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CONIFÈRES JUNIPERUS SABINA

de feuilles, que Ton peut retrouver dans certains cas, possède une importance capitale.

Recherche. — Diagnostic botanique des parties végétales (feuilles, baies rouges) trouvées dans l'estomac et l'intestin, ou reprise du contenu gastro-intestinal par le chloroforme et, après avoir chassé celui-ci, attouchement du résidu par l'acide sulfurique concentré : la taxine se colorera en rouge. Si l'on ajoute un peu d'acide azotique concentré au résidu de la solution éthérée de taxine, une coloration bleue apparaît (1).

Traitement. — Evacuation du poison et stimulants cardiaques.

JUNIPERUS SABINA (L.). — Les sommités des rameaux de sabine (summitates sabinae) fournissent une huile éthérée {PinènCy Cadinêné) à saveur cuisante. Elles renfermeraient en outre un anhydride d'un acide toxique. L'essence de sabine est absorbée par les muqueuses et les plaies, les dernières absorbant aussi la poudre de sabine (2). Elle est éliminée par les poumons et les reins. L'urine dégage l'odeur de l'essence. Les lapins meurent en sept heures et demie à la suite de 7gr. (3) ; les chats sont empoisonnés par 3gr. 6 d'essence de sabine (4). L'essence, à la dose de II gouttes, provoque des empoisonnements chez l'homme. Administrée à la dose de 14 à 22 gr., la poudre de sabine amène la mort des chiens en provoquant chez eux : salivation, miction difficile, tremblements, accélération du pouls, dyspnée, abaissement de la température et paralysies. Les frictions avec l'essence produisent la rubéfaction de la peau. Elle provoque l'inflammation des muqueuses et paralyse le système nerveux central.

La poudre ou les infusions de sabine employées comme ectrotique (5), provoquent assez souvent des empoisonnements chez la femme : j'en ai trouvé rapportés dans la littérature douze cas, dont neuf avec issue fatale. Il est vraisemblable que, en

(i) Vrkven, Annales de Pharm., Louvaia, i896, n© 4.

(Si Orfila, Lehrb. d. ToxikoL (trad. allem. par Krupp), Bd II, p. ii3.

(3) Deutsoh, Med, Verein's Zeit,, 4854, qo 38.

(4) HiLLEFELD, Expevim, circa venena guœdam,

(5) Lewin uqJ Brenning, Die Fruchtabtreibung durch Gif te, 1899.

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une seule année, il en survient davantage dans l'Allemagne toute seule sans que rien en transpire. On a observé les symptômes d'intoxication que voici : sensation de brûlure au pharynx et à l'estomac, vomissements, coliques, selles liquides, parfois sanguinolentes, métrorrhagies, hématurie, troubles de la miction, respiration stertoreuse et perte de connaissance. La mort peut survenir dans un espace de temps variant depuis quelques heures jusqu'à cinq jours. L'expulsion du fruit sans la mort de la mère ne réussit que dans des cas rares. Un auteur ancien a dit : « Sanguinem per urinam educit et partus expellit! » Parfois, malgré l'administration des doses élevées, Favortement ne se fait pas. Quant à son mécanisme, il est le même que dans le cas du thuya.

Autopsie. — Chez la femme aussi bien que chez les animaux: inflammation ou parfois hémorrhagies de la muqueuse pharyngée et gastrique, entérite, néphrite, métrite, péritonite, cystite. La vessie peut aussi présenter des ecchymoses.

Recherche. — Faire attention à l'odeur de la sabine. Diagnostic botanique des parties végétales trouvées dans les cavités naturelles. Les sommités des rameaux de sabine sont entourées de folioles rangées en quatre lignes portant sur leur dos une cannelure pour l'huile *. L'essence peut être extraite par l'éther.

Traitement. — Emollients contre l'inflammation des organes internes, ainsi qu'évacuation aussi rapide que possible du poison.

GYGADAGÉES

Macrozamia. — Mangées crues, les noix d'une espèce de Macrozamia provoquent chez les animaux une affection particulière. C'est une résine qui constituerait le poison (1).

' [Oo disting^ue une Sabine femelle ou à feuilles de Tamarix, bien plus petite dans toutes ses parties que la Sabine mâle ou k feuilles de Cyprès. Leurs propriétés sont les mêmes.]

{{) Lauterer, Chemist and Drugyist, 4896, XLVIII, p. 82i.

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