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CRUCIFÈRES

Le cresson d'eau, Nastiirtium officinale (R. Br.), dont l'huile acre contient du fi-phénylpropionitrile {CW.CH*.CH*.CAz), peut provoquer chez les néphrétiques des douleurs lombaires et de la strangurie.

E7*ysimum crepidifolium (Reîchb.). Cette plante mangée volon-

(1) ScHMiDT, Arch.d. Pharm., 1893, p. 136.

(2) Mode, Ueb, Buibocapnin, Berlin, 1892.

tiers par les oies bien que quelques feuilles suffisent déjà pour provoquer des phénomènes d'intoxication, contient un alcaloïde volatil qui provoque des convulsions chez les oies et les grenouilles ainsi que chez les personnes ayant inhalé les vapeurs de l'alcaloïde chauffé (engourdissement, angoisse précordiale et tremblement des mains), tandis qu'il est non toxique pour les rats et les poules (1). VE. cheiranthoïdes (L.) empoisonna des vaches; elles gémissaient, avaient de la fièvre, et ne mangeaient plus. VArabis tartarica (Pall.) peut provoquer des empoisonnements. Erysimum aureum (Bieb.) contient un glucoside, l'ÉRYSiMlNB (C^HW), qui est un poison cardiaque comme la digitale, et un alcaloïde qui possède un pouvoir paralysant (2).

Les semences de moutarde noire^ Brassica nigra (Koch.), (sénevé) peuvent devenir toxiques par suite de la formation de l'huile éthérée de moutarde (v. ce mot, p. 474). Le Brassica rapa(L.) et le B. napus (L.) [colza^ râpe) fournissent par décomposition dans le tourteau un poison, peut-être l'essence de moutarde ou un autre corps contenant du soufre, dont l'ingestion chronique produit chez le bétail : tympanisme, coliques, diarrhée sanguinolente, hématurie et, le cas échéant, avortement. Peut-être s'agit^il d'une toxalbumine.

Grâce à l'action de la myrosine sur la sinalbine, le Sinapis alba (L.) (aussi S, juncea (L.), moutarde blanche, sénevé blanc) donne naissance au sinalbitiesénevol {oxybenzylsénevol^ G^H'O. CAzS) moins énergique que l'allylsénevol (3). Le S. arvensis (L.) {inoutarde sauvage^ sauve) et VAlliaria officinalis (Andrz.) {erysimum^ vélar) et d'autres plantes appartenant à cette famille développent des huiles éthérées sulfurées; aussi leur usage chronique peut-il donner lieu à l'irritation des reins et de l'intestin. On a vu survenir une entérite et une abondante sécrétion des bronches chez des chevaux ayant mangé le Sinapis arvensis vingi k trente jours avant le début de ces symptômes.

Diplotaxis erucoides (DC). On vit dans certaines régions du

(1) ZoPF. Pharm. Centralh., i894, p 494.

(2) ScHLAODENHAUPFEN uod Rebb, Chemtsch Zeit , 1900, p. 1022.

(3) WiLL und Laubenheimer, An. d. C hernie, Bd CXCIX, p. 150.

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