‹ Traité de toxicologieChapitre 30 sur 103 · DE L'IODURÉ DE POTASSIUM · texte numérisé non relu

DE L'IODURÉ DE POTASSIUM

el à de l'acide iodhydrique : aussi trouve-t-on ces deux acides dans le récipient, et suffit-il d'ajouter quelques gouttes de chlore à la liqueur condensée dans le ballon, pour en précipiter de l’iode. Le charbon qui reste dans la cornue, s’il est traité par Peau distillée bouillante, fournit une dissolution dont il est possible de séparer de l’iode, à l’aide d’une faible proportion de chlore.

Le procédé donné par M. Devergie, pour reconnaître l’iode mêlé à ces divers liquides, et qui n’est en définitive que celui de M. O’Shaugnessey, doil être rejeté, parce qu'il est trop compliqué et moins sensible que celui que je conseille; il est d’ailleurs insuffisant, puisqu'il ne fournit point la preuve de l'existence de l’iode. Qui pourrait se contenter, en effet, après avoir traité des matières suspectes par des agents nombreux, d’une simple coloration violette , et n'est-il pas indispensable de prouver, comme je propose de le faire, que le précipité violet est réellement de l’iodure d’amidon ?

Urine d'individus ayant pris de l’eau iodée , de la teinture d’iode, de l'huile iodée , etc. Le meilleur moyen de déceler les plus petites traces d’iode dans cette liqueur, consiste à la mélanger avec de l’eau amidonnée etavec quelques gouttes de chlore liquide. On évitera surtout de chercher l’iode par les acides sulfurique et azotique, parce que ces acides versés dans l’urine non iodée et à l’état normal, mélangée ou non d’eau amidonnée, la colorent en rouge violacé, nuance qu’au premier abord on pourrait être tenté d'attribuer, à tort, à l’iode.

Taches d'iode sur la peau ou sur d’autres tissus organiques. Elles sont jaunes ou d’un jaune rougeâtre , et s’effacent au bout d’un certain temps par le contact de l'air; l’amidon les colore en bleu, et la potasse les fait disparaître, caractères plus que suffisants pour les distinguer des taches de bile qui persistent et ne présentent aucune des propriétés indiquées avec l’amidon et la potasse, ainsi que des taches d’acide azotique, que l’amidon ne colore pas, el auxquelles la potasse communique une couleur d’acajou.

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