‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 75 sur 172 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

ou sur le rectum ; pouls fort , plein , fréquent , ou rare ; respiration comme dans l’état naturel ou un peu accélérée.

Les symptômes développés par les poisons de cette classe sont à peu près les mêmes, soit que la substance vénéneuse ait été appliquée sur le tissu cellulaire, soit qu’elle ait été introduite dans l’estomac ou injectée dans les veines, caractères qui les distinguent d’un très grand nombre de ceux de la classe précédente.

Lésions de tissu.

Pour ce qui concerne les lésions de tissu , on ne découvre , en général , aucune altération cadavérique dans le canal digestif des individus qui ont avalé un poison narcotique si l’empoisonnement a été de courte durée; et si l’on trouve dans les auteurs des faits contraires à cette assertion , cela dépend de ce que l’on avait administré des substances irritantes capables de produire une inflammation.

Appliqués sur le tissu cellulaire ou sur le derme, les poisons narcotiques produisent une légère irritation analogue à celle qu’occasionnerait tout autre corps étranger.

Les poumons offrent souvent des lésions semblables à celles dont j’ai parlé en faisant l’histoire des substances irritantes (voy. p. A6 , t. Ier) , et il est assez remarquable que plusieurs des animaux atteints de cette lésion organique n’éprouvent , pendant la vie , aucun phénomène morbide qui puisse la faire soupçonner : la respiration n’est ni accélérée ni gênée.

Le sang contenu dans les ventricules du cœur et dans les veines est souvent coagulé peu de temps après la mort , assertion qui est entièrement opposée à ce qu’ont avancé plusieurs médecins.

Le cerveau et les méninges offrent souvent des engorgements dans les vaisseaux veineux qui rampent à leur surface ou qui se distribuent dans leur tissu. Les lésions des autres organes m’ont paru inappréciables.

Action générale des poisons narcotiques.

Les poisons de cette classe n’exercent leur action funeste qu’après avoir été absorbés et portés dans le torrent de la circulation : aussi produisent-ils les mêmes effets quel que soit le tissu de l’économie animale avec lequel ils aient été mis en contact. La mort est très prompte dans le cas où ils ont été injectés dans les veines ; elle l’est moins lorsqu’ils ont été appliqués sur le tissu cellulaire; enfin elle arrive plus tard quand ils ont été introduits dans l’estomac : peut-être que dans ce dernier cas ils éprouvent de la part des organes digestifs

une altération qui diminue leur énergie. Us affectent le système nerveux; mais leur action présente, à cet égard, des différences assez notables pour qu’il soit impossible de les décrire d’une manière générale.

Traitement de l’empoisonnement par les narcotiques.

Voyez chacun d’eux en particulier.

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