‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 119 sur 243 · Coun de UHéralare, t. Vl, \u ih-M · texte numérisé non relu

Coun de UHéralare, t. Vl, \u ih-M

Toutes ÎP8 régions qu'éclaire le soleil,

Mais le Seigneur se lève ; il parle, et sa menace

Convertit votre audace

En un morne sommeil*, roitss.

Six hexamètres partagés en deux tercets , où deux rimes féminines sont suivies d'une masculine ^ ont une sorte de gravité uniforme , analogue aux idées morales : aussi ce rhythme forme plutôt des stances qu'une ode véritable. Racan s'en est servi dans une de ses meilleures pièces , celle sur la Retraite ', et Rousseau dans la paraphrase d'un psaume sur r Aveuglement des hommes du siècle qui vivent comme s'ils oubliaient qu'il faut mourir :

L'homme en sa propre force a mis sa confiance, etc.

Dans la stance suivante% trois hexamètres se traînent lentement , et se laissent tomber pour ainsi dire sur un vers qui n'est que la moitié d'un alexandrin :

Il n*est plus, et les dieux, en des temps si funestes. N'ont fait que le montrer aux regards des mortels. Soumettons-nous : allons porter ses tristes restes Au pied de leurs autels, norss.

Comprend-on y dit ailleurs La Harpe, que Racine le fils ait substitué à ce rhythme , à la fois mélodieux et expressif, celui-ci , que je ne me rappelle pas avoir vu ailleurs?

i. U Harpe {Court de Littérature, t. VI, p. thh\

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