DES STRYCHNOS
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dissolutions n’agissent point sur les couleurs bleues végétales; elle j ne précipitent point l’azotate d’argent ; traitées par la potasse caustique et le sulfate de protoxyde de fer, elles fournissent du bleu de Prusse', pourvu qu’on ajoute quelques gouttes d’acide chlorhydrique.
Si le cyanure d’iode avait été introduit dans l’estomac et qu’il fût impossible d’en démontrer la présence après la mort à l’aide des caractères que je viens d’établir, on s’attacherait à reconnaître l’iode qui entre dans sa composition : pour cela on laverait, dans une petite quantité d’eau , l’estomac, le duodénum, l’oesophage et même la langue , et on traiterait le liquide résultant par la gelée d’amidon et par de l’acide azotique : il se produirait sur-le-champ de Yiodure bleu d'amidon , « Les réactifs chimiques convenablement employés, dit M. Scoutctten , nous ont constamment démontré dans les cadavres la présence de l’iode et jamais celle du cyanogène, lors même que nous agissions immédiatement après l’ingestion du poison. » ( Mémoire sur le cyanure d’iode. Archives générales de Médecine, septembre 1825. ) Il paraît en effet que les matières animales tendent à décomposer rapidement le cyanure d’iode , puisque après en avoir placé sous la peau de quelques animaux , on a reconnu que la majeure partie de l’iode était passée à l’état d’acide iodhydrique , et qu’il y avait à peine des traces extrêmement légères de cyanogène.
Les recherches faites sur Je sang des animaux empoisonnés par cette substance n’en ont fourni aucun indice.