‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 67 sur 172 · SU NARCISSE SES PRÉS · texte numérisé non relu

SU NARCISSE SES PRÉS

Le narcisse des prés ( narcissus pseudonarcissus ) est un genre de la famille des amaryllidées et de l’hexandrie monogynie de Linnæus. (Voy. planche 2 de ma Médecine légale.)

Caractères du genre. — L’ovaire est infère; le calice, tubuleux à sa base, a le limbe partagé en six divisions étalées; du sommet du tube s’élève un nectaire pétaloïde , de forme variée , tantôt monophylle et campanulé , d’autres fois court ou divisé ; les six étamines sont cachées dans le tube; le stigmate est trilobé; le fruit est une capsule à trois loges , s’ouvrant en trois valves. Les fleurs , jaunes ou blanches , sont renfermées dans une spathe mince et scarieuse.

Caractères du narcisse faux narcisse. — Son bulbe est arrondi , formé d’écailles très serrées ; ses feuilles sont allongées, étroites, aplaties, obtuses, un peu plus courtes que la hampe. Celle-ci est longue d’environ 33 centimètres, très comprimée, et offrant deux côtés tranchants; elle est terminée par une seule fleur jaune , grande , un peu penchée , qui sort d’une spathe membraneuse fendue longitudinalement d’un seul côté; le limbe du calice est à six divisions ovales, aiguës , étalées , jaunes ; le nectaire est très grand , campaniforme , allongé , jaune ; son bord est légèrement frangé et d’une couleur plus vive. Les six étamines sont renfermées dans l’intérieur du tube,

(I) J’omets souvent de faire connaître l’état du cerveau chez les animaux qui ont succombé après avoir pris une substance vénéneuse quelconque; j’ai cependant examiné cet organe dans presque toutes les ouvertures cadavériques que j’ai faites; mais il m’a rarement présenté des lésions notables. Combien de fois n’ai-je pas vu des animaux périr à la suite d’une lésion directe du système nerveux, sans que l’on ait pu découvrir, après la mort, le moindre changement dans la couleur, la structure et la consistance de l’encéphale ! Ce fait, qui, d’ailleurs, se trouve d’accord avec ce que Ton observe chez une multitude de malades qui succombent à des affections nerveuses, me dispense de parler de cet organe, à moins qu’il ne soit le siège d’une lésion évidente.

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