DU PRÉCIPITÉ ROUGI ET DU PRÉCIPITÉ PER SE
(Bi-oxtde de Mercure).
Leur couleur est rouge ; chauffés dans un tube de verre , ils se décomposent et fournissent du mercure métallique volatil, adhérent aux parois du tube, et du gaz oxygène qui se dégage. Ils sont insolubles dans l’eau ; frottés sur une lame de cuivre décapée , ils la rendent blanche , brillante , argentine. L’acide chlorhydrique les dissout très bien à froid et donne du bichlorure de mercure que la potasse précipite en jaune et l’ammoniaque en blanc. Triturés avec une dissolution de potasse à l’alcool , ils ne fournissent jamais de sulfate de potasse , ce qui les distingue du turbith minéral dont je parlerai bientôt.
Ces deux préparations doivent être considérées comme des poisons violents, surtout le précipité rouge, qui contient presque toujours un peu d’acide azotique.
Observation lrc. — Ploucquet rapporte qu’un homme qui était tourmenté d’un violent mal de tête avala par mégarde du précipité rouge renfermé dans une boîte; il éprouva bientôt des coliques atroces, des vomissements considérables, un tremblement de tous les membres et des sueurs froides (1).
(1) Ploucquet, Comment, Med. in processus criminelles, p. 165.