‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 13 sur 172 · SU BICHROMATE SS POTASSE · texte numérisé non relu

SU BICHROMATE SS POTASSE

Action sur l’économie animale.

Expérience irc. — Le bichromate de potasse injecté à la dose de 5 centigrammes dans la veine jugulaire d’un chien n’a produit aucun effet. Vingt centigrammes ont donné lieu à un vomissement non interrompu , et l’animal est mort au bout de six jours, sans'aucun autre symptôme remarquable. A la dose de 50 centigrammes, il a causé la mort instantanément par la paralysie du cœur. L’estomac était enflammé.

Expérience iic. — Appliqué sur le tissu cellulaire sous-cutané des chiens, il donne lieu à l’amaigrissement , à l’inflammation de la conjonctive, à la sécrétion d’un mucus purulent et à la formation , dans le système bronchial, d’un mucus fibreux coagulé et coloré par du sang; il produit en général une espèce de cachexie qui se dénote entre autres symptômes par une affection exanthématique. Un gramme 3 décigrammes de ce sel, mis sous la peau du cou d’un chien, produisit d’abord de la lassitude, de l’aversion pour les aliments. Le second jour, l’animal eut des vomissements; il s’écoula de ses yeux une matière purulente. Le troisième jour, paralysie des membres postérieurs. Le quatrième jour, respiration et déglutition difficiles. Le sixième jour, l’animal mourut. La plaie était peu enflammée; mais le larynx, les bronches jusque dans leurs plus petites ramifications, contenaient des fragments de matière fibrineuse; les narines en étaient remplies, et la conjonctive de chaque côté était recouverte par une couche de mucus. Chez un autre chien, il se fil une éruption sur le dos, et les poils tombèrent.

Expérience me. — Introduit dans l’estomac des lapins à la dose de Zi grammes, il occasionne la moit au bout d’une demi-heure. Il détermine chez les chiens un prompt vomissement; séjournant plus longtemps dans l’estomac, il développe une inflammation , qui, du reste, n’est ordinairement pas très considérable. Un chien, ayant été tué en quinze minutes par ce poison qui avait çausé de violents vomissements, fut ouvert ; la membrane muqueuse de la bouche et de toutes lespremières voies était épaissie et enflammée à un haut degré. Celle qui tapisse la grande courbure de l’estomac, vis-à-vis le cardia, était gangrenée, et se déchirait avec les doigts. Les tuniques musculaire et péritonéale du même organe étaient fortement injectées.

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