulement à l'hydrogène de l'hydroxyle. L'éthylmor- PHINE (dioniyie) est douée de propriétés sédatives. Sous ce rapport, elle serait même supérieure à la codéine. L'amylmorphine est moins un narcotique qu'un convulsivant. L'acétyl-, la diacé-

TYL-, la BENZOTL- et la DIBENZOYLMORPHINE SOIit douécs de

propriétés légèrement narcotiques (à un plus haut degré que la codéine), mais à doses plus élevées elles provoquent le tétanos. On peut en dire autant quant à la nitrosomorphine, à la

(1) L Lewin, Berliner Idin, Wockeasckr,, 1885, p. îJil.

BROMOTÉTRAMORPHINE et à T ACIDE MORPHINÉTHÉRSULFURI-

QUE. Outre raciion légèrement narcotique, la trichloromor- PHINE et le CHLORURE DE MÉTHTLMORPHINE paralysent encore le système nerveux (1).

MORPHINEQUINOLINÉTHER. — Le chlorhydrate de ce composé se révèle comme un poison : à la dose de 1 milligramme chez les animaux à sang froid, de 20 centigrammes chez les chiens, il provoque la mort. On voit apparaître comme symptômes : convulsions, bientôt suivies de paralysie, et troubles de la respiration.

DIACÉTTLMORPHINE. — L'héroïne qui, ainsi que je l'ai déjà (lit, est douée de qualités légèrement narcotiques, est certainement au moins aussi toxique que la morphine. Chez Thomme, le cheval, le chat, elle provoque des crampes désagréables et de la parésie des membres inférieurs. Une femme qui, par suite de Terreur commise par un pharmacien, avait pris0gr.l6 d'héroïne en poudre, présenta quatre heures après : myosis, amaurose, perte des forces, pouls filiforme, nausées et secousses convulsives dans les membres.

IJoxYDiMOiœHiNB(psetidO'niorphine) se formant dans une solution alcaline de morphine sous l'influence de l'oxygène de l'air, est dépourvue de toute action narcotique; mais, introduite dans le sang, elle tue les chiens par asphyxie. Son usage répété provoquerait— ce qui ne fut pas confirmé(2) — des phénomènes d'abstinence morphinique : vomissements, diarrhée, accélération du pouls, abaissement de la température et collapsus, qui disparaîtraient à la suite de l'injection de morphine. L'action de l'oxydimorphine ne se manifesterait donc chez les morphinomanes que si, eu cas d'abstinence, ils ne recevaient plus de morphine (3).

L'oxydimorphine peut être décelée dans l'urine et les matières fécales. On a trouvé dans l'estomac et l'intestin des ulcères qui

(1) Stockm\nn and Dott, Brit. med, Journ., 1890, II, p. i89.

(2) ToTH, Schmidfs Jahrbûcher, Bd GCXXIX, p. 135.

(3) Mahmé, Deutsche Med, Wochenschr., 1883, n^ 14. — Consulter également pour la toxicologie de Topium et de la morphine, les métamorphoses de la morphine dans Torganisme, sa localisation et son élimination : G. Poughet, Leçons de phar^ macody nantie et de matière médicale ^ 2* série, p. 765 à 843.

CODEINE i}\*i

sont attribués non à l'action directe du poison, mais, comme tous les autres symptômes toxiques de cette substance, sont considérés comme étant dus à l'embolie (i). Le réactif deFRŒHOE se comporte différemment envers l'oxydimorphine qu'il ne le fait pour la morphine. Pour la f^echercher^ le réactif sera additionné d'une solution d'hypochlorite de soude et l'on ajoutera au liquide jaune quelques g-outtes d'acide sulfurique : l'oxydimorphine se colore en vert tandis que la morphine demeure presque sans changement aucun (2).

CODÉINE. — La codéine {méthylmorphine, C'^IP^AzO^ +H*0), un dérivé de l'isoquinoléine, passe dans l'urine et le lait et peut être décelée dans le cadavre. Donnée aux chiens à la dose de Og^.l, elle provoque : narcose, hyperexcitabilité réflexe et convulsions (3). La pupille, dilatée dans lé stade narcotique, se rétrécit dans le stade tétanique. La pression sanguine et la fréquence des pulsations sont peu altérées. On connaît deux tentatives de suicide et plusieurs empoisonnements par la codéine prescrite comme médicament.

Administrée à Vhonime à la dose de Ogr.l à Ogr.2, la codéine provoque : ralentissement du pouls, sen>sation de chaleur à la face, lourdeur et douleurs de tête, tintements d'oreilles, tremblements, légère excitation psychique, suivie d'épuisement, prurit cutané ou même érythème, renvois, gastralgies, vomissements, coliques sans diarrhée et rétention d'urine. Ont été observés à la suite des doses allant jusqu'à Ogr.8 : faiblesse musculaire, troubles visuels, myosis, sensation de vertige, troubles de la conscience, délire léger, jactitation, secousses convulsives, accélération du pouls (jusqu'à 142 par minute) et collapsus (4;. Ainsi que le démontrent quelques cas, la codéine peut aussi amener la mort, et son usage chronique donne naissance à des troubles rappelant ceux du morphinisme (5).

(4) KoBERT, ToxikoL, p. 567.

(2) Warnecke, Pharm., Zeit., 1886 et 4889, no 5. — Voir aussi Donath, Journ, /*. prakt. Chem., Bd XXXIII. p. 559.

(3) Sghaœder, Arch, f. exp. Palh, u. Phai*m., Bd XVII, p. 118. (4; Bardet, Thèse de Paris, 1877.

(5) GiTTERMANN, Deutsche 3ied,'Ztng.y 1891. p. 121.

La codéine se colore en bleu-foncé en présence d'un peu de perchlorure de fer et d'acide sulfurique concentré, en bleu de ciel par quelques g^outtes d'hypochlorite de soude et d'acide sulfurique, en vert par le sélénite d'ammonium et l'acide sulfurique.

DÉRIVÉS DE LA CODÉINE. — La rf/-, la tri- et la tétracodéine ag-issent comme la codéine, la methylcodèine est douée de propriétés légèrement narcotiques, mais surtout analogues à celles du curare, la chlo7*ocodéine est un narcotique et paralyse les muscles (1).

XjCipocodèine agit comme la codéine. Peuvent survenir, à la suite des doses élevées, des convulsions avec abaissement de la pression sanguine, dilatation vasculaire et accélération des battements cardiaques ainsi que de la respiration.

La NARCOTiNE (opiau^ sel de Derosnê) provoque y chez les grenouilles, un stade narcotique de courte durée et un stade tétanique se terminant par des paralysies; elle paralyse les ganglions cardiaque^s excito-moteurs et diminue chez les mammifères le nombre des pulsations : chez ces derniers le stade narcotique n'est pas constant, tandis que le stade tétanique existe toujours. C/ie^ Vhomme^ la dose de Ogr.03 provoque de l'agitation et de la céphalée, la dose de Ogr.06 est suivie de sommeil. Les doses plus élevées font apparaître : saveur acre, congestion à la tête, mydriase, ralentissement du pouls, fourmillements dans les membres, lassitude et insomnie.

Donnée à petite dose aux mammifères, la papavérine agit comme narcotique; et, à doses plus élevées, elle provoque : tremblements, rigidité musculaire et convulsions (mouvements de roulement et natatoires). La dose léthale est, chez les lapins, de 2 gr. de chlorhydrate de papavérine pris par la bouche, (ihez les grenouilles, elle rend irréguliers les battements cardiaques. L'administration de Ogr.18 a causé, chez Vhomme^ de la lassitude et de la faiblesse musculaire.

La NARCÉINE, à la dose de Ogr.Oi à ()gr.05, provoquerait chez

(l) Stockmann and Dott, /. c, ..

alcaloïdes de l'opium 599

les chiens un sommeil profond (1). Toutefois les préparations pures semblent dépourvues de toute action : cette inefficacité fut démontrée en administrant 2 gr. de base pure à des lapins. Ont été observés che:; Vhomme (2) les phénomènes toxiques peu graves que voici : sécheresse dans la bouche, dysurie, vomissements et prurit cutané.

La narcéinephényIjHYDRAZONE cause des convulsions et hi paralysie de la respiration.

La THÉBAÏNE (vinyl morphine)^ qui est une base tertiaire, agit comme un poison convulsivant pur. Les chiens et les autres animaux sont atteints de : convulsions réflexes avec opisthotonos, tremblements, parésie des extrémités, ralentissement des battements cardiaques, élévation de la pression sanguine par suite de l'excitation du centre vaso-moteur (3) ; et ils périssent par paralysie cardiaque. Les convulsions peuvent être prévenues par la respiration artificielle (4). Les hommes toléreraient bien Ogr.36 de chlorhydrate dethébaïne (5). L'action de la méthylthébaine est analogue à celle du curare.

La CRYPTOPINE commence, à doses élevées, par exciter (convulsions) pour paralyser finalement le centre de la respiration et les centres spinaux, ralentit les battements cardiaques et tue les lapins à la dose de Ogr.03 à Ogr.06 (6).

Administrée à petite dose aux mammifères, la laudanine accélère la respiration et, à dose plus élevée, elle provoque du tétanos. De par son pouvoir toxique, elle ne le cède qu'à la thébaine. Toute dose supérieure à Ogr.025 par kilo d'animal (en injection sous-cutanée) amène la mort. Donnée à la dose de Ogr.005 environ par kilo d'animal, la laudanosine (méthyltétrahydropapavérine) élève la pression sanguine qu'elle abaisse

(1) Cl. Bernard, Leçons sur les anesthèsiques , p. i81.

(2) BÉHiER, Bull, de thèr., t. LXVII, p. 152.

(3) Ott, Bril, med, Joum., mai 4878.

(4) UsPENSKY, Arch.f. Anat. u, Phys., 4868, p. 522.

(5) Fronmûller, Kiin. Studien ûb. narkol. ArzneimiUeh 4869.

(6) MuNK, Die Wirkung des Cvyplopin, Berlin, 4873.

à la dose de Ogr.OÏ ; à la même dose, elle provoque des convulsions, et amène la mort à la dose de Ogr.07 par kilo d'animal.

L'HTDROGOTARNINE, à la dose de Ogfr.18 à Og:r.2 par kilo de lapin, le tue par arrêt de la respiration au milieu des convulsions.

Donnée à petites doses aux grenouilles, la PROtOPiNE agit comme narcotique; à doses élevées, elle paralyse les muscles ainsi que les terminaisons périphériques des nerfs et abolit l'excitabilité réflexe. Son action sur les mammifères est analogue à celle du camphre, mais elle paralyse aussi les organes circulatoires(l). La même base est contenue dans V Eschscholziacali^ f arnica (Gham.).

APOMORPHINE. — Ce produit, obtenu par le chauffage de la morphine en présence de Tacrde chlorhydrique, provoque chez les animaux des phénomènes d'excitation du côté du cerveau el du bulbe, avec paralysie consécutive. Les chats supportent, comme je l'ai vu souvent, dans la plupart des cas sans vomissements, plus de ()gr.2 d'apomorphine a doses réfractées. Chez des chevaux et des bœufs au contraire, la dose de Ogr.2 provoqua une excitation furieuse avec chute et quelquefois la mort. Chez un chien, la dose de Ogr.005 détermina des vomissements, de l'agitation, un besoin exagéré de mouvement, de la tendance à s'effrayer et des mouvements de course des jambes même quand l'animal était couché. L'apomorphine ne fait pas vomir les porcs.

Donnée à la dose de Ogr.Ol chez Vhomme^ elle peut, dans des cas isolés, ne pas déterminer de vomissements, mais en revanche elle provoque : respiration irrégulière, angoisse et collapsus avec ou sans perte de connaissance, parfois encore vertige; et, chez un pneumonique, on a vu apparaître, à la suite de Ogr.2 : accès de lipothymies, respiration oppressée et sensation de suffocation (2).

[Les recherches de M. Guinard (3) ont nettement démontré qu*il existait deux variétés de chlorhydrate d'apomorphine, Tune amorphe, l'autre cristallisée, pos-

(1) V. Engel, Arch, f, exp. Path, u. Pkarm,, Bd XXVH, p. 419.

(2) Wertner, Pest. med.-chirurg.^ Presse, i882.

(3) Guinard, /. c, p. 176.

PAPAVBRACÉES 601

sédant des propriétés physiologiques di£Fércntes. Le chlorhydrate d'apomorphine amorphe est beaucoup plus toxique que le chlorhydrate d*apo morphine cristallisé; il n*est pas émétique et se fait remarquer par les phénomènes de dépression qu'il provoque. Sous son influence, on observe fréquemment des syncopes respiratoires et la mort par arrêt primitif de la respiration. La tension sang-uine est notablement abaissée, tandis qu'elle s'élève primitivement, au contraire, d'une façon plus ou moins accentuée, sous l'influence du chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. Il existe un antagonisme partiel entre ces deux sels, en ce qui concerne leur action sur le cœur et la circulation ainsi que sur l'appareil respiratoire (1)].

PAPAYER RHŒAS (L.). — Les fruits et les fleurs du coquelicot ont provoqué des empoisonnements chez des enfants (2). Ont été observés : engourdissement, pâleur de la face, ou agitation avec visage congestionné. Les vomitifs ont été suivis d'amélioration.^ Chez des vaches, on a vu survenir (3) : météorisme, diarrhée, grincement des dents, déviation des yeux, mydriase et mouvements forcés, excitation, attaques épileptiformes, anesthésie de la peau, impossibilité de rester debout et, parfois, somnolence. Des chevaux tombaient malades avec les symptômes d'une grippe sans lièvre ou d'une fièvre typhoïde. La plante serait toxique pendant et après la floraison.

GHBLIDONIUM MAJUS (L.). — La chéUdoine^ qui n'est toxique qu'à l'état frais, contient plusieurs bases.

La ghëIjIDONINE provoque chez les mammifères : analgésie, sommeil profond (les réflexes demeurant normaux), excitation des centres moteurs, hyperexcitabilité réflexe, finalement paralysie spinale, ralentissement du pouls et paralysie des terminaisons périphériques sensitives. Chez les grenouilles, survient la paralysie de tout le système nerveux et des muscles. La sanguina- RINE provoque chez les animaux à sang chaud : narcose extrêmement légère, excitation des centres moteurs, phénomènes ressemblant à ceux causés par la strychnine, diarrhée, salivation et

(i) Consulter également : G. Pouchet, Leçons de pharmacodynamie et de matière médiccUe, 2« série, p. 731.

(2) Palm, Wûrt. CorrespondenzbL, 4855, no 33.

(3) Canstatea Jahresber., i858, Bd VI, p. 27 ; — Trasbot, /fecueil de Médec, véiér. 4888, p. 23.

602 POISONS VÉGRTAUX

anesthésie. L'ing-estion de la chélérythrine fut suivie de : paralysie motrice et respiratoire, rigidité des muscles, excitation des terminaisons nerveuses sensiiives. La ^homochélidoni ne cause : ivresse, convulsions, ralentissement du pouls et anesthésie. Ua^homochélidonine agit comme la chélidonine(l). Les bases -énumérées se trouvent en si petite quantité dans la plante que leur action toxique entre à peine en ligne de compte en cas d'intoxication de l'homme par la chélidoine. Chez Vhomme^ c'est le siœ laiteux de la chélidoine qui, grâce à une résine devenant inefficace lorsqu'elle est exposée à l'air, irrite la peau et les muqueuses jusqu'à y provoquer la formation de bulles. Administré à la dose de 120 gr., ce suc tue les chiens en dix heures. Chez Vhommey on a trouvé dans la bouche des phlyctènes saignantes. Peuvent apparaître en outre : sensation de cuisson et de raclement au pharynx, pesanteur à l'épigastre, nausées, vomissements, aussi diarrhée sanguinolente, besoin d'uriner, sensation de brûlure à l'urèthre, hématurie (2), éruptions papuleuses, vésiculeuses et pustuleuses (3), ainsi que engourdissement et céphalée. Une femme mourut une heure et demie après l'injection sous-cutanée de Ogr.5 d'extrait de chélidoine. Ont été observés : douleurs, agitation, fièvre et perte de connaissance. Peut-^trc s'agit-il dans ce cas d'une mort par embolie. Les chevaux, les bœufs et les brebis seraient relativement réfractaires à l'action de la plante fraîche.

La recherche se fera en soumettant les objets suspects à l'examen botanique et en les traitant, le cas échéant, par le chloroforme pour isoler les bases. Les remèdes muqueux combattent suffisamment les symptômes inflammatoires.

SANGUINARIA CANADENSIS (L.). — La racine de la sangninaiy^e contient, d'une part, tous les alcaloïdes de la plante précédente, à l'exception de la chélidonine, et, d'autre part, une résine phlojfogène. Elle colore la salive de l'homme en rouge et, à doses élevéos, elle provoque : vomissements, diarrhée, coliques et coUapsus.

(i) Meyer, Arch, f, experim. Path, u. Pharmak., Bd XXIX, p. 397.

(2) CoMYN, Ann. de la Soc. de Bruges, VU, p. 283.

(3) ScHNBLLER, Wicn. med. Zeitschr., 1846, Bd II, p. 405.

V FUNARIAC^ES 603

UArgemone mexicana (L.) est considéré dans la Nouvelle Galles du sud comme un poison pour le bétail. L'huile provoque des vomissements et de la diarrhée. Les fleurs amèneraient le sommeil. L'écorce de Meconopsis acideata (Royle) serait douée do propriétés narcotiques énergiques.

Le Stylophorum diphyllum (Nutt.) contient de la chélidonine et de la protopine (1).

Le Bocconia frutescens (L.) paraît contenir des bases appartenant aux groupes sus-énumérés, ainsi que la fumarine et dans le suc laiteux une résine irritante. Le B. arhorea (Watso.n.) (?) contiendrait des alcaloïdes et des résines dont les premiers provoquent la dilatation vasculaire etc., et les secondes, des vomissements.

VEschscholzia californica (Cham.) qui contient de la protopine et de la chélérythrine, agirait comme narcotique.

FlIMARUCÉES

La fumeterre bulbeuse^ Corydalis cava (Schweigg. et Kort.) Bulbocapmis cavtis (Berxii.)], contient six alcaloïdes. La cory- DALINE provoque des convulsions épileptoïdes et amène la mort par paralysie respiratoire (Kobert). La bulbocapnine provoque chez les grenouilles, à la dose de Ogr.Ol, des convulsions et des paralysies consécutives, et à Ogr.03, Tarret du cœur. Chez les lapins surviennent : parésies et parfois convulsions, ainsi qu'affaiblissement du pouls et de la respiration (2).

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