‹ Traite de versification françaiseChapitre 23 sur 51 · LAI ET VIRELAI · texte numérisé non relu

LAI ET VIRELAI

Dès l'origine de notre littérature, nous trouvons deux sortes de lais: les leudi, louanges des héros, et les lessi, odes fort courtes.

Les trouvères firent le lai purement lyrique. On le nommait arbre fourchu, parce que le dernier vers de chaque tercet devait être plus petit que les deux autres.

Les grands vers sont de cinq syllabes, les petits vers de deux syllabes, mais à rime difPé-

rente, et après deux grands vers, il faut un petit vers.

Sur l'appui du monde Que faut-il qu'on fonde D'espoir ?

Cette mer profonde, En débris féconde, Fait voir

Calme, au matin, l'onde; Et l'orage y gronde Le soir.

{D'après le Père Mourgues.)

Si de la seconde rime du premier couplet on fait la première rime du second couplet, puis de la seconde du second la première du troisième, et ainsi de suite, il y a virement, virelai.

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