‹ Traité de toxicologieChapitre 76 sur 126 · BASES DE LA COCA · texte numérisé non relu

BASES DE LA COCA

tels que reins, foie, etc., congestionnés ou, chez les animaux, le foie hypertrophié et stéatosé.

Recherche. — La cocaïne est enlevée à sa solution alcaline par l'éther. On la retrouve dans l'urine et le sang; la plus grande partie en est rapidement décomposée dans l'organisme humain. La cocaïne étant isolée, on pourrait se servir, comme réactifs, de son action paralysante sur les nerfs gustatifs et les nerfs sensitifs (instillation dans l'œil). Chauffée, une solution de cocaïne évaporée en présence de l'acide azotique, se colorerait en 'violet par une solution de potasse dans l'alcool amylique. Si l'on mélange quelques gouttes d'une solution aqueuse de cocaïne avec 2 à 3 cent, cubes d'eau chlorée, puis qu'on y ajoute II à IUgouttes d'une solution de chlorure de palladium à 5 p. iOO, on obtient un précipité rouge. Est considérée comme réaction micro-chimique caractéristique la précipitation de la cocaïne par le chlorure d'or.

Traitement de rempoisoxmement aigu. — Position horizontale, ablutions froides et frictions ; contre les convulsions : enveloppements froids, inhalations de nitrite d'amyle, et en cas d'asphyxie : respiration artificielle et surtout tractions rythmées de la langue. Seraient à recommander en outre les injections souscutanées de caféine. Les doses élevées de morphine agiraient comme antagonistes. V intoxication chronique exige l'internement dans un établissement. Quant aux chances de guérison, même après avoir échappé aux phénomèfies graves d'abstinence, le malade n'en a pas beaucoup.

BASES DE LA COCA. — Outre la cocaïne, les feuilles de coca contiennent d'autres bases sans valeur aucune au point de vue toxicologique, par exemple, I'hygrinb qui provoquerait une inflammation locale et de la mydriase : cette dilatation de la pupille disparait sous l'influence de l'ésérine. L'isatroptlco- GAÏNE (cocamine) cause des troubles cardiaques et amène la mort à la dose de Ogr.i par kilo d'animal. L*ecgonine (acide oxypropionique-'cocayle) obtenue par dédoublement de la cocaïne, paralyse les muscles. La benzoylecgonine qui est dépourvue de toute action anesthésique provoque : rigidité

musculaire, hyperexcilabilité réflexe et convulsions Ioniques. L'homoéthinegogaïne est un anesthésique local, et son action sur Tétat général est analogue à celle de la cocaïne. L'homomé- THINEGOGAÏNE et Thomopropinegogaïne se comportent de la même façon. La benzoylhoiioecgk>nine est dépourvue de toute action anesthésique locale et provoque chez les grenouilles : tonus musculaire augmenté, hyperexcitabilité réflexe et tétanos. La gogaî'ne dextrogtre est un anesthésique rapide et, de par ses autres propriétés, rappelle la cocaïne. D'après mes recherches, l'anesthésie locale de l'œil du lapin se produit en une minute. Après cinq minutes, l'épithélium de la cornée devient trouble comme par la gogaïne gaughe. La toxicité est, pour les lapins, à peu près la même que pour cette dernière. Quanta la GOCAÉTHTLINE, à part l'absence de la mydriase chez les chais, elle est en tous points identique à la cocaïne (I).

ZYGOPHYLLÉES

Le Zygophyllum sessilifolium (L.) et le Z. spinosum (L.) sont des plantes toxiques.

Dans quelques parties de l'Australie on considère Tribulus cistoïdes (L.) comme pouvant intoxiquer le bétail qui le mangerait à jeun (2).

GÉRANIAGÉES

Le Tropaeoîum majus(L.) produirait une dermatite et agirait comme vésicanl.

RUTACÉES

La rue y Ruta ffraveolens (L.) contient Vhuile essentielle de rue où Ton trouve de la méthylnontlgétone et de la méthymiep- TTiiGÉTONE. La plante fraîche vient-elle en contact avec la peau^ elle y provoquerait : démangeaisons, inflammation et érup-

(4) Consulter également : G. Pouchet, Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale, l'e série, p. 446 à 564.

(2) Bailey and Gordon, PlanU rep. poitt., 4887, p. 7.

RUTACÉES 619

lions (1). On a observé des bulles g^roupées en séries, elles ont apparu accompagfnées de démangeaisons, et de nouvelles bulles sont survenues encore après quatorze jours. Malgré les précautions prises, ce même individu recueillant la rue une année plus lard, a vu apparaître à la main droite des plaies étendues accompagnées de fièvre.

Donnée à doses élevées à l'état pur, Thuile peut tuer les lapins et les chiens. Les symptômes observés par moi ressemblaient à ceux provoqués par le camphre, et, à l'autopsie, on a trouvé l'estomac et l'intestin enflammés et ecchymoses. L'huiJe jouit de la réputation de provoquer Vavortementj ce qu'elle fait effectivement de temps en temps (2). « Fertur quod si prae- ^nans mulier ex rutae succo bibat, abortiat. Et si indies quindecim folia assumât, idem facit. » La plante fraîche produit, elle aussi, de la gastro-entérite et est douée de propriétés narcotiques (3). Les empoisonnements rapportés jusqu'à présent se sont terminés par la guérison.

[11 existe cependant, à ma connaissance, un certain nombre de cas d'empoisonnements mortels dont quelques-uns ont donné lieu à des poursuites judiciaires ; et je me rappelle avoir fi^i^uré comme expert, en 1884, dans une affaire de tentative d'avortement suivie de mort, dans laquelle Tintoxication mortelle fut certainement due à la rue, peut-être même à un mélange de sabine et de rue.

Je partage Topinion émise par un assez grand nombre de médecins que l'action abortive de ces substances est, sinon tout à fait négligeable, au moins fort peu efficace; et je pense que Ton ne voit Tavortement survenir que comme conséquence d'une perturbation intense apportée dans les grandes fonctions de l'organisme. En d'autres termes, l'avortement serait pour moi une conséquence banale et nécessaire de l'intoxication poussée jusqu'à un certain degré, mais ne relèverait en rien de propriétés spéciales inhérentes aux huiles essentielles seulement irritantes et drastiques].

Le Phebalium argenteum détermine l'éruption de bulles sur la peau de l'homme.

Peganum harmala{L.). — Les semences de cette plante contien-

(4) SouBEiRAN, Bull, dethér., 4861, p. 420.

(2) Lewin und Brenning, Die Fruchtabtreibung durch gifle, Berlin, 4899, p. 235.

(3) Helié, Ann, d^hygiène, 4838, t. XX, p. 480.

f)20 POISONS VÉGÉTAUX

lient les alcaloïdes harmaune (G'^H^^Az'O) et harmine (C*W- Az^O). Le chlorhydrate cCharmaline provoque, chez les animaux à sang froid, à la dose de 0gr.02, des paralysies ; chez les animaux à sang chaud, à la dose de Ogr.03 par kilo d'animal, des convulsions et des paralysies, et à la dose de Ogr.l par kilo d'animal il amène des troubles circulatoires et la mort par arrêt de la respiration. \Jhamii7ie agit d'une manière analogue (1).

Melicope erythrococca (Bentii.). L'écorce semble renfermer un poison cardiaque.

Le Zanthoxylum scandens (Blume.), le Z. piperitum (DC.) et le Z. alatum (Wall.) sont employés dans diverses parties de l'Asie orientale comme des poisons contre les poissons. Le Z. veneficum (Bailly), une plante originaire de l'Australie, provoque chez les animaux à sang chaud et à sang froid du tétanos ressemblant à celui occasionné par la strychnine et finit par paralyser le cœur.

Rabelaisia Philippensis (Planch.). — Les négritos des îles Philippines se servent de l'écorce de cet arbre [Lwna^/a amara (Bl.) pour envenimer les flèches. Les expériences instituées par moi avec cette écorce (2), m'ont permis de découvrir un corps microcristallin, précipitant par les réactifs ordinaires des alcaloïdes, soluble dans Teau et l'alcool : ce corps, ainsi que le fait l'écorce, provoque rapidement chez les animaux à sang chaud la parésie des membres, la respiration devient haletante et la mort par arrêt définitif du cœur a lieu en convulsions. La lunasine, c'est ainsi que j'ai dénommé ce corps, est un poison cardiaque. Un second corps jaune, que l'on peut extraire par l'éther, est inefficace.

On a trouvé récemment dans la plante un glucoside non azoté qui, entre autres, est coloré par l'acide sulfurique et la vanilline

(4) Neuner und Tappeiner, Arch, f, exp, Path, u. Pharm,, Bd XXXV, i895, p. 69. (2) Reçue du musée de Leyde. Mes résultats sont confirmés par Boorsma (Buliet. de Vlnst, botan. de Buitenzorg, 1900, n® 6).

KUTAGÉES 621

en rouge passant g^raduellemenl au bleu (1). Les substances isolées par moi ne possédaient pas les caractères des glucosides.

Citrus vulgaris (Risso.). — Les ouvriers qui décortiquent les oranges et dont les mains sont arrosées par le jus sont atteints d'exanthèmes (érythème, tuméfaction, vésicules, pustules) aux mains et sur d'autres parties du corps, et présentent comme phénomènes généraux, à la suite de l'inhalation de l'huile essentielle évaporée : céphalée, vertiges, névralgies et, à ce que l'on prétend, aussi des convulsions épileptiformes.

C. limonum (Risso.). Deux enfants n'ayant rien mangé pendant un jour entier, ont avalé l'intérieur de trois citrons. Ils furent apportés à l'hôpital en coUapsus avec visage pâle et pouls à peine perceptible : la guérison eut lieu en dix jours. L'emploi thérapeutique prolongé àujv^ de citron fut suivi quelquefois d'hémorrhagies pulmonaires graves. L'huile de citron dont on trouve environ Ogr.25 dans un citron produit chez les chiens, par voie d'injection intraveineuse, de l'excitation, des troubles de la coordination, du tremblement et des spasmes musculaires. Avec de plus fortes doses, la mort arrive par paralysie généralisée.

Aniyris toxifera (Willd.). La sève en serait toxique.

Pilocarpus jaborandi (\io\M,), — Les feuilles de Jabo7'andi agissent grâce à la présence des alcaloïdes PiiiOCARPiNE et pilogar- PIDINE. Les deux produits de décomposition de ces bases, la JABORINE et la JABORIDINE, seraient douées de propriétés qui les font ressembler à l'atropine. Les empoisonnements et les issues fatales provoquées par la pilocarpine sont dus à ce qu'on l'a prise pour un autre médicament et grâce à son emploi dans un but thérapeutique. L'action de la pilocarpine iwr les animaux ressemble à celle de la nicotine : secousses cloniques, tremblements ; chez les pigeons : tétanos et troubles respiratoires et, à la suite des doses élevées, paralysies.

Le danger chez V homme vient du côté du cœur. Il suffit déjà d'administrer Ogr.Ol à ()gr.02 de pilocarpine pour voir parfois

(\) Pllgue, Arch.d, Pharmakod., l. II, 489G, p. 537.

622 POISONS VEGETAUX

le nombre des pulsations s'élever considérablement et la pression sang^uine s'abaisser^ les battement3 cardiaques deviennent plus tard ralentis, irréguliers et on voit apparaître : collapsus avec cyanose, frisson et troubles respiratoires. Le mucus sécrété en abondance dans les poumons peut provoquer des symptômes d'œdème pulmonaire aigu et de suffocation avec cyanose. La sécrétion du mucus dans les bronches produit de la toux avec, le cas échéant, crachats sanguinolents. La broncho-pneumonie pourrait s'y associer (I). Rappelons encore quelques autres symptômes qui peuvent survenir : formation de la cataracte (je l'attribue au déplacement de l'eau dans l'organisme), amblyopie, myosis, immobilité des yeux, bourdonnement d'oreilles, céphalée, vertiges, engourdissement, tremblements et convulsions, attaques de bâillement, vomissements, diarrhée, besoin impérieux d'uriner, rarement diminution de l'urine, dysurie, albuminurie, le cas échéant, avortement et inflammation par stagnation des glandes sudoripares. Le P. pennatifolius (Lem.) agit d'une façon analogue.

Recherche. — La benzine enlève la pilocarpine dans une solution alcaline. Le bichromate de potasse et l'acide sulfurique la colorent en vert.

Traitement. — Atropine en injections sous-cutanées, diurétiques salins, emplâtres vésicants sur le thorax.

Le Quassia amara (L.) et le Picrœna excelsa (Lindl.) fournissent de la QUASSINB. La décoction du bois tue les mouches et les vers intestinaux et, ainsi que le fait la quassine, elle peut provoquer chez les animaux des paralysies transitoires. L'extrait de quassia tue les pigeons au milieu de vomissements. On trouve dans le gésier des extravasats sous-muqueux (2).

Un lavement de 180 gr. environ d'infusion de quassia a provoqué chez un enfant : pâleur, refroidissement des membres, immobilité des pupilles, petitesse du pouls, affaiblissement de la respiration, perte de connaissance et vomissements. Le collapsus

(1) L. Lewin, Nebenwirkungen der Arsneimittel, i899, p. 584. (i) Hlskmann, ToxikoL Suppl.,iS61, p. 79.

BUKSERACËES G23

futcombattu par des bains de pied chauds et des analeptiques (I). L'usage thérapeutique du quassia a parfois causé du vertige et de la céphalée.

Le Brucea sumatrana (Roxb.) contient la substance ainère non azotée brugamarine qui tue les cobayes à la dose de Ogr.02 (2).

Siniaba cedroniVuL^cu.). — Les semences de cette plante et de Simaba valdivia (Planch.) fournissent les amers (peut-être identiques) GËDRINE et VALDiviNE. Les solutions de cette dernière deviennent mousseuses lorsqu'on les agite (saponine?). La mort arrive dans l'espace de cinq à six heures après l'administration de Ogr.002 (lapins) ou de Ogr.006 (chiens) de valdivine. Donnée à petite dose, elle provoque des vomissements chez l'homme et les animaux.

Simaruba versicolor (St. Hil.) (Paraïbà). — Son écorce et ses feuilles engourdissent. Les décoctions par trop concentrées peuvent causer : fièvre, hydropisie et mort. L'écorce pulvérisée tue la vermine.

VAilanthus glandulosa (Desf.) provoquerait une intoxication cutanée.

[Vailante glanduleuxy acclimaté de la Chine en France et très répandu maintenant dans nos réglions sous le nom de Frêne puant ou Faux vernis du Japon (le véritable vernis du Japon est une térébinthacée, le jR/itis vemix), possède une racine, douée de propriétés amères et nauséeuses, dont l'action a été comparée à celle de Tipécacuanha. En Chine, où son activité toxique est ootablement plus considérable que dans nos climats, elle a été surtout vantée à titre d*anthelminthique et d'antidysentérique. On en a isolé : une résine, une oléo-résine, une huile essentielle. L'odeur désag'réable, spermatique, des fleurs épanouies, est due à cette essence constituée par un mélangée de composés du groupe des aldéhydes et des cétones, notamment de la coumarine].

Balanites Roxburghii (Planch.). L'écorce succulente est employée dans l'Inde comme poison pour les poissons (3). Elle tue aussi les vers intestinaux.

(1) Reckit, Lancet, 4880, II, p. 260.

(2) Ejken, Neder. Tijdschr. t?. Pharm., 4891, p. 276.

(3) Watt, Diclionary, v. I, p. 363.

iSamaderaindica (GxERTs.)renferniey dans les semences et dans récorce, un principe cristallisable, amer, la samadërine, qui paralyse chez la grenouille les muscles volontaires, accélère la respiration, et détermine de la paralysie chez les animaux à sang^ chaud (I).

BURSÉKACÉES

Outre Tamyrine et la brtoïdine, Icica icicariba (UC.) fournit la résine èlèmi qui contient une huile (pinène, limonène). L'huile provoque : troubles fonctionnels de l'estomac et érosions hémorrhagiques ; dans l'intestin, hyperhémie, mouvements péristaltiques exagérés et sensation de douleur ; dans les reins, inflammation. La mort ne survient chez les lapins qu'à la suite des doses supérieures à 15 gr. : on constate la paralysie des nerfs sensitifs et du pneumogastrique et l'afFaiblissement de la respiration (2).

Un onguent fait avec 100 gr. d'axonge et 30 gr. d'élémi produisit chez l'homme un exanthème très étendu avec vésicules et pustules. Une plaque de sphacèle se trouvait même au niveau du repli balano-préputial(3).

Hedwigia balsamifera (Sw.). Les branches et les racines renferment, à côté d'une résine, un alcaloïde toxique. Le second est un poison convulsivant qui abaisse en outre la température, la première produit des paralysies ressemblant à celle du curare et provoque la chute de la température. Un kilo de cobaye est tué par 0gr.I6 d'extrait alcoolique, par Ogr.53 d'extrait aqueux des branches et par Ogr.65 d'extrait aqueux des racines. La température tombe, les paralysies progressent de bas en haut; surviennent ensuite des convulsions et des pollutions involontaires, et la mort est précédée d'irrégularités de la respiration et de l'affaiblissement de l'énergie cardiaque. Les poumons et les viscères sont congestionnés (4).

(1) Van dek Mahck, HederL Tijdsch, voor Phavut.^ 1900 oct.

(2) Mannkopf, Vivch. Arch., Bd XV, p. 492.

(3) Cathelinkau, Afin, de derm, et de syph., 1894, 3e série, l. V, p. 467, (i) GvucHET et CoMBEMALE, C. H. de l'Acad. des sciences, t. GVIÏ, p. 544.

DIGIIOPÉTALÉES 623

MÉLIACÉES

Les ascarides et les ténias sont tués par le suc des feuilles et Técorce de la racine de Melia azederach (L.). Les doses plus élevées de fruits peuvent causer chez l'homme : vomissements, diarrhée, vertiges, sommeil profond, troubles de la respiration et secousses. VAzçidirachtaindica (Juss.) contient une huile qui lue les vers intestinaux.

Le Dysoxylum arhorescens (Miq.) est employé à Sumatra comme poison pour poissons.

L'écorce de Walsuy^a piscidia (^ox^.) engourdit, ou même tue les poissons qui demeurent néanmoins mangeables (1). Elle est réputée aux Antilles comme un vomitif et un abortif dangereux.

Contrairement à une assertion ancienne d'après laquelle le Soymidia febrifuga (Juss.) provoquerait des troubles du système nerveux, il peut être considéré comme non toxique.

Swietenia humilis (Zvcc.) — La mastication d'une portion d'une semence a provoqué des vomissements persistant plusieurs heures et de la diarrhée (2).

DICHAPÉTALÉES

Le Dichapetalum toxicariiim (Thon.) [Chailleiia toxicaria (Don.)] est employé en Afrique comme poison pour les rats; et au Brésil, comme poison pour les poissons. Le Tapura guianensîs (Aubl.) engourdit les poissons.

SANTALAGÉES ^OLAGINÉES] Le Xr/nenia americana (L.) contient de l'acide cyanhydrique.

(i) Watt, /. c , v. VI, part. IV, p. 299. (i) Mbrck's, Bericht, 1892, p. 405..

62è POISONS VÉGÉTAUX

ILICLXÉES

Ilex aquifolium (L.). — Données à doses élevées, les baies du houx commun peuvent provoquer même de la gastro-enlérile se terminant par la mort. Quant à l'action toxique de 1'/. Paror guayensis (St. Hil.) (Maté) et de 1'/. Cassine (L.)y elle ressemble en tout à celle du Coffea arabica (v. p. 690).

GÉLASTRAGÉES [EVONYMÉES]

Toutes les parties de VEvonymus européens (L.) {bonnet de prêtre) sont toxiques. Les baies peuvent tuer, avec phénomènes de gastro-entérite, les insectes, les moutons, les chèvres et l'homme (trente-six baies environ) (I). VE. atropurpureus (Jacq.) contient le poison cardiaque évonyminb.

Celastrus edulis (Vaul.). — Les feuilles de cet arbuste, Catha edulis (FoRSK.), connues sous le nom de Khàt ou Tchaï dans ITemen, le Harar, l'Ejssa-land, etc., y sont mâchées; dans quelques endroits elles sont employées en infusion. Ainsi que le fait le café, les feuilles agissent comme stimulant, chassent le sommeil et diminuent en outre la faim. Le principe actif jouirait des propriétés de la cocaïne (2). L'abus en est très nuisible.

[Au dire de certains voyageurs, les feuilles fraîches seraient énerg^iqucment vénéneuses et capables môme de provoquer la mort. On en a fait un antidote contre la peste et elle jouit, à ce titre, d'une réputation légendaire dans l'Arabie heureuse].

Le C. scandens (L.) est un vomitif. Le C. paniculata (Willd.) dont les semences renferment une huile {pleum nigmm)y est un irritant local et est employé, entre autres, dans les Indes comme remède pour rendre l'intelligence plus subtile.

Lophopetalmn toxicum (Louer.) habite les forêts de l'intérieur de l'ile de Luçon. Les indigènes Negritos préparent avec l'écorce très vénéneuse de cet arbre un poison de flèches.

(i) Nasse, Med. Jnhrb., 18ôi, p. 77-4.

(2) Mosso, Aniu di Chim,, v. Xlll, 4891 p. 319.

RHAMNACÉES. — SAPINDACEES 627

IjElœodendron glaucum (Pers.) est, peut-être à tort, considéré dans les Indes comme toxique.

RHAMNACÉES

Les fruits de Zizyphus vulgaris (Lxyi.) sont considérés au Sénégal comme toxiques. Les feuilles altéreraient les perceptions gustatives.

Gouania. — Une espèce est employée au Mexique comme poison pour les poissons. L'écorce et les feuilles de Gouania leptostachya (L.) contiennent un alcaloïde qui provoque le tétanos.

Rhamnus cathartica (L.). — Données à doses par trop élevées, les baies de nerprun commun peuvent provoquer de la cholérine et delà néphrite. A l'état frais, l'écorce de J?. /mn^w/a provoque : vomissements, coliques et même selles sanguinolentes. Le Rh. 'purshiana (DG.) se comporte comme le R. frangula (L.).

\J Alphitonia exceïsa (Reissek.) paraît être une plante vénéneuse. Un Dendrologiis nourri par lui finit par expirer (I).

SAPINDACÉES

Les SAPONINES sont très répandues dans la famille des sapindacées dont le Savonnier, Sapindus saponaria (L.), est le prototype. L'action toxique d'une partie de ces plantes est proportionnelle à leur teneur en saponines.

Le Serjania ichthyoctona (Radlk.), le S. piscatoria (Radlk.), le S. inebrians (Radlk.), le iS. erecta (Radlk.), le S, ciispidata (St. lIiL.), le S. polyphylla (Radlk.) et le *S'. acuminata (Radlk.) sont employés en majeure partie dans l'Amérique du Sud, pour la plupart sous la dénomination de « Tiniho », pour empoisonner les poissons. Le 5. lethalis (St. Un..) peut aussi devenir dangereux à d'autres animaux et à l'homme. Le miel des lécheguanes (espèce de guêpe du Brésil) serait redevable de sa loxicilê à ce serjania (2).

(1) F. V. McLLER, Zeilsrhr, d, oater. Apotek.^Vereins^ 181)1, p. 178.

(2) GaKSHoFF, Mededeelinr/en, Btl X, p. 35.

Paullinia cururu (L.). La racine et l'huile dans laquelle on a fait cuire les fruits exercent une action narcotique. Les semences, qui seraient employées au Brésil, toutes seules ou associées au strychnos, comme poisons des flèches, y servent comme poisons pour poissons. Mais le plus souvent on se sert dans ce but du P. Pinnata (L.) (1) qui est aussi connu sous le nom de « Timbo ». Il renfermerait l'alcaloïde timboine. Quant à un autre corps indifférent appelé aussi « Timboïne » que l'on prétend avoir obtenu du P. pinnata (L.) et qui est considéré comme un poison nerveux, il provient effectivement d'une papilionacée et est identique au derride (Deguelia). Les nègres esclaves auraient souvent servi à leurs maîtres le P. pinnata dans leurs tentatives d'homicide par empoisonnement. Le P. costata (ScnLEcUT.) est un poison pour les poissons, les chiens, etc. Sont encore employés comme poisons pour les poissons ; P. macrophylla (Kunth.), P. sorUlis (Mart.) (on se sert de cette plante qui contient de la caféine pour préparer la pâle appelée Guarana) et P. jamaicensis (Magfad).

Le Sapindus rarak (DC.)^ plante contenant de la saponine, lue les insectes et les poissons, ainsi que le fait le S,, saponaria (L.).

L'ingestion de l'arille du Cupania sapida (Voigt.) qui représente la partie comestible du fruit (pomme Aké), aurait été suivie d'empoisonnement et de mort. Les expériences entreprises à ce sujet ont démontré que les fruits verts seuls sont des émétiques et que les fruits à maturité trop avancée et en voie de se gàier sont très toxiques.

Le Pometia glahra (Forst.) tue la vermine.

Le Dodonœa viscosa (L.) est peut-être employé comme poison pour les poissons, et les propriétaires des troupeaux en Australie considèrent le D. physocarpa (F. v. M.) comme pouvant provoquer des empoisonnements.

(1) Bâtes, The naturaiisl on the Amaconax, 1863, v. 11, p. 8i.

HIPPOCASTANÉACÉES 629

Le Harpullia arhorea (Radlk.) [{Streptostigma viridifloriim Tiiw.)] est employé aux Philippines comme poison pour les poissons. Le //. thanatafora (Blume) eng^ourdit les poissons.

Magonia puhescens (St. Hil.) et M. glabrata (St. Hil.). — Les feuilles de la première plante et le liber de la racine de la seconde sont employés comme poisons pour les poissons.

Le Schleichera trijuga (Willd.) est employé pour la préparalion de cosmétiques. Un dérivé cyanure de la benzaldéliyde a été trouvé dans Vhuiîe de Macassa7\

HIPPOGASTANEAGEES

Les coques vertes du marron d'Inde .Esculus hippocastanmn (L.), ont provoqué à plusieurs reprises chez les enfants : mydriase, rougeur de la face, somnolence, délire, nausées et coliques. Tous les empoisonnements se sont terminés par la guérison. Par suite de sa teneur en saponine, la racine Aç^A.pavia{h.) {Pavia rubra (Lam.)] (poison root) est employée pour lotions. Elle est toxique et engourdit les poissons. Les fruits et les feuilles d^A. ohioensis (Michx.) sont doués de propriétés narcotiques énergiques.

MÉLIANTHAGÉES Le Melianthus niajor (L.) rendrait le miel toxique.

ANAGARDIAGÉES

Mis en contact direct avec la peau, le suc de Mangifera kemanga (Bl.) et M. fœtida (Bl.) peut en provoquer l'inflammation.

Les ieuilles et les semences de Pistacia integerrima (Stew.) agiraient comme narcotiques (1).

(1) O'Shaugnes.sy, Bengat. Dispens, p. 282.

Les fruits d^Anacardium occidentale (Cassuviiim pomiferum) et de Senieca7'pus anacardhwiy appelés noix d^acajou ou noix d^anacardCy contiennent dans le péricarpe une substance oléagineuse, le CARDOL. La drogue aussi bien que le cardol provoquent de la dermatite.

Chez une femme qui s'était mis une demi-fève dans Toreille, survint la tuméfaction de la face, des paupières, de la joue et de la région du cou jusqu'à la clavicule, puis des bulles apparurent dans le conduit auditif externe, à la conque et sur la peau avoisinanle. Les sujets occupés à la préparation du cardol peuvent être atteints d'eczéma et, comme phénomènes consécutifs à son absorption, ressentir un malaise général. Le cardol provoque chez les animaux de la gastrite et, comme phénomènes secondaires, des paralysies motrices, ainsi que des troubles respiratoires (1). Le jus de fruits d'^1. occidentale servirait au Goa pour la préparation, par distillation, d'une boisson narcotique.

Le Gluta Renghas (L.) est appréhendé à Sumatra à cause de son suc phlogogène.

Les espèces Comocladia et Schinus provoquent de la dermatite. Aux îles des Indes Occidentales, une mouche d'espèce particulière transporte le pollen de Comocladia dentata (L.) sur les hommes, particulièrement sur les yeux qui gonflent et se recouvrent de vésicules.

Le pollen et les émanations de Lithrœa venenosa (Miers.^ sont considérés au Chili comme toxiques.

Le sumac vénéneux ^ RJms toxicodendron (L.), contient, surtout dans les feuilles, l'acide toxicodendrique réputé comme non toxique et vraisemblablement identique avec l'acide acétique, et un autre corps ressemblant au cardol. On l'a nommé Toxico- DENDROL (C^UP O^). Il est solublc dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, etc., mais insoluble dans l'eau. II se dédouble facilement par la chaleur. On peut provoquer avec Omilligr. 001 de cette substance une dermatite, des démangeaisons, de la turac»^

(1) Basiner, Vergift, mit Ranunkelôi ^J^orp,, 1881.

ANACARDIACÉES 631

faction et quelques douzaines de bulles; avec une dose de Omilligr. 02 des douleurs et l'agrypnie, et avec une dose de Omilligr. 1 des centaines de bulles avec un œdème de l'avantbras. Le contact de la plante ou ses émanations provoquent de la dermatite. Le suc laiteux pur n'est cause que du noircissement de la peau et nullement de son inflammation; en effet, l'application directe de ce suc sur la peau, ainsi que l'introduction dans les plaies et l'estomac des animaux se sont montrées inoffensives. On peut en dire autant quant au suc exprimé, ainsi que l'extrait de la plante. En revanche, l'introduction de Vextrait alcoolique dans les plaies fait rapidement périr les animaux en convulsions. La dermatite produite par l'attouchement ou les émanations de la plante ne commence pas avant vingt-quatre heures, souvent elle ne débute qu'après trois jours et même au delà et s'étend à des parties du corps éloignées, fréquemment jusqu'au scrotum. Les mains, les avant-bras et le visage sont tuméfiés, œdématiés, démangent et se couvrent de bulles miliaires dont le contenu s'écoule et se dessèche en croûtes. La desquamation survient après cinq à dix jours. Les lavages avec une solution alcoolique d'acétate de plomb influenceraient favorablement la dermatite. Cinq garçons qui avaient mangé de la racine de R. toxicodend7'on moururent après avoir présenté les symptômes suivants : stupeur, dilatation de la pupille, nausées, affaiblissement, irrégularités du pouls, tremblements, convulsions et, finalement, collapsus.

Rhus radicans (L.). Les extraits aqueux et alcoolique de la plante fraîche tuent les animaux en provoquant des troubles respiratoires et moteurs. Les chiens ont supporté sans accident aucun 12 gr. de la plante pulvérisée. Les infusions de la plante fraîche provoquent chez rhomme : gastralgies, nausées, démangeaisons aux doigts, vertiges et céphalée. Le R. verniciferum (DG.) provoque la maladie des laqueurs connue en Chine et au Japon. Le suc employé pour le vernissage n'est plus toxique une fois desséché. Les ouvriers ne sont atteints pour la plupart de cette affection qu'une seule fois, mais parfois jusqu'à cinq à six reprises différentes. Surviennent : tension, œdème, quelque-

fois bulles purulentes sur le tégument cutané; conjonctivite, rhinite, tuméfaction des organes génitaux, œdème du scrotum ou des grandes lèvres et parfois phénomènes cérébraux. Le principe actif de la plante est le toxicodendroIj. Le traitement consiste en badigeonnages avec le suc d'ail. LeR. atnim (Forst.) (Oncocarpus Vitiensis (Gray.) renferme, dans les fruits aussi bien que sous l'écorce, un suc qui, porté sur la peau, y provoque immédiatement une sensation de douleur comme si c'était un fer chaufiFé au rouge. Il survient des pustules. Les pustules et la douleur térébrante persistent plusieurs mois.

VHoligarna longifolia (Roxb.), VR. ferruginea (MAR(:H.)et d'autres espèces de sumacs à vernis, vernis du Japon {Melanorrhœa) fournissent un suc qui renferme un principe vésicant ressemblant au cardol.

CORIARIÉES

Les feuilles et les fruits de Coriaria myrtifolia (L.) fournissent la CORIAMYRTINE agissant à la manière de la picrotoxine. A la suite de Ogr.2, les animaux sont atteints de : vomissements, trismus et convulsions, et la mort survient dans l'espace d'une heure et demie. Les lapins sont tués par Ogr.08 (par la bouche) et 0gr.02 (en injection sous-cutanée) de coriamyrtine (1). Les grenouilles émettent le même cri qu'après l'administration de la picrotoxine. Je rappellerai encore que, déjà de l'avis de Manetti, le suc ne produit pas de convulsions chez un chien.

Le C. ruscifolia (L.) {poison Toot de la Nouvelle-Zélande) provoque chez rhomme : coma, délire, convulsions ; et, pendant la convalescence, la perte de la mémoire et les vertiges persistent. Les empoisonnements sont causés par les baies (elles seraient non toxiques en l'absence des graines), les rejetons et les feuilles. Les animaux pourraient s'accoutumer au poison. Les chevaux, les chèvres et les cochons semblent jouir d'immunité envers l'action toxique de la plante, tandis que les bœufs et les moulons

(i) RiBAN, C. R. de VAc. des Se, t. LVH, p. 789, et t. LXIII.

CORIARIÉES. CONNARAGÉES 633

en meurent. Dans quelques troupeaux il meurt jusqu'à 25,75 p. 100 de tout le bétail. Ont été observés comme phénomènes d'intoxication : convulsions, tremblements, mouvements de rotation, ruades et vertiges (1). Ce qui est étrange, c'est que les Maoris se servent des baies pour la préparation d'une gelée et d'un vin (2).

C. atropurpiirea (DC). L'ingestion des fruits provoque au Mexique un grand nombre d'intoxications chez les enfants. Sous la dénomination de Tlalocopetate la plante est employée pour tuer les chiens. Le C. nepalensis ÇW ma..) est également toxique.

CONNARACÉES

Le Rourea ohlongifolia (Hook.) [Cangoura au Salvador) est toxique. Les semences fraîches sont employées pour tuer des animaux. Les poules seraient douées d'immunité, mais les personnes ayant mangé ces oiseaux seraient intoxiquées par les semences qui n'ont pas nui aux poules. L'action sur le système nerveux central se manifeste lentement, mais peut persister jusqu'à vingt jours (3). Administrées à la dose de 4gr., elles provoquent, après trois jours chez les chiens, entre autres : salivation, vomissements, abolition des mouvements volontaires, convulsions, écoulemei)t d'un liquide sanguinolent par le nez, troubles respiratoires et coma (4).

La plante Anagyris fœtida (L.) était déjà connue dans l'antiquité comme émétique et laxatif. Ce sont surtout les fruits qui, à côté de la cytisine, contiennent l'alcaloïde anaotrine (5). Administrée à doses élevées, cette dernière commence par provoquer : accélération des battements cardiaques, élévation de la

(4) LiNDSAY, Pharm. Journ. a. Transact,, 4864-65, p. 372.

(2) Maiden, The use fui native plants of Australia, p. 206.

(3) GoTERA, Pharm, Journ, ^ 4892, p. 983.

(4) Robert, CentralbL f. klin. Med,, 4893, p. 44.

(5) Partheil und Spasski, Apoth.-Ztng., 4895, p. 903.

pression sanguine, vomissements, tremblements de tout le corps, paralysies motrices, et finit par amener la mort par arrêt de la respiration (1).

Le Baptisia tincloria (R. Br.) contient de la cytisine (2). Elle abolit les mouvements volontaires et respiratoires chez les grenouilles et augmente Texcitabilité réflexe chez les animaux à sang* chaud.

Comme d'autres espèces de ce genre, le Gastrolohium grandiflorum (F. v. M.) est une plante vénéneuse dangereuse. Elle décime notablement les troupeaux en Australie. On croit que la toxicité disparaît avec l'apparition des fleurs. On n'a pas réussi à obtenir un poison en partant des plantes sèches.

Sont aussi considérées dans quelques parties de l'Australie comme nuisibles au bétail certaines espèces appartenant aux genres Isoh^opis^ Gompholohhim et Oxylobium^ par exemple, Gompholohium virgatum (Sieber.).

Les extraits de rameaux de Templetonia glauca (Sms.) provoquent chez les chiens et les pigeons : vomissements, augmentation de la respiration, convulsions cloniques et toniques, coma de s'i\ à huit heures de durée, le tout pouvant se terminer par la guérison ou la mort. Le T. egena (Benth.) serait doué des mêmes propriétés (3), tandis que T. retusa (R. Br.) est non toxique.

Le Crotalaria sagittalis (L.) appartient aux herbes indigènes les plus dangereuses de l'Amérique qui détruisent les troupeaux. Administré aux chats à la dose de Ogr.2, le mélange des alcaloïdes obtenus de cette plante tua les animaux au milieu des vomissements et du ptyalisme. Les semences de C. retusa (L.) et de C. striata (DC.) contiennent, elles aussi, des alcaloïdes toxiques. Le C, panniculata (Willd.) est employé dans l'Inde Orientale comme poison pour les poissons.

(i) Hardy et Gallois, C. R. de VAc. d. Se, 23 juillet 1888; — Gley, C. /?. de la Sor, de biologie, 1888 et 1892, 23 juillet.

(2) Plugge, Ârch, d. Pharmacie, Bd CCXXXIII, 4895; p. 294.

(3) CoRNEviN, C R. de la Soc. de BioL, t. V, 1893, p. 451.

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