Pour Chapelain, cette strophe n*cst pas mal tournée
3. D*un recueil de Poésies choisies Imprimé chek de 8vrcy (i<>58). Malherbe offre un exemple de cette strophe t tMls II a Is tort de commencer et de finir par une rime rémlnlne.
Que de nouvelles fleurs vont nattre loug vos pas ! Que je vois après vous de grâces et d'appas ^ Qui s'en vont amener une saison nouvelle I L'air sera toujours calme et le ciel toujours clair ;
Et près d'une saison si belle L'âge d'or seroit pris pour un siède de fer. racine.
44' fnodèle.
Puissant auteur de la nature,
Féconde source de tout bien , Tu me sers de rempart et de ferme soutien ; Tu conserves , Seigneur, ta foible créature. Lorsque l'aveuglement où me plongeoit l'erreur
Devoil exciter ta fureur,
J'ai senti ta bonté propice; Et tu m'as délivré, malgré mes ennemis.
Des ténèbres de l'injustice Et des indignes fers où je m'étois soumis. FRéNicLB.
42« modèle.
C'est un arrêt du ciel : il faut que l'homme meure;
Tel est son partage et son sort.^
Rien n'est plus certain que la mort, Et rien plus incertain que cette dernière heure. Heureuse incertitude 1 aimable obscurité.
Par où la divine bonté Â veiller , à prier sans cesse nous convie ! Que ne pouvons-nous point avec un tel secours, Qui nous fait regarder tous les jours de la vie
Comme le dernier de nos jours? L'abbé testi*.
43* fnodèle.
Ainsi dans les jardins Ton voit déjeunes plantes. Qu'on ne peut conserver que par des soins divers, Vivre et croître à l'abri des ardeurs violentes
Et de la rigueur des hivers :
Par une habile main sans cesse cultivées , Et d'une eau vive et pure au besoin abreuvées,
Elles fleurissent en leur temps ; Tandis qu'à la merci des saisons orageuses,
BBS STàHCBS. 261
Les autres, au milieu des campagnes pierreuses,
Se flétrissent dès leur printemps. M"* dbshoul.
Ai' modèle.
Ou plutôt, que du teùips la marche soit hâtée. Quoi doncl n'avons-nous point parmi nous ces héros Qui chassèrent les rois de leur tombe insultée ,
Que les morts ont eus pour bourreaux?
Honneur à ces vaillants que notre orgueil renomme !
Gloire à ces braves 1 Sparte et Rome
Jamais n'ont vu d'exploits plus beaux!
Gloire! ils ont triomphé de ces funèbres pierres! Ils ont brisé des os, dispersé des poussières!
(vloire! ils ont proscrit des tombeaux ! v. iiroo.
45* modèle.
Le croirois-tu, Louis? à ta gloire attentive, Pour t'immortaliser, j'ai voulu mille fois Te chanter couronné de laurier et d'olive, Et mille fois ma lyre a langui sous mes doigts. Un héros au-dessus des héros de la fable Est un écueil pour moi terrible, redoutable, Contre qui cent nochers à mes yeux ont brisé. Oui, depuis que tu cours de victoire en victoire, Le dieu qui des grands noms fait durer la mémoire
Se seroit lui-même épuisé, m*"* deshouuères.
Vers alexandrins et vers de sept syllabes :
Lorsqu'on des tourbillons de flamme et de fumée. Cent tonnerres d'airain, précédés des éclairs, De leurs globes brûlans renversent une armée ; Quand de guerriers mourans les sillons sont couverts;
Tous ceux qu'épargne la foudre,
Voyant rouler dans la poudre
Leurs compagnons massacrés,
Sourds à la pitié timide.
262 CBAPITIIE XVI.
Ifarcbent d'un pas ÎDtrépide
Sur leuri membres déchirés*, volt.
47* modèle»
Vers alexandrioi et vers de six syllabes :
Immortelles beautés, régentes du Parnasse^ Germaines de ce dieu qui nous verse le jour ; Qui, m'ôtant mon rabot, me donnâtes l'audace De fouler de mes pas votre orgueilleux séjour : Aujourd'hui que la France abandonne vos charqdes, Qu'elle n'a plus d'objet que la fureur des armes , Qu'Armand* n^est plus l'Atlas de votre double mont; Filles de Jupiter, incomparables fées.
Allons porter l'éclat de vos divins trophées
Chez les dieux du Piémont. Maître adàm.
Les anciens construisaient aussi la stance de dix vers avec de petits mètres. Ces systèmes ont été abandonnés '.
S 9. STANCB DB ONZB VERS.
La stance de dix vers (de sept ou huit syllabes) a toute rétendue que comporte une stance dont on veut que la cadence soit bien appréciée par Toreilie. Aussi les stances plus longues sont-elles peu usitées.
La stance de onze vers est trèB*-rare\ C'est une stance de dix vers qui a un vers supplémentaire ou surabondant après le quatrain t
1. Malherbe avait déjà employé cette strophe^ mais H commençait et finissait par une rime masculine.